Ce week-end, Femmes en résistance à la violence institutionnelle !

La 9ème édition du festival femmes en résistance, c’est ce week-end, samedi et dimanche à l’espace municipal Jean Vilar d’Arcueil !

L’occasion de remercier la mairie et le directeur de la salle, Dominique Moussard, qui nous donnent toujours cet espace de liberté et de résistance.

La violence institutionnelle est particulièrement d’actualité ces derniers mois, elle l’est malheureusement de toujours…on a cependant tellement l’impression parfois ces derniers temps que tout est, toujours, à recommencer…que nous avons décidé que nous serions infatigables…

Le week-end sera donc l’occasion de mêler la réflexion et la solidarité féministe, dans ce beau lieu qui permet à la fois convivialité et découverte cinématrographique engagée.

Au total une dizaine de documentaires, une séance débat avec la Fédération nationale solidarité femmes, la première européenne de l’Imposture d’Eve Lamont en partenariat avec le mouvement du nid et avec le soutien de l’amicale du nid, une séance sur le radicalisme, la première en France de « I am », de Sonali Gulati, les 1 an de Teledebout qui viendra nous présenter le chemin parcouru par cette première et superbe webtélé féministe. Mais donc, ce sera aussi un moment de convivialité avec la cuisine de Moruni, Kâlî Power cantine indienne qui nous régalera tout le week end (voir les menus ici), un concert pour clore le festival, avec Système D et un duo Cae/Kadja N’Se. Et bien sûr, une expo, 40 ans de slogans féministes, et la table tenue par la librairie Violette and co !

Et en plus il fera beau, nous vous attendons donc avec beaucoup d’impatience et de plaisir, dès samedi à l’ouverture, à 13h30 !

POUR VOIR L’INTÉGRALITE DU PROGRAMME ET LE TELECHARGER :

INFOS PRATIQUES :  Espace Jean Vilar, 1, rue Paul Signac, Arcueil RER B Laplace (2 zones), ou Arcueil-Cachan (3 zones), voir plan au dos du programme.

TARIFS / 5,20 euros la séance ou 10,95 pour la journée, 4,75/7, 50 en TR

Les Monsieur Madame…

Pas vraiment le temps d’écrire un article approfondi aujourd’hui sur la campagne d’Osez le féminisme et des chiennes de garde…alors je vais relayer ceux des autres, qui permettent de comprendre pourquoi les féministes attachent de l’importance à la suppression de cette formule sexiste !

Déjà, le site d’Osez le féminisme lui même, intitulé Madame ou madame…

Ensuite, l’article d’Egalité infos. Celui des Nouvelles news, « Pour vous, ce sera Madame! »

Et une réflexion, pour finir, parce que je ne peux pas m’en empêcher… Je suis bien d’accord pour commencer par supprimer Mademoiselle, parce qu’il y a là une inégalité flagrante, une non-loi et une intrusion !

Mais je me dis que si on est encore obligées de se battre pour ça, on va avoir du mal à faire porter la discussion sur :
à quoi ça sert, au fait, de se faire appeler Madame ou Monsieur, sinon à réaffirmer qu’il y aurait deux sexes, qu’on doit absolument rentrer dans une de ces cases, et à bien montrer qu’il y a une différence ? En bref, que cela contribue aussi à réaffirmer l’ordre des choses…

Et donc, quand on aura supprimé mademoiselle, il faudra peut être aussi songer à supprimer madame et monsieur…

Je suis TOP, de Blandine Metayer, c’est reparti

Le spectacle de Blandine Métayer, « Je suis TOP », reprend à partir de ce mardi 27 septembre au théâtre de dix heures les mardis et mercredis à 19h et jusqu’au 28 décembre!

Avec une nouvelle affiche, et en cliquant sur le lien, ce que j’en disais il y a quelques mois ! Je suis TOP! et vous aussi

Avec une offre de rentrée à découvrir Offre rentrée

 

Il y a 35 ans, le manifeste féministe contre le viol

Parfois, en ce moment, on a l’impression d’être revenues 40 ans en arrière. Et quand on relit (voir ci-dessous), le texte et en particulier le dernier paragraphe du manifeste contre le viol lancé par le mouvement de libération des femmes en 1976, dont le slogan est : « quand une femme dit non, c’est non », on a l’impression d’être en pleine actualité.

