Programme du 25 novembre : 1er volet

J’adore le féminisme. Lui seul est capable de transformer le mois de novembre en mois le plus intense de l’année ! Et en plus, il fait beau…

Donc, il sera bien impossible de tout faire, d’être partout, même de parler de tout..alors la sélection sera je le préviens, non exhaustive, mais je choisis délibérément d’être un peu moins francilienno-parisienne que d’habitude, parce que la lutte pour l’élimination des violences faites aux femmes est une cause universelle…ce sera le premier volet. Le second volet sera consacré aux événements franciliens.

Pour commencer, petit rappel sur l’origine de la journée (source Parlement de Strasbourg)

« Le 17 décembre 1999, par sa résolution 54/134, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 25 novembre Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et a invité les gouvernements, les organisations internationales et les organisations non gouvernementales à organiser ce jour-là des activités conçues pour sensibiliser l’opinion au problème. Les militants en faveur des droits des femmes ont choisi en 1981 la date du 25 novembre comme journée de lutte contre la violence, en mémoire des trois sœurs Mirabal, militantes dominicaines brutalement assassinées sur les ordres du chef de l’État, Rafael Trujillo (1930-1961) ». 

D’autres infos sur l’origine de la journée et les soeurs Mirabal, ici et

A connaître, la campagne « 16 jours pour l’élimination des violences faites aux femmes » : « In 1991, the Center for Women’s Global Leadership convened the first Women’s Global Leadership Institute (WGLI). The 23 participants came from different countries in all of the world’s regions and were drawn from a variety of fields – lawyers, policymakers, teachers, health care workers, researchers, journalists, and activists.  »

On n’en parle pas aussi souvent que de la Métropole, mais dans les Antilles et en Polynésie, on lutte contre les violences !

Selon ce site d’une radio polynésienne, (vous pouvez écouter une émission portant sur la question) : en Polynésie française une femme sur quatre subit des violences, physiques, sexuelles, psychologiques, verbales ou économiques au cours de sa vie selon la dernière étude datée de 2003. A l’occasion de cette journée du 25 novembre, le CDIFF (centre d’information des droits des femmes et des familles) a annoncé la sortie d’un guide réactualisé à destination des femmes en difficulté, elles y liront les droits auxquels elles peuvent prétendre.

En Martinique, une campagne 2011 pour l’élimination des violences a pour objectif  qui se traduit dans son slogan : « En Martinique 90% des violences sexuelles sont tues,sa kriminèl fok nou poté mannèv », « C’est criminel , traitons la question urgemment » , « d’amener la communauté dans son ensemble, à  prendre conscience du problème, de sa gravité pour la cohésion et l’épanouissement de notre société ainsi que de ses aspects destructeurs pour les victimes. Une  série de forums de sensibilisation et  d’échanges sera organisée à l’adresse  principalement  des travailleurs sociaux , des cadres associatifs ,des délégués syndicaux  et des représentants du personnel ».

En régions métropolitaines, également de nombreuses initiatives (encore une fois, non exhaustives). D’abord, comme tous les ans, le festival « Brisons le silence » contre les violences conjugales. Il commence dès cet après-midi avec une marche : « Marchons pour Briser le Silence – 14h30 à 16h30 »  Place Bellecour (Lyon 1).

Dans la banlieue de Lyon, à Vénissieux, l’association ecvf, élues contre les violences faites aux femmes, organise un colloque intitulé : « Construire ensemble une réponse cohérente et efficace contre les violences faites aux femmes »

A Nantes, les rencontres féministes europénnes, « se proposent de mener une réflexion sur l’émancipation des femmes dans l’Union Européenne à tra- vers des débats, conférences et projections de films. Comment l’Europe a-t-elle favorisé l’égalité entre femmes et hommes et comment doit-elle continuer à le faire ? Les rencontres réuniront de nombreux experts venus de toute l’Europe auront lieu au FANAL, à Saint Nazaire., du 25 au 27 novembre

Dans le Puy-de-dôme, l’exposition 24 malheurs de la vie d’une femme , se tiendra du 14 au 26 novembre 2011 à la Chapelle des Cordeliers (Clermont-Ferrand). « Elle a été conçue pour sensibiliser les visiteurs sur les violences commises sur les femmes mais surtout pour toucher et interpeller les femmes victimes de violences ainsi que leurs auteurs et les différents témoins ».

