La GPA, pour ou contre ?

Photo Hélène Epaud

Le débat fait rage parmi mes contacts…vient en effet de sortir dans « Le Monde » un appel signé des noms les plus prestigieux en faveur de l’autorisation et de l’encadrement très strict de la Gestation Pour Autrui (GPA). Parmi ces personnalités, certaines avec lesquelles je ne cache pas que je ne suis souvent pas en accord, d’autres dont le travail m’intéresse beaucoup plus : (G.Fraisse, C.Fourest, S.Hefez, S.Tisseron).

Alors, j’ai décidé de passer en revue leurs arguments dans un esprit d’ouverture, et je n’arrive vraiment pas à comprendre.  Décryptage.

« Chaque victoire emportée par la France contre ses propres conservatismes est le résultat d’une confrontation. Lorsqu’il s’agit de prendre acte de l’évolution de notre société, les libertés à conquérir sont toujours précédées d’incompréhensions, d’inquiétudes et de prophéties menaçantes. C’est en répétant les choses avec obstination que les Français, et plus encore les Françaises, ont dissipé les doutes et obtenu le droit au divorce, puis le droit de disposer librement de leur corps, malgré tous les messagers de l’apocalypse qui s’y sont opposés« .

On commence par un « argument-amalgame ». On affirme que la GPA, c’est la même chose que quand les méchants conservateurs se sont opposés à de grands progrès. La GPA, c’est donc comme le divorce, et le droit de disposer de son corps. Or il y a tout de même une différence de taille. Le divorce et le droit de disposer de son corps, c’est l’affirmation du droit de l’individu…à disposer de son corps ! D’être libre de ses mouvements et de ses choix quand ils concernent son corps, donc de ne pas être lié-e à l’autre pour cela. « Tu ne peux m’obliger à rester marié avec toi, tu ne peux m’obliger à avoir un enfant de toi. » C’est bien évidemment une avancée pour les droits des femmes, puisque dans un système de hiérarchie des sexes au profit des hommes, ce sont elles qui sont le moins libres. Seulement, les hommes en bénéficient également. Dans le cas de la GPA, en quoi est-ce l’affirmation d’un droit à disposer de son corps ? C’est l’affirmation du droit à disposer du corps d’autrui pour avoir un enfant ! Je ne vois donc pas en quoi le danger, ici, c’est le conservatisme. Je suis plutôt contre la GPA même si je reste ouverte à la discussion, mais je ne prédis pas l’apocalypse en cas de GPA. Je prédis juste (et c’est beaucoup), un recul du droit des femmes à disposer de leur corps.

Je continue : ce serait la même répression aujourd’hui d’interdire à des parents des enfants désirés (mais imaginaires), qu’il y a 50 ans imposer aux futurs parents la naissance d’enfants non désirés. Imposer ce n’est pas la même chose qu’interdire. Surtout Si interdire est là pour PROTEGER AUTRUI. 

On nous explique ensuite que « voilà bien longtemps que les liens sociaux priment sur les liens biologiques. Parenté et filiation n’ont rien de naturel, ce sont des liens institués. Ce ne sont pas les liens génétiques mais la manifestation de la volonté d’être parent, l’engagement irrévocable, et la réalité d’une vie de famille qui font d’une personne un parent. Ce n’est pas le fait de porter un enfant qui fait d’une femme la mère de cet enfant, mais le fait de le vouloir, de s’engager à l’élever et de s’y préparer. »

En quoi la gestation pour autrui a-t-elle un rapport avec les modèles familiaux ? Ce sont deux choses différentes. « Parenté et filiation n’ont rien de naturel, ce sont des liens institués ». C’est un peu rapide mais bon je suis d’accord. Ensuite, il y aquelque chose qui mériterait une réflexion beaucoup plus longue : est-ce qu’être parent se limite à la volonté et à l’engagement irrévocable de le devenir ? Les femmes qui, aujourd’hui encore, n’ont pas voulu un enfant, ou ne s’y sont pas préparées ne peuvent-elles pas être des mères ? Les hommes qui n’ont pas voulu un enfant, demandant même à leur compagne d’avorter pendant la grossesse, mais décidant à la naissance que vraiment, ils sont des papas gâteaux et qu’ils ont envie de s’en occuper ne sont-ils pas des parents ? En revanche, ce qui est juste, serait de dire que porter un enfant n’est pas une condition nécessaire au fait d’être parent ! Là, oui ! (mais c’est une évidence, sinon les hommes ne seraient pas des parents ;-))

