Féministes, pour quoi faire à La Flèche d’or le 6 juin

Le 6 juin prochain à la Flèche d’Or, l’association des 40 ans du Mouvement de libération des femmes organise une grande fête féministe. Débats, projections, ateliers-vidéos, rencontres, musiques et restauration, de 14 heures à 2 heures du matin, ce sera le grand moment festif de la célébration des 40 ans.

Une occasion idéale pour enfin faire la jonction entre toutes les féministes, celles de l’époque, celles d’aujourd’hui, et celles de demain ? Le projet de documentaire que j’anime avec les éducatrices du FIT, « Féministes, pour quoi faire », sera présent à la Flèche d’or. Certaines résidentes, qui sont un peu « féministes sans le savoir », viendront écouter ce que les féministes militantes ont à dire, et partager aussi, avec avec elles, ce qu’elles ont elles-mêmes à dire et que nous souhaitons faire entendre. Parce que trop souvent la voix de ces jeunes femmes n’est pas entendue. Et que si elles ne se clament pas haut et fort féministes, on ne prend pas toujours la mesure du chemin qu’elles doivent parcourir, et de la force de vie qu’elles développent  pour y arriver.

Féministes sans le savoir, elles le sont, parce que si elles sont au FIT, c’est  qu’elles ont posé des actes fort de refus du système patriarcal. Elles ont (pour certaines) fui leurs familles pour éviter des mariages forcés, fui la violence conjugale parfois, et souvent, elles commencent par se retrouver dans une situation où les obstacles se multiplient.

Car en échappant à sa famille par exemple pour éviter d’être mariée, une jeune femme non seulement se retrouve à la rue, coupée de ses liens affectifs, seule, mais aussi doit  travailler. Elle n’a pas eu le temps et/ou la possibilité de faire des études, elle est donc sans diplôme. En gagnant la liberté, on perd aussi parfois des éléments de socialisation qui aident à trouver du travail. Et à la rue, de se retrouver exposée à de nouvelles violences. Si en plus elle est d’origine étrangère, elle encourt la multiple peine. Femme, sans diplôme et d’origine étrangère, coupée de sa famille,  quel est le champ des possible ?

En travaillant avec certaines résidentes,  je découvre la force qu’elles ont, cette volonté d’être toujours debout, et c’est moi qui reçoit largement autant que je donne. Elles seront à la Flèche d’or pour notre documentaire, et aussi parce que ce qu’elles ont à transmettre, et que vous découvrirez dans le film, est bien aussi important que ce qu’elles ont à apprendre. Ce sera l’occasion de les rencontrer, j’espère pour de beaux échanges.

S.G

La projection du film documentaire « Féministes, pour quoi faire, est prévue le 25 septembre à Arcueil, lors de la 8ème édition du festival « Femmes en résistance ».

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