Dans la banlieue lilloise, à Lomme,  jeudi 17, Jeudi 24 et Vendredi 25 novembre, « à l’occasion de la Journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, la Ville, dans le cadre de sa politique dédiée aux droits des femmes organise pour la première fois plusieurs actions visant à sensibiliser le public sur cette thématique encore trop taboue ».

A Marseille, soirée organisée par le CIDFF Phocéen au Dock des Suds de 17H à 21H, à laquelle s’associe Amnesty International. « La Direction Départementale de la Cohésion Sociale (DDCS), le Conseil Régional PACA, le Conseil Général des Bouches du Rhône la Ville de Marseille et le CIDFF Phocéen s’associent pour organiser un évènement public à dimension départementale au Dock des Suds à Marseille le vendredi 25 novembre de 17h30 à 21h. Les OBJECTIFS de cette journée sont : sensibiliser et informer le public sur l’importance du problème des violences faites aux femmes ; promouvoir les structures ressources et les relais qui peuvent venir en aide aux victimes ».

A Toulouse, un rassemblement aura lieu le 25 novembre devant la mairie à 10h.

A Nantes, un colloque se tiendra au CHU le 24 au soir, avec projection de « la journée de la jupe » et table-ronde :

« Organisé par gynécologie sans frontières, la mission départementale aux droits des femmes et à l’égalité de la direction départementale de la cohésion sociale de Loire-Atlantique et le service de gynécologie-obstétrique médico-psycho-sociale (Ugomps) du CHU de Nantes. Au programme du colloque :les violences sexuelles et sexistes à l’école; les violences sexuelles et sexistes à l’université; les violences sexuelles et sexistes au travail. »

Projection + Exposition Blessures de femmes, photographies de Catherine Cabrol. À l’issue de la projection, une table ronde sera organisée autour de ce thème en présence de :

  • Marie-France Casalis (administratrice de l’institut de victimologie – centre de psychotrauma de Paris, responsable de la formation au sein du collectif féministe contre le viol);
  • Michele Meunier (conseillère générale de la Loire-Atlantique);
  • Emmanuelle Proteau (chargée de mission départementale aux droits des femmes et à l’égalité – DDCS de la Loire-Atlantique);
  • Dr Véronique Carton (gynécologue, Ugomps CHU Nantes);
  • Pr Henri-Jean Philippe (chef de service, maternité du CHU de Nantes, président de gynécologie sans frontières)
Voilà pour ce premier volet, j’en oublie bien évidemment, affaire à suivre…
S.G
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8 réflexions sur « Programme du 25 novembre : 1er volet »

    1. Vous êtes pour la parité, très bien ! donc, ce sera possible, le jour où 95% des agresseurs ne seront plus des hommes;
      Et aussi le jour où des hommes se réuniront pour se confronter à ce phénomène…qu’est leur violence systémique envers les femmes…

  1. a la râleuse chronique : il est vrai que le taux de viols et d’assassinats d’hommes par mois en France perpétrés par des femmes est carrément alarmant. Il faut faire quelque chose !

  2. quand j’ai publié mon article « combattre le viol » à propos du livre de Clémentine Autain, on m’a répondu :

    « Euh… il y a peut-être aussi des hommes qui se font violer par des femmes !!! »
    « La cause est juste… Et cela est indiscutable… Le propos est par contre souvent partisan…
    etc………. »

    voilà ce que j’en pense…

    Affirmer cela, c’est cautionner le viol et ne rien comprendre à la nature politique de ce crime, c’est sous-entendre en permanence que les féministes sont des hystériques qui ne pensent qu’à elles, c’est ne pas comprendre le projet politique qu’est le féminisme : une société pacifiée avec des échanges créatifs, la liberté, l’égalité et la dignité, c’est promouvoir la dignité des hommes au détriment de la dignité des femmes comme s’il y avait concurrence, c’est oublier la longue tradition antiféministe qui fait l’objet d’un remarquable ouvrage de Christine Bard, c’est faire preuve de masculinisme.