« (…)des enfants naissent grâce à des gestations pour autrui dans plusieurs démocraties avancées. Les droits des femmes et l’intérêt des enfants y sont protégés. Leurs témoignages invalident les justifications que les avocats de la prohibition vont chercher là où aucun cadre n’est proposé par la loi. Refuser un encadrement de la gestation pour autrui en prenant exemple sur les dérives connues dans les pays qui n’encadrent pas les gestations pour autrui : voilà l’artifice auquel se prêtent les partisans du statu quo.« 

Bon, là, j’admets que je ne suis pas une experte de la situation dans « les démocraties avancées ». Ce qui me frappe, c’est que le langage est pratiquement mot pour mot celui qui est utilisé dans la défense du « travail du sexe ». « Prohibition », le mot qui fait peur aux gens de gauche…Interdiction suffit, non ? Le vol est interdit. Parle-t-on de prohibition ? D’après les défenseurs du travail du sexe, « les témoignages invalident aussi les justifications que les avocats de la prohibition »…

Mais je reconnais aux auteur-es de ce texte qu’est mise en avant la nécessité d’un encadrement rigoureux. Et que les mesures proposées sont très sérieuses : on fixera des critères pour autoriser une femme à être « gestatrice ». Parmi les garde-fous : les femmes sans enfants ne pourront en porter, les ascendantes pour leur enfants (ouf!), il ne pourra pas y avoir d’argent en jeu, le nombre de GPA (on se garde bien de dire grossesse, au passage) sera limité. Et il y aura une limite d’âge. (pour les parents ? pour les ventres ? ce n’est pas précisé.)En outre,  » C’est au juge d’établir l’état civil de l’enfant et de fixer les conditions de la grossesse, en respectant la liberté de la femme de prendre à tout moment toutes les décisions relatives à son corps. (…)

Mais cela pose deux questions qui méritent à mon avis d’être réfléchies à trois fois :

D’abord, est-ce suffisant pour protéger les femmes, soumises à de multiples pressions, d’accepter de le faire vraiment librement? C’est vrai que ce sont de vraies mesures de contrôle.  Et que peut-être, cela pourrait éviter pas mal de dérives. Même si dans une société patriarcale, les moyens de pression sur les femmes sont nombreux et retors. Mais tout de même : quand un couple riche, influent, persuasif, (le dominant), cherchera un ventre de femmes pour porter son enfant, qui choisira-t-il de préférence ? Une femme qui est riche, influente, sure d’elle, persuasive ? Ou, comme l’homme violent, qui après tout, a bien le droit à une vie privée et familiale, cherche une « vicime » idéale, chercheront-ils une femme influençable, peu sûre d’elle, démunie à tous les sens du terme ?

C’est là que le pouvoir du juge, sera essentiel. Mais aussi immense. Ultime garde-fou, le juge serait donc celui qui fixe le cadre et les conditions ? A quel type d’entretiens à répétitions la candidate porteuse aura-t-elle à répondre ?

Mais ce que le texte ne dit pas, c’est que faire des conséquences du « don » de 9 mois de leurs vies par ces femmes très altruistes. Car si en plus, elle n’est pas payée, que se passera-t-il dans sa carrière pendant qu’elle attend l’enfant des autres ? En plus de porter un enfant qui n’est pas le sien pour du beurre, elle subira les inégalités professionnelles liées pour les femmes au fait d’être enceintes ?

En outre, la grossesse et l’accouchement, 9 mois environ d’une vie, seront des « services » rendus ? Les femmes ne rendent-elles pas déjà suffisamment de services gratuitement à la société en général et aux hommes en particulier ? On en revient à ce fameux « geste altruiste » que vont effectuer, exclusivement des femmes, et pour quel bénéfice ? La reconnaissance éternelle ? La possibilité d’être les dindonnes de la farce ? Ou alors, peut-être voudront-elles être des saintes ? Sainte ou putain, on en revient toujours à ce cliché de LA femme…Saintes elles le font gratuitement, comme elles sont merveilleuses, putains elles le font pour des sous, bah, c’est pas bien, c’est sale…

Bon, je passe à la conclusion :