Quand on cherche sur internet ce texte on tombe sur tout un tas de choses, mais pas sur ce texte.  Des soi-disant blagues et tous ces forums, où des garçons posent la question : est-ce que quand une femme dit oui, ça veut dire non ? …comme si on en était toujours là…

En clair, 35 ans après ce manifeste,  lorsqu’une femme porte plainte pour viol, elle est toujours autant décrédibilisée, moquée, menacée. 99% des viols, malgré les gains en terme de loi de la lutte, restent impunis. On comprend donc que la lutte ne fait en fait, que commencer.

Et puis après avoir lu, on peut, pour mieux comprendre, tous ces mécanismes déjà contenus dans le manifeste,  écouter cette émission, de Stéphane Paoli où, l’accent est  mis sur les dimensions de contrôle, de possession, de pouvoir, et de destruction de la personne à l’oeuvre dans le viol.

Une émission avec Michela Marzano, philosophe, Muriel Salmona, psychotraumatologue, Claude Katz, Adrien Bosc, Gérard Berréby et Raphaëlle Branche.

Voici le texte du manifeste de 1976, que j’ai donc recopié…

« Quand une femme dit non, ce n’est pas oui, c’est non! »

1- Le viol n’est pas une fable

C’est la réalité quotidienne des femmes dans la rue, dans leurs maisons, à leur travail, le jour, la nuit. Même quand nous échappons à la réalité multiforme du viol, nous n’échappons pas à la peur que nous avons apprise dès notre enfance et que notre expérience ne fait que renforcer.

2- Le viol n’est pas un hasard

C’est l’expression de la violence permanente faite aux femmes par une société patriarcale. Tout homme est un violeur en puissance. Nous sommes sans cesse en butte aux agressions sexuelles manifestes ou déguisées. La chasse aux femmes est ouverte tout l’année 24h/24h.

3-Le viol n’est pas puni en tant que crime contre les femmes

La loi dit : le viol est un crime. Dans les faits, il n’est jamais reconnu comme un crime contre une femme. Il est parfois reconnu comme un crime contre le propriétaire de la femme. L’accès des hommes au corps des femmes est pour chaque homme un droit qui n’est limité que par la propriété exercée par un autre homme sur une femme. La femme qui n’a pas de propriétaire est la propriété de tous.

4-Le viol n’est pas une loi de la nature.

Il est l’acte physique et culturel sur lequel est fondée la société patriarcale qui ne pouvait vivre sans l’appropriation et l’exploitation du corps des femmes, de leurs forces de production et de reproduction. Poussé par la nécessité de légitimer cette appropriation, le patriarcat a produit le mythe imbécile d’une sexualité masculine « irrrépressible », « incontrôlable », « irrésistible », « urgentisseime », en un mot, « virile ».

5-Le viol n’est ni un désir ni un plaisir pour les femmes

Quand une femme dit non, ce n’est pas oui, c’est non. L’impérialisme de la sexualité masculine chercher à se justifier en fabriquant une sexualité féminine passive, masochiste, entièrement soumise aux initiatives des hommes, ce qui permet de persuader tous les hommes (et même certaines d’entre nous) que le viol peut être « recherché », « provoqué », « consenti », et pourquoi pas, source de jouissance. Autrement dit qu’un viol n’est pas un viol.

6-Le viol n’est pas un destin

Nous en avons assez d’être violées et d’avoir peur de l’être. A droite comme à gauche, ils s’accordent pour justifier le viol. A droite, ils nous disent que le viol est le fait de psychopathes, d’immigrés, d’alcooliques, d’anormaux, d’obsédés sexuels. A gauche, ils nous disent que le viol est le résultat de la misère sexuelle et qu’il faut nous laisser violer au nom de la lutte contre le capital. Nous ne nous laissons plus culpabiliser, nous n’avons plus honte de dénoncer le viol et de lutter contre les violeurs. Nous refusons qu’une femme victime d’un viol soit transformée en accusée par la justice. Nous savons maintenant que la lutte contre la violence patriarcale est irréversible, que des femmes de plus en plus nombreuses commencent à chercher, à inventer des alternatives aux seuls modèles de relations que les hommes proposente : ceux du VIOL

Je soutiens la maternité des Lilas et Tristane Banon

Ce samedi sera une journée de mobilisation importante.

