Cae, « Daughter of the Dust »

Photo et concept : Lauriane Quartavaux Graphic Artwork : Laura Stevens

Le premier album de Cae, « Daughter of the Dust », sort cette fin de semaine.

Lancement officiel à la librairie Violette & Co., vendredi à 19 heures. Et plusieurs concerts toujours au programme. Dès ce mercredi, au 9 jazz club, rue Moret, où elle se produira avec sa formation vocale féminine, « Keepers of Ka« .

Je suis Cae depuis longtemps. C’est par l’intermédiaire d’une Américaine, la réalisatrice de NO! Aishah Shahidah Simmons que je l’ai rencontrée, pour le festival Femmes en résistance. Très vite, j’ai écouté son myspace, mais c’est d’abord sur scène que j’ai eu le coup de foudre pour cette artiste, auteure et interprète. Car non seulement sa voix est parfaitement juste, mais authentique, ses chansons sont bien écrites, en français et en anglais, et sa présence sur scène exceptionnelle. Et, pour ne rien gâcher, elle défend les femmes artistes, et la création féminine. Elle a créé le collectif Women of Soul, Caona, qui sera en concert les 25 et 26 juin à l’Entrepôt. Cae sera ensuite en concert le 7 juillet aux 3 baudets !

Mais pour la sortie de son album, j’ai voulu en savoir plus sur ce qui l’avait amenée à se lancer dans l’aventure de la musique. Je savais qu’elle avait été choriste sur la tournée mondiale de Tété, mais je ne savais pas comment était née sa passion pour la musique.

Première surprise : Cae à la voix si parfaite, n’a vraiment commencé la musique qu’à 16 ans, et ne vient pas du tout d’un univers musical. « J’ai toujours chanté, mais dans ma famille on était plutôt médecin ou scientifique ». Et c’est à la suite d’une rencontre que j’ai commencé à prendre des cours. J’ai appris d’abord de façon classique, plutôt jazzy. » Parallèlement à ses études, elle travaille donc sa voix, et commence à se produire sur scène, comme interprète.

Photo Sarah Preston

Et puis, elle réalise son rêve. Reçue au Berklee college of Music à Boston, elle part vivre aux Etats-Unis. « J’étais super stressée, me demandant si j’allais y arriver, et puis là-bas, je me suis retrouvée meilleure élève. » Il y avait des Américaines, elles y allaient, elles connaissaient deux accords de guitare et se mettaient à chanter, et se disaient artiste« . Et c’est cette liberté musicale, et cet esprit américain, qui vont lui permettre de trouver sa voie musicale : « je me suis rendue compte que j’avais des choses à dire« . Et elle commence à écrire. Première chanson, « Gorée Island« ,  inspirée par le superbe film de Rachid Bouchareb, « Little Senegal« , sur les rapports entre Africains- américains et Africains aux Etats-Unis. Cae est métis, d’un père haïtien et d’une mère française, bilingue français/anglais et à la croisée de plusieurs cultures. Et à Berklee, elle a aussi découvert cette partie de son identité, avec des artistes comme Julie Dash, première réalisatrice noire américaine d’un long métrage, « Daughters of the Dust« , qui raconte l’histoire de femmes Gullah, descendantes d’esclaves. A tel point qu’elle décide d’écrire une chanson « Daughter of the Dust« , pour bien marquer sa filiation avec ces artistes. C’est aujourd’hui le titre de son premier album.

Berklee, où elle décide donc que c’est ça qu’elle fera : auteure-interprète, et qu’elle se donnera les moyens de le faire. De retour en France, elle donne des cours d’anglais et commence à écrire. Bientôt, elle est appelée pour faire la tournée de Tété. Troisième rencontre essentielle. L’énergie, le dynamisme, et surtout le plaisir d’être sur scène, finissent de la décomplexer. Elle réalise aussi combien la musique est un partage.

Aujourd’hui, Cae n’arrête pas de tourner. Son ouverture et sa générosité donnent à tous et toutes envie de la suivre dans son aventure. Et son premier CD retranscrit bien toutes ces facettes d’une artiste peu commune.  Avec une voix enveloppante, de très beaux arrangements, et un vrai rythme.  Jazz, Soul, et chanson. L’écouter évoque tous grands noms qui l’ont inspirée, de Liz Mc Comb,à Cassandra Wilson, en passant par Barbara.

S.G

Retrouvez Cae sur Facebook et myspace .

Publicités

1 réflexion sur « Cae, « Daughter of the Dust » »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s