« Au XXIe siècle, la fondation d’une famille est l’expression d’une volonté, c’est à dire de la conjonction d’une liberté individuelle et d’un projet partagé. La venue au monde d’un enfant résulte de cette liberté et de ce projet. Encadrer la gestation pour autrui, c’est reconnaître que cette liberté et ce projet ne s’arrêtent pas aux frontières biologiques. Des parents, des géniteurs, une gestatrice peuvent permettre, ensemble, la venue au monde d’un enfant. Il revient à la société de fixer le cadre nécessaire à la protection de cette liberté. »

Alors là, c’est merveilleux. Il y a des parents, des géniteurs, et une « gestatrice ». La sainte qui n’a pas de statut et qui donne. Qui permettent, ensemble, la venue au monde d’un enfant. Ce serait une liberté d’avoir une famille. C’est effectivement une volonté, un désir, un projet. Mais pourquoi une liberté ? Les libertés fondamentales, ce sont les libertés individuelles. Etre libre de ses mouvements, de disposer de son corps, de penser, de s’exprimer. Je comprends bien que si on dit ici le mot liberté, c’est parce que les gays et les lesbiennes n’ont pas le droit pour l’instant de former une famille reconnue. Mais ce n’est pas la GPA qui y changera quelque chose. C’est le droit d’être parent, quel que soit le couple, hétéro- ou homo-sexuel. A moins que certains hommes, terrifiés de cet avantage qu’ont des femmes de se faire inséminer (et d’avoir une parente qui n’a aucun droit, bel avantage…) y entrevoient enfin de reprendre ce contrôle du corps des femmes qu’ils jalousent depuis des millénaires, mais que les luttes du féminisme, la contraception et le droit à l’avortement leur  ont ôté. Ce contrôle, que le fait que des femmes puissent avoir des enfants « sans eux », leur a retiré.  Militons pour la reconnaissance du droit de tous et toutes à être parents, par les méthodes qui existent déjà et qui bénéficieraient à beaucoup d’enfants dans le monde, l’adoption. Et aussi la FIV, l’insémination. Mais tant qu’il faudra, pour deux hommes, ou pour un couple hétérosexuel stérile, « utiliser », le corps des femmes pour avoir un enfant « biologique »de son code génétique, je crois devoir dire non.

Non parce que le corps des femmes n’est ni un objet ni une couveuse, NON parce qu’en effet, on peut être parent sans avoir recours à tout prix au biologique. IL y a ici une immense contradiction dans la défense de la GPA. On nous dit, je me répète qu’on doit s’affranchir des liens biologiques. La GPA n’est là que pour les recréer. Et donner la possibilité à chacun-e d’avoir  un enfant de soi. Je ne dis pas que c’est illégitime, je dis juste que cela ne doit pas passer par la mise à disposition du corps des femmes.

Sandrine Goldschmidt



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17 réflexions sur « La GPA, pour ou contre ? »

  1. Merci pour ce post qui remet plein de choses en place. Je suis à 100% d’accord avec toi et je n’aurais pas su le dire mieux.

    J’ai souvent la sensation que ceux qui militent pour la GPA (gestation, quel horrible mot, si déshumanisant…) occultent totalement le côté physique, médical et intime de la grossesse. C’est un peu la même chose pour la pornographie et la prostitution, toutes proportions gardées (je ne compare que la rhétorique). On considère que la grossesse est juste un truc un peu pénible, sans penser à ce qu’elle a d’intime, de risqué (même si les risques sont minimes en France, ils existent toujours), de contraignant. Comme s’il n’y avait aucun risque de complications médicales, comme si psychologiquement porter un enfant n’était rien, on parle de service rendu. Nous ne sommes pas des sacs !

    1. merci! c’est très drôle parce que j’allais répondre en ajoutant une réflexion venue ce matin avant de voir ton dernier post (sein ou biberon).
      Ce qui me fascine ce matin, c’est que la même qui lance une croisade (à mon avis sur un sujet largement dépassé) contre l’injonction à l’allaitement, revendiquant à chaque femme de faire son choix (et je ne revendique pas autre chose, mais je pense qu’il faut déculpabiliser TOUTES les femmes, allaitantes ou biberonnantes (j’ai été exactement dans le même cas que toi 3jours->biberon)), disant qu’on veut ramener les femmes à être des vaches à lait…
      Et là, tout d’un coup, ça ne dérange pas qu’elles soient des couveuses, en plus, même pas pour elles, mais pour les autres !
      Alors si j’avais mauvais esprit je dirais que derrière ça, il y a la terreur de certaines femmes que les hommes soient « lésés »…parce que les femmes, elles, ont l’insémination à dispo…donc je me répète, mais si avoir un enfant est un droit pour tous et toutes, alors ouvrons l’adoption à toutes et tous ! Comme ça, il y a égalité entre femmes et hommes. Les 2, et donc aussi deux hommes, peuvent s’investir dans le processus d’adoption de la même manière.
      C’est aussi un avantage du biberon…l’étape d’après, c’est de trouver des nourrices pour les couples gays avec enfants, sûrement…

