POUR les personnes prostituées, CONTRE le système prostitueur.

Ce week-end, j’ai amélioré ma connaissance du système prostitueur auprès de personnes remarquables qui militent toute l’année au mouvement du nid pour un monde où l’achat d’un acte sexuel serait interdit. Car c’est bien de cela qu’il s’agit dans l’abolitionnisme. Notre but premier n’est pas de « punir » les clients. Il ne s’agit pas de « faire la morale ».  Mais de libérer le monde des femmes de la violence – parce que la prostitution est rarement un choix, et toujours une violence. C’est donc un projet humaniste.

Lutter contre le système prostitueur, cela n’est pas anodin. S’agit il de lutter contre la prostitution ? Oui. Contre le système prostitutionnel ? Non. Parce que dans le système prostitutionnel, il y a les personnes prostituées. Elles, nous devons les défendre et les accompagner. Au mouvement du nid, les bénévoles, qui sont moins de 300, rencontrent chaque année environ 5000 personnes prostituées. Si on regarde le rapport Bousquet, qui avance le chiffre de 20.000 personnes prostituées en France, qu’on le multiplie par 2 en se disant que c’est peut-être sous-évalué, on se rend compte alors que cette association de 70 ans est celle qui représente le mieux les personnes prostituées : parce qu’elle en rencontre, chaque année, de 1 sur 4 à 1 sur 8 d’entre elles.

S’agit-il d’éradiquer la prostitution ? Non, l’esclavage a été aboli, il existe malheureusement toujours; Nous ne sommes pas prohibitionnistes. Il s’agit de l’abolir. Et ce, pour des raisons qui méritent d’être expliquées en longueur. C’est pour cela que cet article, une fois n’est pas coutume, sera un peu longuet…

Quand les abolitionnistes disent qu’ils luttent contre le système prostitueur, ce qu’ils et elles disent, c’est en fait : nous luttons POUR les personnes prostituées et contre le système prostitueur. Qui compose ce dernier ? Les proxénètes : ils sont déjà punis par la loi, et la France est un des rares pays d’Europe où la répression du proxénétisme est une réalité. Ainsi, il est interdit de profiter de la prostitution d’autrui.

Deuxième prostitueur sans qui le système ne peut exister : le client. C’est lui qui est à la source de la demande. C’est lui qu’on interroge jamais et qu’on excuse toujours. Ce qu’il veut, ce qu’il fait, c’est acheter un acte sexuel qui est par définition violent. Sans lui, il n’y a pas de prostitution. Sans lui, il n’y a pas de prostitution, donc il y a une place pour la sexualité. Libérer la sexualité, c’est libérer l’acte sexuel de toute contrainte, que ce soit de la force, ou de l’argent.

Enfin, il y a un dernier acteur du système prostitueur, c’est la société qui, en n’interdisant pas l’achat d’actes sexuels et en réprimant les personnes prostituées les laisse dans une prive de leurs droits humains fondamentaux.

Pourquoi la prostitution est toujours une violence

Car la prostitution est une violence. Dans tous les cas. Peut-être certaines personnes l’ont-elles ou croient-elles l’avoir choisi. On ne peut pas exclure cette option. On n’a pas le droit de dire à une personne qu’en tant qu’individu, elle n’a pas le choix. Mais on peut décider que si on ne peut lui interdire de vendre un acte sexuel, on peut interdire l’achat de celui-ci. Parce que même si l’on admettait que dans quelques cas individuels il peut y avoir choix, cela ne peut pas constituer un projet de société, quand on sait que pour l’immense majorité des personnes prostituées, ce n’est pas un choix. Et que  pour toutes, c’est une violence. « La prostitution est le carrefour de toutes les injustices, toutes les inégalités et tous les systèmes de domination. Elle concentre toutes les exclusions. Pour nous, c’est insupportable d’entendre le discours complaisant à l’égard de cette pratique », explique Claire Quidet, porte-parole du Mouvement du Nid.

Qu’est-ce qui permet d’affirmer cela ?

