Quand « une fille comme moi » rencontre « pourquoi les oiseaux chantent »

C’est l’histoire d’une rencontre. Rencontre entre deux féministes, l’une, de la période héroïque, Nadja Ringart, l’autre, qui est née au lendemain du dépôt de gerbe à la femme du soldat inconnu à l’Arc de Triomphe, l’auteure de ce blog. Rencontre autour d’un livre, à la librairie Violette and co, il y a tout juste un an. Moi, bien sûr, amateure des films de Carole Roussopoulos, je la connaissais. Elle, elle ne connaissait pas cette impertinente journaliste qui se permettait de la prendre en photo « à moitié allongée par terre ». C’était un peu le lancement de l’année des 40 ans du MLF, la rencontre s’est poursuivie par d’autres…

Et puis un jour, Nadja a vu « Une fille comme moi », le film que j’ai fait pour l’association FIT, une femme, un toit, avec les résidentes de son centre d’hébergement. Et elle a pensé au film qu’elle avait imaginé, puis pour lequel elle avait fait l’enquête, et qu’Hélène Châtelain a réalisé, « Pourquoi les oiseaux chantent », avec les résidentes et les fondatrices de la maison des femmes de Cergy, en 1988. Tous les deux d’à peu près la même longueur, elle se dit qu’il y avait des correspondances entre les deux films, et elle m’a montré le sien.

Et j’ai été très étonnée et intéressée d’une certaine communauté de regard et de propos entre les deux films. Certes, ils sont assez différents. « Pourquoi les oiseaux chantent », très artistique, montre aussi plus le chemin qui a mené à la création de la maison des femmes, les coulisses du travail social, là où « une fille comme moi » ne montre pas le back office, mais s’intéresse déjà au résultat du passage des jeunes femmes dans le foyer d’hébergement. Et montre comment leur histoire et l’accompagnement dont elles bénéficient les met sur le devant de la scène et de l’action.

C’est pour cette raison qu’il nous est apparu, comme une évidence, qu’on pourrait projeter les deux films ensemble. Que cela donnerait un angle intéressant pour réfléchir à l’évolution de l’hébergement des femmes, et en particulier des femmes victimes de violence.

Grâce à Ariane Calvo, adjointe à l’égalité femmes-hommes à la mairie du XXème arrondissement de Paris, nous allons pouvoir partager cette rencontre avec vous, le 11 mars prochain à 19 heures, au Pavillon Carré de Baudoin (angle des rues des  Pyrénées et de Ménilmontant). Hélène Châtelain sera présente, ainsi que Séverine Lemiere, Présidente du FIT, ‘Hélène de Rugy, qui a été directrice de l’association « du côté des femmes » dont dépend la maison des femmes de Cergy), Vivane Monnier, directrice de Halte Aide aux Femmes battues (HAFB) à Paris et Hélène Fleckinger (historienne du cinéma, spécialiste du cinéma féministe).

Sandrine Goldschmidt

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