  2. Contre la légalisation Du GPA

    Merci pour ton article qui met les choses à leurs place.
    Légaliser le GPA seraint légaliser le commerce du ventre des femmes. C’est dégradant et honteux. Degradant et humiliant pour les femmes, pour les enfants .Je suis contre la prostitution Le GPA, c’est de la prostitution.

  3. merci pour cette formulation bien superieure a tout ce que j’aurais pu ecrire

    il y a un aspect que vous n’abordez pas – cette violence faite a une femme au nom du delire de descendance d’une paire d’humains… personne ne remet en cause ces efforts desesperes pour avoir des enfants – cette violence faite aux parents, et maintenant a une tierce personne, voire au bebe.

    ceci etant bien superieur a d’autres considerations techniques – quid des « accidents » de grossesse (la mere – je ne peux pas me resoudre au terme « gestatrice » – a un grave probleme de sante, quelle assurance ? le bebe decede in-utero, les « parents » font un proces ? etc)

    1. Vous avez parfaitement raison. J’ai écrit ce texte hier soir en réponse point par point à celui du Monde. Depuis, le sujet s’élargit encore à ma conscience, et j’aurais pu rajouter des milliers d’arguments.
      Je n’en reviens pas qu’on demande un geste altruiste de 9 mois, qui comporte des risques pour la santé, au nom des liens du sang qu’on prétend justement vouloir dépasser…

  4. Merci Sandrine !
    point par point d’accord !

    pour continuer tes arguments :
    1)
    Le Monde : « (…)des enfants naissent grâce à des gestations pour autrui dans plusieurs démocraties avancées. Les droits des femmes et l’intérêt des enfants y sont protégés. »

    J’aimerais savoir dans quel patriarcat les intérêts des femmes et surtout des enfants sont protégés ?! Je trouve admirable la capacité qu’a la propagande des intérêts dominants (ici masculins et parentaux) d’effacer les souffrances des subalternes qui, je le rappelle, vont de l’exploitation à la mort de masse comme en Asie.
    Dans les « démocraties avancées », que fait-on aux enfants ? En France : des luttes (entre autres féministes) ont réussi à leur épargner les travaux aux champs & en usine de 12 heures par jour. ouf ! mais elles-ils restent des mineurs, au sens de ne pouvoir prendre d’avocat ou sans voix citoyenne jusqu’à l’adolescence. Or la majorité des violences qu’elles (surtout)-ils subissent se font à un âge précoce, à l’âge où justement seul un adulte peut les représenter, prendre leur plainte et juger. Elles-ils n’ont pas de ressource économique, totalement dépendants de la classe parentale. cf. là dessus l’excellent article de

    Christine Delphy « L’état d’exception : la dérogation au droit commun comme fondement de la sphère privée », in l’Ennemi principal, Tome 2, Penser le genre.

    Et si on parlait de quelques méthodes de dressage en vogue dans les « démocraties avancées » : coups (qui ne justifie pas la gifle, la fessée ?), putification des filles (oups on dit féminisation), menaces et chantage (au nom de l’éducation), sadisme (au nom du jeu, par exemple surexciter son enfant en lui volant son jouet, en lui faisant des guillis malgré ses rires nerveux, le jeter en l’air et lui faire sentir que l’on pourrait le lâcher, bref, tous ces jeux très virils des pères qui jouent sans cesse sur l’abandon, la frustration et la menace), misopédie (qui n’a jamais entendu un « grand » dire « tu ne va pleurer comme un bébé », comme quand un homme dit « arrête de pleurer comme une gonzesse ». Ces phrases de haine du « plus petit » que soi, et du plus « femme » que soi, sont des signes de la haine profonde que crée le rapport de classe qui existe entre parents et enfants, entre hommes et femmes.). Ces rapports sont basés sur une appropriation individuelle et collective au sens de Colette Guillaumin.