  • D’abord, le fait que les violences sont extrêmement présentes avant l’entrée dans la prostitution des personnes. Les violences vécues, souvent très jeunes, les empêchent de se construire une bonne estime de soi. Dès lors qu’il y a moindre estime de soi, le risque prostitutionnel augmente. Et le manque d’estime de soi, qui mène à une dévalorisation, fait de la personne une proie pour l’emprise des manipulateurs.
  • Ensuite, les violences dans la prostitution. De la part des clients. Une étude américaine a montré  que ce sont les clients qui sont les premiers agresseurs des personnes prostituées. Violences de la part des réseaux de traite et de proxénétisme, évidemment. Mais aussi violence de la société qui au lieu d’incriminer la demande, s’en prend aux personnes prostituées. Ici, on atteint le comble de cette maxime : la victime, c’est la coupable. Cela se traduit bien sûr par la violence institutionnelle : harcèlement policier, mauvaises réception des personnes dans les services sociaux.
  • Enfin, et la violence que constitue le fait d’avoir des relations sexuelles NON DESIRéES et A REPETITION. C’est extrêmement destructeur. On a pu avancer sur la criminalisation du viol (même s’il reste beaucoup à faire), quand on a compris les conséquences destrucrices du viol. On voit mal comment un billet pourrait effacer les conséquences d’une relation sexuelle non désirée.

Une analyse féministe d’un système où le corps des femmes est au service de la sexualité des hommes

Face à ce constat, quelles options pour lutter contre le système ? Organiser la violence (réglementarisme) ? C’est impossible. La cacher (délit de racolage etc…) ? Certainement pas.

Il faut l’analyser, et c’est là qu’une grille d’analyse féministe entre en jeu, qui affirme que la prostitution est un phénomène sociétal qui s’appuie sur le système de domination masculine. En effet, qui est à la source de la prostitution ? La demande, donc les clients. Qui sont les clients ? Des hommes. Que dit la société depuis des siècles, et que le féminisme combat ? Que le corps des femmes est au service de la sexualité des hommes. grâce à une analyse du patriarcat,  le droit de cuissage a progressivement disparu, le viol a été criminalisé, puis le viol conjugal reconnu, si le harcèlement sexuel peut être condamné. Enfin, on affirme et reconnaît que la relation sexuelle doit être consentie, désirée et égalitaire. La société reconnaît qu’on ne peut pas imposer un acte sexuel par la violence ou l’abus d’autorité. Et pourtant, elle ne dit toujours pas qu’imposer un acte sexuel avec de l’argent, cela reste du viol.

La dignité de la personne humaine, et la dictature du marché

Autre argument fondamental qui entre en jeu : le principe fondamental de dignité de la personne humaine est bafoué. On achète le consentement. La personne est considérée comme un objet. C’est bien la preuve que le consentement ne peut être la clé des relations sexuelles : si on peut acheter ce dernier, le désir lui, ne s’achète JAMAIS.

Enfin, le dernier sujet de réflexion, c’est la question économique, celle du marché. Aujourd’hui, dans les relations humaines, tout peut-il faire l’objet du marché ? Y a-t-il des parties des activités humaines qui peuvent y échapper ? La question de l’argent et ce que cela rapporte à l’économie est ainsi fondamentale : en effet, il faut faire très attention quand on affirme qu’organiser un « marché » du « travail du sexe », qui serait un « travail comme un autre », c’est normal. Car si on met un pied là-dedans, on crée en réalité un marché qui se constitue d’une matière première toujours plus vaste : les femmes, les enfants, les êtres humains. Et ensuite, c’est difficile de revenir en arrière. Aujourd’hui, aux Pays-Bas, on commence à se rendre compte de la catastrophe humanitaire qu’a constitué la légalisation…et alors comment renoncer, surtout en temps de crise, à une activité qui concentre 5% du PIB du pays…

Toutes ces raisons, nous mènent à penser qu’il n’y a qu’une solution : l’abolition de la prostitution. Et que la seule façon de le faire, c’est d’adopter une loi complète d’abolition,  qui commencera : par supprimer toutes les mesures répressives à l’encontre des personnes prostituées, qui interdira l’achat d’actes sexuels en pénalisant si nécessaire le client, qui adoptera une politique de sensibilisation des jeunes et des adultes à la question de la sexualité, enfin qui organisera des alternatives pour les personnes prostituées, sur lesquelles les associations spécialisées travaillent.

