Non aux mutilations sexuelles des femmes !

Aujourd’hui, 6 février c’est la journée mondiale de lutte contre les mutilations sexuelles féminines. L’occasion de donner quelques chiffres qui expliquent l’étendue de ces violences. Et de découvrir la Fédération GAMS (groupe d’action contre les mutilations sexuelles féminines et les mariages forcés) si vous ne la connaissez pas encore. Il y a deux sortes principales de mutilations : l’excision et l’infibulation. La première consiste à couper une partie plus ou moins grande du clitoris. La seconde y ajoute l’ablation des grandes lèvres dont les deux moignons sont ensuite suturés bord à bord. Cet acte violent est répandu, grave, parfois mortel, et a des conséquences (il fait souffrir) durant toute la vie des femmes. La mutilation peut être pratiquée à peu près à n’importe quel âge : naissance, enfance, juste avant le mariage, après le premier enfant… Dans le cas de l’infibulation, la femme n’a plus de vulve : à la place, une cicatrice, avec un orifice à peine assez grand pour laisser passer l’urine et les règles.

Cela peut provoquer une souffrance immense à chaque miction. Et je vous laisse imaginer ce qui se produit après le mariage, où la femme doit être « ouverte » pour pouvoir être pénétrée…et je ne parle même pas des conséquences psychologiques et économiques (comment fait une femme qui souffre atrocement à chaque fois qu’elle a ses règles pour expliquer à son patron/ sa patronne qu’elle ne peut venir travailler, par exemple ?).

Les mutilations existent dans 25 pays d’Afrique au moins, en Indonésie, parfois en Inde, et concerne plus de 130 millions de femmes. En Europe, on estime qu’il y a 500.000 femmes qui souffrent des conséquences des mutilations.

De nombreux pays d’Afrique les ont interdites, mais l’application de la loi se fait souvent mal, en particulier dans les zones rurales.

En France, des jeunes filles issues de cultures qui pratiquent les mutilations sont parfois excisées à l’occasion d’un séjour de vacances dans leur pays d’origine.

Mais il y a tout de même quelques notes d’espoir : d’abord, l’existence de femmes, très mobilisées, comme à la Fédération GAMS, contre l’excision. Il y a une campagne internationale lancée par Amnesty International qui se termine ces jours-ci pour alerter l’opinion. Il y a la possibilité, pour certaines, d’avoir une opération pour la réparation du clitoris. Et il y a le NON des femmes concernées.
Ainsi, lorsque j’ai co-réalisé avec des résidentes du centre d’hébergement de l’Association FIT le documentaire « Une fille comme moi », les jeunes femmes ont tenu à témoigner, et à dire, dans cet extrait visible sur Teledebout,  « Ca suffit. Non à l’excision ! » (partie 3, voir en particulier à la 3ème minute).

S.G

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3 réflexions sur « Non aux mutilations sexuelles des femmes ! »

  1. EL MACHISMO MATA – LE MACHISME TUE !!
    (campagne sud-américaine contre la violence de genre)
    « L’excision est un crime barbare. L’agression sexuelle est un meurtre psychique. Le machisme tue. »
    Voilà ce que je mets dès ce moment à côté de ma signature mail pour tous mes courriers. Médiatisons encore et encore !

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