Avec d’abord, le matin, une marche pour le maintien de la Maternité des Lilas…aux Lilas. En Seine-Saint-Denis. Pour comprendre la mobilisation, on peut lire par exemple cet article dont voici la conclusion :

« La maternité des Lilas est un lieu emblématique de notre région. Connue pour avoir accueillis les militants de la libéralisation de la contraception et de l’avortement, elle est aussi le lieu où s’est développé le mouvement pour une naissance sans violence. Sa situation géographique, au cœur de la Seine-Saint-Denis, n’est pas anodine : c’est une chance pour le département francilien souffrant le plus des inégalités sanitaires d’héberger un tel établissement. Inscrite dans son territoire, la maternité des Lilas doit pouvoir poursuivre ses activités et être autorisée à se reconstruire, comme le prévoyait le projet Lilas 2012. « 

Rajoutons au passage qu’un des principaux acquis des luttes féministes collectives des années 1970, le droit à l’IVG, est largement menacé, et nous avons le contexte de ce qui se passe actuellement : le « backlash » (retour de bâton, revanche, effet boomerang…)

Départ 10-12 rue du coq français – Les Lilas

Et puis, il y aura, demain à 14h, le rassemblement devant le Palais de justice, pour soutenir Tristane Banon.

La soutenir, parce que la parole des femmes qui portent plainte pour violence sexuelle doit ABSOLUMENT être entendue, et ne pas être balayée d’un revers de main ou d’une intervention médiatique. La justice doit prendre en compte leur parole et faire en sorte que leur plainte soit examinée avec tout le sérieux qu’elle requiert. Si la personne qu’elles accusent est présumée innocente, leur parole doit également être présumée vraie. On ne peut accepter qu’elles soient l’objet d’un jugement de non-crédibilité a priori, traitées de tous les noms ou pire, victimes d’appels au viol.

Oui, la plainte est déposée 8 ans après les faits. Et alors ? C’est pour cela, non, que la prescription est à 10 ans ? Pour que l’on puisse porter plainte jusque là, il me semble…

De nombreuses féministes seront présentes, à titre individuel ou en associations pour certaines, demain devant le Palais de justice.

Pour ma part, je considère que c’est un rassemblement symbolique pour la justice, pas une prise de position contre un individu.

Il ne s’agit pas de se mettre à la place de la justice, jamais, mais de soutenir une personne qui s’estime victime, dans sa démarche de demander à la justice d’aller jusqu’au bout de son dossier.

Cela me semble la moindre des choses.

Et si nous, féministes, ne le faisons pas, qui le fera ?

Sandrine Goldschmidt

Triste monde, et résistance…

Aujourd’hui,

j’aurais envie de parler de Troy Davis, mais que dire, sinon que cette exécution, inique dans tous les cas, meurtrier ou pas, montre ici que le doute raisonnable est un argument largement idéologique…

Mais pour que la journée ne soit pas si sombre, je vais relayer ici l’article majeur écrit par Claudine Legardinier (pour le collectif féministe handicap, sexualité, dignité) et signé par des militantes féministes, « Les aidants sexuels ou perpétuer la ghettoïsation », sur la question d’autoriser le proxénétisme pour « aider » les personnes en situation de handicap à avoir une sexualité. Il a été publié dans Libération et vous pouvez le lire en entier ici.

« La réponse n’est pas dans leur enfermement dans l’attente d’une «prestation» supplémentaire, mais dans un vrai projet, plus audacieux (et plus coûteux ?) : l’ouverture de nos espaces pour permettre l’accès de ces personnes à une vie sociale, leur sortie vers l’extérieur et non leur enfermement verrouillé auprès de quelques «aidant(e)s» qui ne feront qu’endormir notre culpabilité et nous épargneront d’être dérangés. » 

Merci à elles

S.G

« Il faut que cela s’arrête ! » Anne Sylvestre

Parfois une chanson peut en dire autant que tous les manifestes, manifestations et articles réunis. Celle-ci ne date pas d’hier. Elle dit tout, tout ce que nous sommes, malheureusement, obligées de crier, toujours, aujourd’hui ! Alors pour une fois je fais une demande : écoutez-là, et faites-la connaître autour de vous !