Ces points, je les développerai dans un prochain article. Avant de conclure, je réaffirmerai que ce combat est un combat pour la liberté sexuelle des tous et toutes, quand la prostitution est violence sexuelle pour les personnes prostituées, aliénation pour les clients : à cet égard, l’exemple des aidants sexuels est criant : quelle estime a-t-on d’une personne en situation de handicap si on la traite à ce point différemment, et qu’alors qu’on lui refuse l’accès à l’école, au travail, à la rue, on veut affirmer qu’elle ne peut connaître autre chose en terme de sexualité qu’une masturbation remboursée par la sécurité sociale ? Quelle liberté s’accorde n’importe quel homme en imaginant qu’il peut s’épanouir sexuellement au prix de la violence et l’objectivisation d’une femme ?

Sandrine GOLDSCHMIDT

Merci à Claire Quidet dont l’argumentaire a largement inspiré cet article et me semble tellement puissant que j’ai eu envie de vous le faire partager…

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28 réflexions sur « POUR les personnes prostituées, CONTRE le système prostitueur. »

    1. Seulement, et sans être dans l’opposition stupide, je ne suis pas certain que la violence faites aux femmes disparaîtra du globe avec l’abolition du système prostitueur et cette culture machiste de merde que je réprouve et dont je me refuse depuis longtemps (logique chez un homo…) existe très malheureusement au-delà de la prostitution et de son milieu (les client et les proc…..) Faut-il donc tuer tous les hommes pour être sûr d’éradiquer la prostitution ou la violence faite aux femmes?… Bien entendu, non, mais je souligne ici que,même si j’ai lu l’article en son entier et que je l’ai compris, d’autres ne liront pas sen entier et cette petite assertion sortie de son contexte pourrait être TRÈS étrangement interprétée et synthétisée…

      1. bonjour, je ne comprends pas à quoi vous faîtes référence ? A un commentaire ou à l’article ? Où est-il question de tuer les hommes ?

  1. Hello, pourrions-nous avoir un lien vers cet argumentaire de Claire Quidet? le site du nid étant ce qu’il est, malheureusement, il faut bien trop de temps pour en faire le tour…
    Merci!

    1. désolée, ce n’est pas un lien qui est à l’origine de cet article mais une formation. L’argumentaire est donc dans cet article.

  2. évaluertn »Le système prostitueur » ! Qui peut bien comprendre ça ?
    « Abolition de la prostitution » ! Pour tout le monde, c’est l’interdiction, la prohibition… Pour la droite, c’est la chasse aux prostituées, comme la chasse aux sans papiers, la chasse aux miséreux et autres sans abris. Naturellement, ça ne supprime ni la misère, ni la crise du logement, ni l’immigration, ni la prostitution, ni le proxénétisme. Au contraire, ça enrichit les gangs, ça leur permet de recruter, de s’organiser en véritables armées, d’élaborer de véritables trusts tentaculaires, brassant des millards, de devenir des partenaires indispensables pour les puissances financières qui règnent sur les fameux marchés financiers, quand ils ne participent pas carrément aux conseils d’administration des multinationales.
    Le mot prostitution devrait disparaître du code pénal : il pénalise les victimes et protège les marchands d’esclaves, les proxénètes. Le mot prostitution nous vient d’une mentalité religieuse où l’acte sexuel prend une valeur particulière, une valeur sacrée. Personne n’empêchera jamais l’échange de n’importe quoi contre un acte sexuel. A mon avis, ce n’est d’ailleurs pas réaliste, ni même souhaitable. Même si la misère disparaît un jour.
    Il vaudrait mieux s’intéresser au « consentement », savoir de quoi il est fait, et combien de temps après un viol, ce « consentement » est considéré comme acquis. Comment évaluer l’influence de l’intimidation, du chantage et de la séquestration sur ce consentement ? Comment trouver des preuves indiscutables alors qu’on se retrouve à devoir choisir entre la parole de l’un contre celle de l’autre. Pourquoi le proxénétisme est-il moins sanctionné qu’un viol ?

