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« tuent-la-vie » des femmes, la rage de vivre ne nous quittera pas de si tôt !

Parmi les 10 exigences des féministes en mouvements, dans leur lettre ouverte aux candidat-e-s à la présidentielle, il y a le remboursement total de L’IVG, l’interruption volontaire de grossesse, et son accès pour toutes, avec l’ouverture de nouvelles places.

Et parfois, encore aujourd’hui, on ne prend pas la mesure du combat qui a été gagné dans les années 1970 par les féministes. On s’en rend mieux compte quand on voit le chef d’oeuvre de Mariana Otero, « Histoire d’un secret ». Ou comment la pénalisation de l’avortement a provoqué la mort de centaines de femmes, a privé de mère des milliers d’enfants, empêché des artistes -des femmes, tout simplement de s’épanouir et de vivre leur vie d’êtres humains, au nom du très spécieux « droit à la vie d’un embryon ».

On s’en rend mieux compte quand on comprend que ce que vivent les femmes ici, c’est ce qui se passe, et se passait en France il y a un peu plus de 40 ans, quand l’avortement n’était pas justement encadré par la loi : la peur au ventre, au sens propre, d’être enceinte, d’être violée, d’être en vie. C’est le sort que tous les anti-vie-des-femmes voudraient nous réserver.

Pis, signe du mépris qu’ils et elles ont en vérité pour la vie, pour nos vies, cette manipulation des anti-liberté des femmes en Allemagne : 300 euros donnés par une caisse d’assurance maladie (en dépit de la loi), pour renoncer – à vie- à l’ivg. 300 euros pour s’occuper d’un enfant toute une vie, un enfant non désiré -qui pourra ressentir que pour une aumône minable, on a choisi de l’imposer dans ce monde ? En outre, évidemment, ces 300 euros sont donnés en échange d’une adhésion à une association pro-vie partenaire.

Alors vous le savez, moi je ne suis pas « pro-vie », je suis pour que tous les êtres humains en vie puissent avoir la chance de mener leur vie comme ils ou elles l’entendent et d’avoir une place dans notre société. Je suis pour que toutes les femmes puissent enfin être débarrassées de la peur qui en vrai les empêche de vivre. Nous continuerons à le clamer : la rage de vivre ne nous quittera pas de si tôt, nous ne vous la donnerons pas pour 300 euros ni pour 3 millions !

Sandrine GOLDSCHMIDT

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Un commentaire

Moi, je ne suis pas pro-vie

Photo Hélène Epaud

Je ne suis ni pour ni contre la vie. Ni pour ou contre la mort. J’essaie de faire avec, et au mieux !

C’est sûr (!) je ne marcherai pas dimanche auprès de ceux qui s’autoproclament défenseur-es de la vie, qui réclament les droits des enfants non-nés, au nom de LA vie, mais plus exactement au nom de ce qu’ils appellent Dieu. Je propose plutôt de continuer à lutter pour la défense de l’IVG, pour faire pression, comme l’ont fait les associations en début de semaine, pour que la loi soit appliquée, que des moyens y soient mis, et qu’on ne continue pas à reculer. Pour qu’on arrête de culpabiliser les femmes qui veulent avorter dans les délais légaux, pour qu’on s’occupe plutôt de favoriser l’information, pour permettre au maximum de femmes d’avoir le choix. (Il faut savoir que les mêmes qui marcheront dimanche se plaignent qu’on fasse de l’éducation sexuelle dans nos écoles républicaines-).

Pour moi, la vie, ce n’est pas un cadeau. C’est une condamnation à mort. Prendre la responsabilité de faire un enfant QUAND ON A LA CHANCE D’AVOIR LE CHOIX, c’est un acte presque insensé de foi. De foi en notre capacité et sa capacité future de vivre des joies et d’avoir du bonheur de vivre, et de passer au travers autant que possible des atrocités humaines et de l’incapacité des vivants d’accepter leurs semblables tels qu’ils ou elles sont. C’est une responsabilité gigantesque, un devoir qui s’impose à nous d’exercer notre autorité parentale dans la plus juste acception du terme : le ou la protéger face à une société agressive, lui ouvrir le champ des possibles, lui donner les moyens de mener sa vie par lui ou par elle-même.

Donner la vie, ce n’est donc pas dire qu’un embryon vivant, sous prétexte qu’il a été conçu, doit vivre et a des droits. Donner la vie, c’est tout faire pour qu’on puisse avoir d’abord le choix de mettre un enfant au monde, ensuite les moyens de l’aider à vivre, dans une société qu’on essaie de bâtir moins cruelle pour les dominés. C’est tout faire pour se débarrasser des systèmes de domination qui écrasent les être humains.

Manifester en faveur d’UNE vie (pas de LA vie) meilleure, plus juste, pour tous et toutes, et donc par voie de conséquence (et non par une « essence » naturelle ou divine) pour celles et ceux qu’on mettra au monde, c’est donc manifester pour le droit d’avoir le CHOIX, c’est donc manifester pour le droit à disposer de son corps, c’est donc manifester pour le droit à l’IVG.

SANDRINE GOLDSCHMIDT

(une contre manif aura lieu dimanche à 14H30 àOberkampf)

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