Elle s’appelle « douce maison », d’Anne Sylvestre, et je remercie celle qui se reconnaîtra pour me l’avoir fait connaître…

et puis, du coup, j’ai envie d’en partager une autre, toujours d’Anne Sylvestre, beaucoup plus récente, mais qui met aussi des mots sur ce que je pense…

je ne mets pas un lien pour l’écouter, mais elle est extraite de son dernier album, Bye mélanco, et en voici déjà les paroles :


Laissez les enfants pleurer
Ne tarissez pas leurs larmes
Elles lavent elles désarment
Ce qui les fait chavirer
Laissez les enfants verser
Ces ruisseaux qui les apaisent
Et s’en vont noyer les braises
De leurs chagrins insensés

Laissez
Laissez-les
Empêchez que l’on réprime
Cette rosée légitime
Ils ont des fleurs à arroser
Laissez
Laissez les enfants pleurer
Avant qu’on les abîme

Laissez les enfants rêver
Ne les cassez pas d’avance
Donnez-leur au moins la chance
D’apprendre un jour à voler
Laissez les enfants choisir
Des chemins qui vous dépassent
N’effacez jamais leurs traces
Vous les verrez revenir

Laissez
Laissez-les
Ne souffrez pas qu’on dédaigne
La lumière qui les baigne
Ils ont des richesses à donner
Laissez
Laissez les enfants rêver
Avant qu’on les éteigne

Laissez les enfants grandir
Ne renforcez pas les cages
Ne craignez pas les orages
Ni les torrents à franchir
Laissez les enfants gagner
Le droit d’étendre leurs ailes
Dans la lumière nouvelle
D’une vie à inventer

Laissez
Laissez-les
Ils vont s’envoler ensemble
Un même ciel les rassemble
Ils ont des sommets à gravir
Laissez
Laissez les enfants grandir
Avant qu’ils nous ressemblent

Laissez laissez-les
Laissez laissez-les

Anne Sylvestre

Présumé non-consentement ?

Il y a quelques mois, j’écrivais ceci : « le présumé consentement n’existe pas ». C’était quelques jours après le 14 mai, où DSK a selon lui fait une « faute morale ».
La justice américaine l’a relaxé des charges qui pesaient contre lui, mais il n’a pas su livrer d’autres explications que celles qui sont dans le rapport du procureur.

Et celles-ci, contrairement à ce qu’il a dit, sont loin de l’innocenter.

En revanche, il y a certains points qui ont rarement été abordés. Par exemple, le fait que dans toutes les affaires qui ont été portées à notre connaissance et qui le concernent, il s’agissait d’accusations d’agressions sexuelles dans un contexte de travail. La première, Tristane Banon, venait l’interviewer. Faire des avances à une journaliste dans le cadre de son travail, n’est-ce pas contraire à la loi ? Dans le second, Piroska Nagy au FMI a dit qu’elle s’était sentie ne pas être en position de refuser…en d’autres termes, céder sans consentir. Elle travaillait avec DSK. Enfin, Nafissatou Diallo, était femme de chambre dans un grand hôtel, le Sofitel, et travaillait au moment de la relation sexuelle que DSK décrit comme non délictuelle ou criminelle dans la suite 2806.

Or, la définition du harcèlement sexuel, c’est : des agissements de harcèlement de toute personne dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelles à son profit ou au profit d’un tiers sont interdits (L.1153-1Code du travail). Et : Contrairement au harcèlement moral qui nécessite des agissements répétés, un seul acte peut être constitutif d’un abus d’autorité en matière sexuelle.

Le principe de domination, c’est justement celui de l’abus de pouvoir qui n’y paraît pas. Ainsi, le dominant, sûr de son bon droit, la ou le dominé, sur de son non-droit, forment un couple indissociable dans lequel le consentement n’existe pas. L’un est tellement habitué à obtenir ce qu’il veut, l’autre à subir, que les deux contribuent la plupart du temps à la perpétuation du système.

Parfois, certaines se rebellent, et demandent justice. Et c’est là que leur crédibilité est mise à mal. Parce qu’aujourd’hui, la loi sinon son application, sont claires en la matière.