    1. La prostitution, c’est la violence qui constitue à acheter un acte sexue. La liberté sexuelle, ce n’est pas la « liberté de vendre son corps », c’est l’interdiction d’acheter le corps, l’intégrité physique, l’intimité de l’autre. Justement, si le viol est -au mois dans la loi- reconnu comme un crime, c’est bien parce qu’on s’est rendu compte de la gravité des conséquences pour les victimes de subir une relation sexuelle non désirée.

  3. ‎ »dans le système prostitutionnel, il y a les personnes prostituées. Elles, nous devons les défendre et les accompagner.  » = en leur refusant des droits?

    « Si on regarde le rapport Bousquet, qui avance le chiffre de 20.000 personnes prostituées en France, qu’on le multiplie par 2 en se disant que c’est peut-être sous-évalué,  » = SCOOP!!

    « Les proxénètes : ils sont déjà punis par la loi, et la France est un des rares pays d’Europe où la répression du proxénétisme est une réalité. Ainsi, il est interdit de profiter de la prostitution d’autrui. » = l’arsenal juridique disponible pour lutter efficacement pour lutter contre les réseaux n’est pas mis à profit. Les moyens existent, et ne sont pas utilisés.
    En revanche, la/le colocataire d’unE travailleuRse du sexe risque une peine pour « proxénétisme de soutien »…

    « Ce qu’il veut, ce qu’il fait, c’est acheter un acte sexuel qui est par définition violent.  » = un peu arbitraire non?

    « Enfin, il y a un dernier acteur du système prostitueur, c’est la société qui, en n’interdisant pas l’achat d’actes sexuels et en réprimant les personnes prostituées les laisse dans une prive de leurs droits humains fondamentaux. » = et leur envoyer les flics sous prétexte d’arrêter les clients, ce n’est pas une répression indirecte???

     » Peut-être certaines personnes l’ont-elles ou croient-elles l’avoir choisi.  » = mais laissez-les parler! C’est insupportable cette manie de remettre en question la parole à la première personne… « croient-elles l’avoir choisi ».. Qui êtes vous pour savoir mieux qu’ils/elles mêmes??

    « La cacher (délit de racolage etc…) ? Certainement pas. » = ah bon? Et faire la chasse aux clientEs, ça va donner quoi à votre avis?? Plus de flics, prostitution cachée, dissimulée, ce sont les putes qui seront les premières victimes de votre merveilleux projet..

    « la seule façon de le faire, c’est d’adopter une loi complète d’abolition, qui commencera : par supprimer toutes les mesures répressives à l’encontre des personnes prostituées, qui interdira l’achat d’actes sexuels en pénalisant si nécessaire le client,  » = ce n’est pas l’exact projet actuel! La gauche, lors du vote de la résolution, s’est couchée devant la droite, pour qui il n’était évidemment pas question d’abroger le délit de racolage passif. La pénalisation des clientEs est la priorité actuelle, ajoutée au délit de racolage passif en attendant son éventuelle abrogation, ça va juste faire des ravages.

    « à cet égard, l’exemple des aidants sexuels est criant : quelle estime a-t-on d’une personne en situation de handicap si on la traite à ce point différemment, et qu’alors qu’on lui refuse l’accès à l’école, au travail, à la rue, on veut affirmer qu’elle ne peut connaître autre chose en terme de sexualité qu’une masturbation remboursée par la sécurité sociale ? » = de quoi parlez-vous??? Certaines personnes handicapées se font branler par leur MÈRE parce que rien d’autre n’est imaginé pour que leur droit à la sexualité soit respecté?? C’est certes gratuit, ça vous paraît plus enviable???