    C’est un homme Victor Khagan qui a écrit : « Le féminisme est désormais une stratégie incontournable dans la lutte contre le patriarcat et son associé le machisme, et dans la lutte pour la protection de l’Enfance. » (enfant garçon et fille)

    Ce sont des femmes qui ont écrit ces livres sur les crimes au féminin
    http://www.amazon.fr/crimes-au-féminin-Chrystèle-Bellard/dp/2296123694/
    http://www.amazon.fr/femmes-jamais-criminelles-toujours-victimes/dp/2884851194

    Ce sont des féministes (le collectif féministe cotre le viol) qui ont écrit (PDF page 4) « Il est regrettable qu’il n’y ait toujours pas de permanence spécifique pour les hommes victimes d’agressions sexuelles. »
    http://www.cfcv.asso.fr/viol-femmes-informations/c2,statistique.php?id=21

    L’action de l’AVFT a également profité aux hommes et contribué à une avancée législative positive pour améliorer les conditions de travail de toutes et tous.

    C’est l’étude de l’INSEE qui révèle : « les hommes sont aussi parfois victimes de violences conjugales, physiques ou sexuelles. Moins nombreux que les femmes, ils taisent ces violences encore plus certainement. »
    http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1180

    cf aussi le livre d’Isabelle Alonso : sexe, pourquoi on ment

    l’affaire DSK (et tant d’autres) nous rappelle combien les violences envers les femmes sont banalisées : troussage de domestique, pas mort d’homme, présomption d’innocence plus importante que le droit des victimes, le viol c’est avec un couteau et un pistolet

    ce sont les psycho-sociologues qui nous expliquent que dans notre société patriarcale (« les hommes sont dominants », « les femmes sont douces »), la violence faite aux hommes ou bien la violence exercée par une femme, c’est difficile à penser et à prendre en considération : comment stigmatiser et accuser les féministes qui précisément luttent contre le patriarcat ??? de fait, lutter contre le patriarcat, c’est lutter contre toutes les formes de violence !!!

    ce sont les hommes politiques qui banalisent les violences envers les femmes
    ce sont les hommes des médias qui banalisent les violences envers les femmes
    ce sont les hommes d’affaires qui banalisent les violences envers les femmes
    tous ces hommes, puissants, qui mènent le monde à sa perte !!!!

    ce n’est pas le travail des féministes que de mener des actions pour les hommes, non pas pour des raisons d’égoïsme ou de discrimination à l’envers mais pour une raison éthique, psychologique : «Qui est digne de la liberté n’attend pas qu’on la lui donne» Madeleine Pelletier

    les féministes ne sont pas là pour torcher les fesses des messieurs : à un moment donné, il faut grandir et se prendre en main !!!! les féministes ne sont pas des mamans ! C’est également dans cet état d’esprit qu’on vient nous expliquer que les hommes en situation de handicap moteur ont besoin de prostituées pour mener une vie sexuelle. Eh oui les femmes sacrificielles et les hommes tout-puissants à qui ont doit tout !

    ce n’est donc pas pour des raisons de statistiques que les féministes n’ont pas à prendre en charge les violences faites aux hommes (comme si notre combat n’était pas déjà assez difficile et prenant !!!!), non, c’est pour toutes les raisons que je viens d’énoncer :
    1 – les femmes et les féministes ne nient pas les violences envers les hommes et ne disent pas que c’est moins grave, les féministes ne sont pas des hystériques égoïstes, c’est un procès d’intention sur fond de masculinisme
    2 – les hommes, puissants, banalisent les violences envers les femmes et mènent le monde à sa perte
    3 – le patriarcat contribue au fait qu’il est difficile de prendre en considération les violences envers les hommes et par les femmes
    4 – le féminisme contribue à lutter contre toutes les formes de violence
    5 – les féministes ne sont pas des mamans, le féminisme est un projet politique, pas du maternage

    et puis c’est curieux, les militants gays dans les associations dites (L)GBT perpétuent le patriarcat à longueur de temps, instrumentalisent les lesbiennes et comme par hasard, ce sont les féministes qui ne s’occupent pas des hommes victimes de violences !!!! et on leur dit jamais rien aux militants gays !
    – Michèle Causse : http://www.bagdam.org/articles/pourquoilesgays.html
    – chapitre refoulement du désir lesbien : http://dev.odilejacob.fr/catalogue/histoire/sexualites/quest-ce-quune-femme-desire-quand-elle-desire-une-femme-_9782738114457.php

    je le dis très calmement : il faut arrêter de prendre les féministes pour des imbéciles, pour des paillassons, pour des mamans, pour des vilaines dames égoïstes… ça suffit tout ce mépris !

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