A lire : revue de presse anti-nausée

Dans l’avalanche d’articles et d’infos qui nous sont tombés dessus, de l’incroyable journée du blanchiment prématuré au nouveau rebondissement de lundi, quelques articles sortent du lot.

D’abord, ceux qui, face au déchaînement contre Tristane Banon ou contre une femme dont pour l’instant on sait seulement que son récit des faits a comporté des inexactitudes, il est nécessaire de demander à celles qui, tous les jours, reçoivent des victimes de viol, quelles sont les conséquences d’un viol. Pour voir s’il n’y a pas quelque chose à comprendre. Ainsi, La docteure Muriel Salmona, présidente de l’association mémoire traumatique et victimologie et dont il est souvent question ici, a écrit un billet remarquable, baptisé « La nausée ». Suite à cela, elle est invitée par les journaux et sur les plateaux télé. Voici son interview dans 20 minutes. Pour celles qui n’ont pas le temps, c’est plus court, mais tout à fait percutant pour comprendre (comme si c’était compliqué) que si seules 10% des femmes victimes de viol portent plainte, c’est peut être aussi parce que seulement 3% des plaintes entraînent procès et 1% des agresseurs sont condamnés…

dans le même genre, ce premier rapport de l’ONU femmes est tout à fait intéressant : 127 pays ne punissent pas le viol conjugal, dit le rapport, qui souligne aussi que  « la non-divulgation des crimes contre les femmes est un grave problème dans toutes les régions du monde. Dans 57 pays, des études sur la criminalité montrent qu’en moyenne 10 % des femmes ont été victimes d’agressions sexuelles, mais seulement 11 % d’entre elles en font état.

Concernant les attaques envers les féministes, je pense que cela aurait pu être pire. L’article qui y répond le plus, c’est celui d’Audrey Pulvar et Clémentine Autain, « Non au procès du féminisme », en substance, même si la plaignante de New York a menti, les féministes ont raison de lancer une campagne contre le viol et la tolérance sociale qui l’entoure ! Dans le texte, il y a certaines choses avec lesquelles je ne suis pas d’accord, (par exemple l’idée de « parole contre parole » : on sait que même pour les crimes commis envers les enfants 30 ans plus tôt on peut, si on veut, chercher des preuves et cette excuse-là est trop vite intégrée à mon avis / et le dernier paragraphe qui n’est pas nécessaire, le backlash existe de toutes façons, et existera même si rien n’est prouvé).

Voila je citerai encore ce papier des Nouvelles News sur la dénonciation calomnieuse qui nous donne un espoir,

et je vous mets la video du discours de Caroline de Haas, d’Osez le féminisme, à la fin des rencontres feministes en mouvement !

A noter l’appel à manifester samedi pour demander l’application de la loi du 9 juillet 2010, et le positionnement des féministes, « on ne lâchera rien » !

Sur le sujet qui nous concerne, ça commence à 2’32 jusqu’à 5’35. Merci Caroline.

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2 réflexions sur « A lire : revue de presse anti-nausée »

  1. Merci pour cet article et bravo à Caroline de Haas. Cela fait du bien de l’entendre. Je m’étonne par contre du peu d’hommes dans la salle alors que tant se disent féministes sur la toile (mais bien hypocritement, en fait). A Berlin, on voit tout de même un homme sur 10 à 20 femmes dans une assemblée telle que celle-là. Une tranche non négligeable de la popupation masculine cherche à sortir du patriarcat (plus qu’à éradiquer le sexisme qui est de toute facon moins violent). Ce n’est visiblement pas le cas en France (pas encore ?).

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