    1. -je commence par la fin et retourne au début : le viol est gratuit mais pas plus enviable. Votre exemple n’est pas une démonstration de ce que je dis serait faux.
      -Nous sommes tous et toutes contre une loi qui ne supprimerait pas la pénalisation du racolage. C’est bien pour cela que je dis complète.
      -Toutes les études de bonne foi montrent que la catastrophe pour les personnes prostituées vient non pas de l’abolition mais de la répression contre elle et encore plus de leur abandon dans la légalisation du proxénétisme dans les pays qui la pratiquent, qui voudraient bien revenir en arrière si l’argent qu’en reçoit l’Etat n’avait pas déjà tout corrompu (5% du PIB aux Pays-Bas).
      -je les laisse parler, sans aucun doute. Mais pas dire que quelques individu-e-s non représentati-f-v-es parlent au nom de la majorité silencieuseL Leur opinion ne représente qu’elles-eux mêmes.
      -les abolitionnistes n’envoient pas les flics. Ils-elles rencontrent les personnes prostituées, si elles le souhaitent, et les accompagnent, lorsqu’elles le leur demandent.
      -ce n’est pas arbitraire, puisque je le démontre en détail. On peut fournir toutes les études, bien sûr, si besoin…
      -Certainement la justice ne met pas tous les moyens possibles contre le proxénétisme. En revanche, la France est le pays d’Europe qui le fait le plus. Ceux qui le font le moins sont ceux qui l’ont légalisé. Là, les personnes prostituées ont été encore plus totalement abandonnées.
      -SCOOP n’est pas un argument. Si c’est un sarcasme, dites-le moi comme cela j’effacerai votre commentaire, puisque ceux-ci n’ont pas leur place ici. Cela dit ce serait dommage, car vos autre points méritent une réponse.
      -Nous ne refusons aucun des droits fondamentaux des personnes prostituées par l’abolition, nous contribuons à leur rendre leurs droits fandamentaux à changer le regard de la société en incriminant les vrai-e-s responsables de la prostitution : clients, proxénètes et société.

  4. Je me souviens avec un plaisir étonné de la réponse de la représentante du collectif féminin contre le viol à qui on posait la sempiternelle question du besoin irrépressible des hommes
    —-> »la main »
    A noter un film sur la lâcheté collective face au viol — 38 témoins
    un autre sur les femmes battues avec un happy end — le paradis des animaux
    et pour vous — 8 mars 2012

  5. ah voilà j’aurais peut être du voir cette article plus tôt, du coups un argumentaire un petit peut plus construit s’impose .

    Je ne remétrai pas en question que pour une majorité des prostitué il s’agit d’une violence extrême. Il parait évident aussi que la plus pars des agressions sur les prostitués viennent des clients. Mais en quoi l’interdiction des clients est une solution ? qu’est ce que cella apporte concrètement au femmes ( et hommes histoire de pas généraliser)?
    Pauser légalement que c’est immorale, et rien d’autre.

    On déplace simplement le phénomène dans d’autre pays comme l’Espagne ou les Pays-Bas .. je pense qu’a leur d’aujourd’hui il faudrait finir par admétre que les solutions pénale pour tous partout n’apporte rien…

    Ce type de lois n’aura jamais d’autre conséquence que l’isolement et la marginalisation des personnes concerné, et pour une bonne raison c’est que que les lieux de prostitution vont forcément être là ou le client prendra moins de risque. Est il compliqueras très largement le travaille des association car avants toute forme de rencontre elles seront identifier comme une institution qui pourrait leur porté préjudice et complique toute forme de dialogue.

    Il y’a aussi cette dimension du « je sais tous de toi  » au lieux d’un « je peut te comprendre » qui rend une discutions et une revalorisation de la personne compliqué. Personnellement j’ai du mal a imaginer cette façon de travailler avec les gens.
    Car biensur que les lois et les message qu’elle apporte contribue a ça propre construction paraport au « Systéme » et a toute ces représentation.

    Alors qu’en parallèle même dans ton article le manque de moyens est plus que criant, tu parle bien de bénévole donc de personne militante mais qui ne son pas formé comme éduc spé ou autre professionnelle. En quoi est ce important ? ( mais pas fondamentale mais nous ne traiteront pas le cas par cas) c’est qu’un militant a peut de temps pour ingérer des concept relationnelle basée sur l’éthique ( et ce n’est pas si facile) et qu’il le fait sur son temps libre et donc n’a pas cette connaissance si importante des instituons, des relations complexe qui existe entre les instituts leur axe politique leur accords(car elle son bien souvent différente), et qu’il ne pourrait avoir se suivit si important, sans s’empêtrer dans une relation personnelle tellement dur a gérer Ni l’investissement quotidien et le temps qu’apporte le status de professionnelle

    Former des gens, établir une éthiques et une redirection d’ensemble et non pas  » frontiste » c’est pas si facile. Et ça prend du temps. Par contre ça ce détruit vite, et ça se réduit encore plus vite. Surtout avec des mesures de bonne conscience qui permettrait aisément au politique de déléguer le problème a cette simple lois.