    2)
    moi aussi j’ai lu concernant la GPA les mêmes arguments que pour la prostitution. L’une des méthodes de désinformation est de nous lancer dans des débats théoriques sur « LA » liberté, « LE » corps, « Autrui », etc. Or ces catégories n’ont rien de neutre : elles n’ont de sens réel que prises dans les oppressions des enfants, des femmes, des travailleuses-eurs et des colonisé-e-s. En dehors de cela, pure spéculation. Qui paie la Liberté d’Autrui ? les subalternes : les filles, garçons et les femmes subissent la liberté sexuelle des hommes, les femmes supportent par leur travail le désir d’enfant de leur conjoint, les femmes supportent sa liberté d’entreprendre aussi, les enfants et les femmes supportent la liberté de circuler de leur père et conjoint, les néocolonisé-e-s, celle des touristes, les femmes subissent la liberté d’expression des hommes via la porno et l’humour sexiste, etc. Bref, c’est déclinable à envi.
    Concrètement, outre savoir à qui bénéficie la GPA, savoir aussi à qui cela ne nuira jamais, et à qui cela renforcera l’oppression : est-ce que femmes et enfants ont le pouvoir matériel de refuser tout ce qui pourrait atteindre à leurs droits ? la réponse est non, pas dans les patriarcats des « démocraties avancées », et moins encore dans leurs néocolonies,où elles iront se fournir allègrement. cf. là dessus la très bonne intervention de :

    SHEELA SARAVANAN, Le commerce transantional de la maternité de substitution dans une perspective féministe, au congrès des 40 ans du MLF.

    3)
    A propos de la rebiologisation de la filiation : évidemment !! c’est incroyable que ça passe inaperçu. Outre les droits des femmes, ce sont les droits des enfants qui sont spoliés. La naturalisation des liens familiaux est LE moyen idéologique pour justifier les violences économiques et physiques qui leur sont infligées.

    4)
    Comment des LGBT & féministes peuvent-elles-ils s’associer avec des psychanalystes ?! dois-je rappeler que la psychanlyse dans son entier est fondée sur le genre (au sens féministe radical de hiérarchie entre les sexes) : certain-e-s psy « révolutionnaires » invoquent du « féminin », de « la femme » que Freud n’aurait pas découvert, et la majorité (dont Roudinesco, Tisseron) utilisent le concept de « castration », c’est à dire l’équivalent du concept de « primitivisme » dans la théorie raciste du 19è siècle.
    A.

  5. Je suis pour la Gestation Pour Autrui.
    J’ai 24 ans, je suis stérile. Je comprend que le fait qu’une femme portant l’enfant d’une autre puisse choquer quand on est pas assez renseigné sur le sujet de la GPA. Il y a quelques années, en apprenant ma stérilité, les professionnels de la science qui m’ont suivi ont évoqué la GPA devant moi. Je me disais  » Mon dieu, qu’est ce qu’on a encore inventé? » avant de m’intéresser au sujet. Aujourd’hui, j’ai envie d’ouvrir les yeux et le coeur de tout ceux qui en ont des idées reçues.

    http://laglaceaucitron.wordpress.com/2011/08/19/toutes-ces-idees-recues-sur-la-gpa/

    http://laglaceaucitron.wordpress.com/2011/08/24/2-toutes-ces-idees-recues-sur-la-gpa/

    http://laglaceaucitron.wordpress.com/2011/08/24/3-toutes-ces-idees-recues-sur-la-gpa-3/

    http://laglaceaucitron.wordpress.com/2011/08/24/4-toutes-ces-idees-recues-sur-la-gpa/

    http://laglaceaucitron.wordpress.com/2011/08/19/plus-tard-je-serai-angelina-jolie-jadopterai-un-gosse-sur-chaque-continent-pour-lui-sauver-la-vie/

  6. absolument d’accord !!
    j’ai eu l’occasion de creuser un peu la question et le groupe auquel j’ai participé était formel : autoriser la GPA serai une porte ouverte à bien des excès et pose bien des questions, par exemple quid du BB « non conforme » aux désir des futurs parents ?? retour chez la gestatrice ??
    Et (oui je caricature !) les nanties mettront-elles leurs ventres au service des « stérilités » du tiers monde ??

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