Quand une femme est agressée, le doute n’est pas permis

Comme si la semaine n’avais pas été suffisamment violente envers les femmes, une femme a été assassinée. Il semble que ce soit  par son ex-conjoint. Elle était magistrate, était harcelée depuis deux mois, elle n’avait pas osé porter plainte, elle est morte. Et la justice, et les médias, parlent de drame passionnel.
Pour comprendre oh! combien c’est insupportable, plutôt que redire ici ce que j’ai déjà dit plusieurs fois, je recommande la lecture de cette article ; « mort d’une femme sous les coups de son ex-compagnon. Non ce n’est pas un drame passionnel, c’est un meurtre ».

Par ailleurs, pour aller plus loin dans la dénonciation que nous avons entreprise, Muriel Salmona et moi-même, suite à l’abandon des charges contre DSK, dans le manifeste « Pas de justice, pas de paix », que vous pouvez toujours signer ici, Muriel a publié sur son blog l’excellent article d’Annie Ferrand :

« quand une femme est agressée, le doute n’est pas permis ». C’est un article un peu plus long que ceux qu’on lit habituellement sur les blogs, mais je vous recommande vivement de prendre le temps de le lire. Il démonte de façon implacable la logique patriarcale qui mène à la mise en doute de la crédibilité des femmes -et des enfants- qui subissent la violence sexuelle. Un crime qui, étant le verrou de la domination des puissants, doit rester invisible. Si bien que quand elle ose porter plainte, si en plus :

« Femme, Noire, Prolétaire, Immigrée. Elle incarne quatre fois un spectre, la menace des « parasites-dont-On-ne-sait-pas-ce-qu’elles-nous-veulent ». En portant plainte, elle dément quatre fois la « raison » dominante qui répète, ahurie : Comment ose-t-elle ? elle n’était « pas censée survivre » (Audre Lorde, 1995) ! Et pourtant, elle est là, elle dénonce. Que peuvent faire les agents d’un pouvoir qui jette sur son spectre des soupçons accablants ? Ils ne peuvent que douter « raisonnablement » d’elle ».

Merci à Annie, à toutes et tous ceux qui sont prêts à se mobiliser.

Le blog de Muriel : « Stop aux violences familiales, conjugales et sexuelles »

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Une réflexion sur « Quand une femme est agressée, le doute n’est pas permis »

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