    Car dans le fond ce qu’attendent les gens de cette lois , c’est une réponse de l’état,le contraire de la délégation a des associations avec de petit moyen. Alors ne crions pas trop vite je vous est compris…

    Après je ne rentrerais pas non plus dans le débats de la sur diabolisation de tous les clients.. Enfin je dirais jamais que si une très belle femme me proposais une relation tarifée je dirais non…
    Et même ayant réfléchie au sujet, je ne dirais pas « moi jamais » par ce ne serait qu’un pieux mensonge !!!Sans pour autant avoir se style vacancier atroce… et on pourrait allez beaucoup plus loin et apporter d’autre choses a la reflection!!!

  6. L’argument de la plus grande dangerosité pour les prostituées de l’abolition vs légalisation est une erreur ou une tactique du système prostitueur pour perdurer. Même dans les bordels légaux, personne ne peut obliger un client à mettre un préservatif, personne ne peut contrôler son niveau de sadisme, il peut acheter le fait de mettre la tête de la prostituées dans les toilettes par exemple (lire sur le site sisyphe.org les témoignage de Rebecca Mott ancienne prostituée).

    Si les clients peuvent trouver les prostituées, alors la police peut trouver les clients, il suffit de vouloir chercher et de volonté politique: de former la police à l’idée que la prostitution est une violence, c’est ce que la Suède a réussi.

    1. Surement c’est même suédois que l’ont retrouve au pays bas franchement vous y croyais vraiment vous a cette lois qui ferais bouger les choses ? Elle n’auras même pas un impacte sur les mentalités
      Et ne seras qu’un nouvelle objet de chiffre pour la police sans incidence positive sur la vie de ces femmes qui se retrouveront dans des maison close

      Je n’est jamais porter le débat sur l’abolition vs la légalisation A aucun moment je n’est estimer que les maisons clause protéger mieux les femmes

      Même dans un appartement familiale, personne ne peut obliger un maris a ne pas battre ça femme a mort. L’omnipotence n’est que l’illusion de la vengeance et de la frustration… et je vous comprend, je comprend cette haine face a certain acte abjecte

      Mais comment vous, ne comprenez vous pas qu’il s’agit d’une mesure aveugle…

      Il est simple de pensez toujours moins de faire , La preuve est faite avec le trafic de drogue, cette argument du si les clients savent la police peut savoir est ridicule. Et d’ailleurs des projets de lois on déjà était proposer pour pénaliser les usagers de drogues (toxicoman comme vous devez vous les appelée pleins de candeur éducative)

      Sous prétexte qu’il était coupable et complice du trafic de drogue. Non il ne suffit pas de vouloir chercher tous n’est pas aussi simple, il faut avoir des moyens

      Votre idée est de mettre tous les moyens policier et financier disponible, pour arrêter TOUS les clients car ils achètent un acte sexuel non plus pour l’acte de violence tel que battre la femme en question de « l’obliger a mettre la tête dans les toilettes » mais pour cette achat, en somme vous les mettez tous au même niveau…

      Si il n’y a plus de graduation, il n’y a plus de raison ni de réflexion du côté des officier de police,car le petit client vaudra pareille qu’un violeur en série dans ces chiffres.
      Il faut ciblée ceux que l’ont veut atteindre!!!!!!!!!!!!
      Et vous pourrez autant que possible vous galvaniser d’histoire atroce ( dont il faut parler pour en exposer l’atroce réalité, sans pour autant ce galvaniser pour ce radicaliser et faire de l’abolition de grand mots quand il s’agit purement de délocalisation) Cela ne changera rien au véritable problème qu’il se pause, et qui son pour moi les suivants :

      – Le tabou que reste l’humanisation des prostitués qui ne sont que des objets mis a la disposition des clients(ce que cette lois confirmera dans l’inconscient collectif a mon sens, déjà par ce que le client est coupables par rapport a la morale et non a la victime…On le place aussi dans un cadre ou il est dans l’illégalité alors il peut ce permettre plus car il a déjà franchie les lignes pour ce qu’il achètent…)