Si on n’a pas le droit de demander des faveurs sexuelles sur le lieu et dans le contexte de travail, c’est parce que les rapports de pouvoir en son sein faussent la possibilité de consentement.

Si on n’a pas le droit d’envisager des relations sexuelles avec des mineur-es, c’est parce que l’autorité que représentent les adultes se transforme en abus de pouvoir s’il consiste à leur demander des faveurs sexuelles et que le consentement ne peut pas exister.

Si on ne devrait pas pouvoir acheter des services sexuels, c’est parce que l’argent confère un pouvoir et qu’il interdit le consentement.

Si enfin toute situation qui peut s’apparenter à une situation de pouvoir de l’un-e sur l’autre (un médecin avec sa patiente, par exemple), y compris la différence d’âge (une jeunette de 20 ans face à un cinquantenaire sûr de lui), constitue un facteur aggravant en matière de viol et d’agression sexuelle.

Tout cela nous mène à une réflexion, qui émane de ce qui dit aujourd’hui la loi : pour qu’il y ait consentement, il faut qu’il n’y ait pas de rapport de pouvoir ni de domination. Nous sommes dans une société où une immense part des rapports humains sont fondés sur le pouvoir, et en particulier en matière de relations femmes-hommes, avec une société de domination masculine. Alors oui, dans ce contexte là, le présumé consentement ne peut exister. Mais en allant plus loin, on pourrait envisager que c’est le non-consentement qui devrait être présumé, sinon par la loi, du moins par celui ou celle qui cherche à obtenir un échange sexuel avec une autre personne.

Pour répondre enfin à l’inimaginable article de Marcella Iacub dans Libé (où elle va jusqu’à comparer un vol de livre à une agression sexuelle), on pourrait conclure ainsi : la liberté sexuelle, ce n’est pas le droit de coucher avec n’importe qui n’importe quand n’importe comment, c’est celui d’avoir des relations sexuelles libres parce que non subies, par exemple parce qu’on est une femme mariée à un homme qui vous bat ou harcèle, parce qu’on est une femme ou un homme qui subit des relations hétérosexuelles dans une société qui refuse l’homosexualité, etc… Et peut-être que le garant de ce droit, cela pourrait être a minima l’auto-réflexion (certain nous a dit qu’il avait beaucoup réfléchi) sur la notion de présumé non-consentement.

 

La Barbe lance un comité de soutien aux grands Hommes blancs ! (manif ce soir)

Pour faire suite à l’annonce d’hier, La Barbe publie un de ces communiqués dont elle a le secret !

Son titre, Honneur aux prédateurs, je vous laisse le découvrir !

 

La Barbe appelle à un rassemblement devant TF1 demain soir !

« Laissez-nous trousser en paix », c’est le mot d’ordre du rassemblement demain 18h30 devant TF1, 1, quai du Point du Jour à Boulogne-Billancourt.
Evidemment, c’est la version « barbe » de Pas de justice, pas de paix, alors que Dominique Strauss-Kahn doit s’exprimer demain au journal télé.
Il faut dire que l’outrecuidance de l’annonce du retour triomphal de DSK à l’antenne est sidérante (si sidéré-es, nous pouvions encore l’être).

Certain-es diront qu’on s’acharne sur DSK. Il ne s’agit pas de cela. Ce type ne m’intéresse pas. Ce qu’on veut, c’est juste mettre en évidence l’indécence « d’offrir » le plateau à un homme qui est sous le coup d’une plainte pour tentative de viol en France et n’a pas été blanchi dans l’affaire de New York. Car la personne qui va interroger DSK est une journaliste, oui. Mais c’est aussi une amie d’une autre journaliste, Anne Sinclair, l’épouse de DSK.

Je n’arrive pas à imaginer que dans un autre pays cela puisse se produire ainsi. Que le copinage entre un-e journaliste et l’interviewé soit non seulement aussi énorme, mais en plus affiché avec aussi peu de retenue, comme si c’était » bien normal ».
Cette indécence, c’est même plus que cela, c’est la violence institutionnelle, et c’est elle que nous dénonçons.

Nous voulons que les média fassent leur travail, que les politiques et les institutions entendent que les femmes sont la moitié de la société, et qu’on ne peut pas continuer à les traiter ainsi.

PAS DE JUSTICE, PAS DE PAIX !