« L’affaire Coca-Cola » ouvre le 8ème festival international du film des droits de l’homme de Paris

Pour sa huitième édition, le festival international du film des droits de l’homme change de lieu : après plusieurs années à l’Action Christine, le voilà au « Nouveau Latina », tout près de Beaubourg, pour présenter une vingtaine de documentaires sur le thème des droits de l’homme (si on ne dit pas droits humains, « c’est parce qu’on n’a pas changé de nom », explique Mélanie Barreau, coordinatrice générale du festival).

Fondé il y a 8 ans par Vincent Mercier, qui en est toujours le directeur général et artistique, le festival, a pour vocation, explique Mélanie Barreau, « de donner un espace de diffusion à des documentaires qui ont peu l’occasion de passer à la télévision ou au cinéma ». Sa programmation est très diversifiée. Cette année, l’ouverture se fait avec un film sur la responsabilité sociale des entreprises. « L’affaire Coca-Cola », réalisé par Carmen Garcia & Germán Gutiérrez, présente deux avocats américains, qui croient fermement que les multinationales américaines devraient être tenues responsables pour les pratiques parfois douteuses de leurs partenaires d’affaires à travers le monde.

Financé par plusieurs partenariats (Mairie de Paris, Conseil général, Secours catholique et l’Acse, L’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances), le festival  se développe progressivement dans toute la France. Une première édition sur le thème des droits de l’enfant a eu lieu à Strasbourg en novembre, une édition aura lieu à Nantes en juin.

Par ailleurs, explique Mélanie Barreau, il se développe aussi  à l’international :

 » Nous faisons partie du réseau International Human Rights Film Network et nous avons aidé à la création des festivals de Lomé (Togo) et Bangui (Centrafrique). Nous leur apportons du financement (par des subventions européennes), de la programmation,  et nous les aidons à constituer des équipes pour se lancer.

Par ailleurs, le festival propose cette année des séances le matin pour les scolaires (lycées), et des rencontres avec de grands réalisateurs. Si le festival ne revendique pas un point de vue particulier, il a surtout vocation à provoquer la rencontre entre le public, les réalisateurs, et les militants et militantes des droits humains.

« Il y a une grande diversité de programmation, explique Mélanie Barreau Ce sont des films qui montrent au départ un constat de la situation, mais souvent, ils encouragent le public à réagir et à agir. Nous organisons des conférences-débat avec les réalisateurs, avec Amnesty International. On invite le public à se faire son idée à partir du constat d’une situation. Autre nouveauté cette année, nous aurons des master-class, avec Jean-Louis Saporito (samedi à 15h, « du journalisme au documentaire) et dimanche avec Petr Lom, « la solitude du documentariste de fond ».

Le festival international du film des droits de l’homme, c’est jusqu’au 16 mars au cinéma Le nouveau Latina à Paris.

Sandrine Goldschmidt

Pour retrouver la programmation complète, sur le site du FIFDH

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