      -L’importation de femme par des mafias afin de répondre a une attente,le manque de visibilité de l’état français auprès de ces femmes, et l’organisation qui se met en place autours de ces hommes. Ainsi que le manque d’action policière contre ceux ci dans certain cas ( je suis de belleville, ne me faite pas croire que les macros des marcheuse n’ont pas d’accords avec la police)

      -Le manque de réflexion sur les jeunes générations, au niveau de l’éducation sexuel sur le thèmes de la dominations et du pouvoirs …. qui reste un problème grave et récurent, et qui n’est pourtant jamais aborder dans l’éducation sexuel ( bien sur c’est pas abordable avants une tranche d’age de personne de 18 a 20 ans malgré qu’un premier cadre puissent être posée ou du moins évoquée pour les 15-18 ans c’est a dire l’age légale de maturité sexuel)

      Une position radicale éluderais complétement ces questions et cette discutions ainsi que les formes qu’elle doivent prendre.

      Je connais personnellement beaucoup de gens qui vont voir des prostitués. Un nombre non négligeable d’entre eux même sont allez en voir une pour leur première acte sexuel et j’ai entamer avec eux des discutions sur leur voyages, notamment en tchécoslovaque ou au pays bas, le cadre que mettais les établissement légaux pour leur montrer que eux aussi avais une image manipuler du phénomène:
      Cette fausse ambiance de boite de nuit, ces femmes qui vienne a vous, tous le cadre de la fête reproduit est fait pour mettre le client dans une position de désirer dans son esprits, lui remettre un cadre normal a son acte.
      Leur évoquée ce moment de cette façon les a fait énormément réagir les a souvent perturber au point de ne plus vraiment pouvoir s’exprimer concrètement sur le sujet…
      Il faudra que je creusent la question de ce que je pourrait en faire ressortir après un petit temps d’ingestion nécessaire pour tirée un ressentiment exploitable dans un positionnement.(je n’est pas de compétence de psychologue donc bon) Mais cela reste pour moi un indice qui laisserait pensée que l’ont peut faire réagir n importe qui a l’utilisation de ces femmes comme excuser moi du thermes,  » tampon » a la violence masculine….( car ces mon but finale c’est là ou je veut les méners a travers ces discutions… et leur vision de la prostitution)

      Et eux même après l’acte avais toujours un moment de recule par rapport a ce qu’il venait de faire et entamer généralement une discutions avec ces femmes, rapide et de bonne consciences certes. mais qui prouvent qu’ils ne sont pas non plus imperméable a la condition de ces femmes et ne serait jamais allez voir des femmes dont il savait et voyais la détresse.

      Nous somme façe a un champs de travaille qui est pour moi monumentale , de discutions, de prise en charge, d’éducation, de réflexion. Mais aussi d’attaque des réseaux mafieux et de détection de comportement problématique et de préventions des actes violents
      qui je le redit serait complétement éluder par cette lois… Et qui deviendrait le nouvelle argument a la non action sociale par les polémicien du gouvernement…

      Et si je parlais plus haut d’omnipotence, c’est bien par ce que je ne veut pas que nous abordions le problèmes sur le seul territoire français, mais que je pense encore une fois qu’il s’agit d’évitée les actes de violences extrêmes des français… ou qu’il sois dans le monde…Et de portée une nouvelle optique…
      C’est peut être un objectif bien trop utopique et je ne suis pas naïf non plus …. c’est impossible a contrôlé hors de notre territoire. et il ne s’agit pas d’un court d’une demis heure comme ce qui existe pour l’éducation sexuel ( que je ne me souvient même pas avoir effectuez pour dire a qu’elle point c’est marquant …)

      Et je fini par me demander, si en abordant le problème sur notre territoire, par le thèmes de la prostitution, nous ne fesont pas fausse route immédiate.
      Alors qu’il s’agit de le prendre par l’isolement de femme célibataire, et le pouvoir de certaine personne sur des femmes seuls plus que sur le résultat

      Du haut de mes 20 ans j’ai peut être tendance a balancer les choses avec une certaine assurance qui ne pourrait correspondre a mon vécue, pourtant je ne veut rien affirmé, je veut juste chercher et comprendre…Pour vous il sagit de faire du concret.. Enfin du concret… car pour chaque minute qu’il passe des événements dramatique ce produisent. Pour moi ce concret immédiat ne peut être autrement qu’une actions auprès des femmes, et le risque de cette lois et la cristallisation de frustration, et la fin de toute ouverture au débat…Une simple délocalisation provoquant peut être pire et ne responsabilisant personne. Le phénomène resterait banaliser au même titre qu’un « oarf tu t’es fait chopée avec ta barrette,relou ».. atroce vous ne trouvez pas ?

      Nous rentrons a mon sens dans une époque charnière d’un nouveaux mode de pensée,vision de l’homme, et de construction d’un être humains.
      Nous avons posée beaucoup d’acquis fondamentaux sans pour autant posée de concept d’éducation et de réflexion forte autours de la conditions humaine de l’envie et des besoins sexuel, ainsi que la place de celle ci dans notre société ainsi que ça transmission dans l’éducation.
      Et je pense que c’est plus de ça dont il est question.

  7. L’argument de la plus grande dangerosité pour les prostituées de l’abolition vs légalisation est une erreur ou une tactique du système prostitueur pour perdurer. Même dans les bordels légaux, personne ne peut obliger un client à mettre un préservatif, personne ne peut contrôler son niveau de sadisme, il peut acheter le fait de mettre la tête de la prostituées dans les toilettes par exemple (lire sur le site sisyphe.org les témoignage de Rebecca Mott ancienne prostituée).

    Si les clients peuvent trouver les prostituées, alors la police peut trouver les clients, il suffit de vouloir chercher et de volonté politique: de former la police à l’idée que la prostitution est une violence, c’est ce que la Suède a réussi.

    1. Vous ne savez sûrement pas que la loi suédoise qui ne faisait pas l’unanimité en Suède lors de son adoption est actuellement plébiscitée par 80% de la population, il y a donc eu véritablement évolution des mentalités et la recherche sociologique montre que le pourcentage des clients a été réduit de moitié. Sans parler de la traite qui y est pratiquement inexistante.
      Bien sûr la loi suédoise n’a pas « éradiqué » la prostitution, de même que la criminalisation du viol ne l’a pas éliminé, de même que les vols et les crimes font toujours partie du paysage humain, mais sans la peur du gendarme, il y aurait encore plus de passages à l’acte.
      De plus, un suédois pris en flagrant délit, à l’étranger d’achat de prostituée, est condamné dans son propre pays à payer une amende proportionnelle à ses revenus, les casques bleus suédois en sont conscients.

      La loi a une vertu pédagogique que vous semblez ignorer.

      La Suède ne fait pas que criminaliser le client prostitueur (c’est en son nom que des femmes de tous âges et de tous pays se retrouvent dans l’enfer de la prostitution), elle a un programme de réinsertion des personnes prostituées, et elle a mis sur pied un programme d’écoute des acheteurs de sexe. Par écoute, je veux dire qu’il y a en Suède en direction des clients des actions pour les aider à se débarrasser de ce qui est une addiction au fast sex et parfois au sadisme sans poursuite judiciaire.

      Où est la relation sexuelle dans la prostitution ? Il n’y a pas de relation, le client paye pour « fais ce que je te dis » une personne qui ne le désire pas.

      Il ne peut que rester dans sa frustration.

  8. Merci pour ton article et aussi les commentaires très bien argumentés. Je viens d’aller faire un tour sur la partie « prostitution » du forum doctissimo, ça fait peur.

  9. Bonjour,
    J ai lu votre article avec intéret ayant été moi meme un client prostituteur. Je suis favorable à votre démarche visant à l abolition et la pénalisation du client.
    Comme explique dans cet article http://sisyphe.org/spip.php?article3744, ces mesures permettraient de décourager l acheteur occasionnel qui compose la plus grosse partie des clients. Plus que décourager je pense également que ce serait un début de sensibilisation à la violence de l acte prostituteur, qui devrait également etre accompagné par des sessions de sensibilisation des adolescents et jeunes adultes comme vous le preconisez.
    J aimerais savoir si je peux vous etre d une quelconque aide dans votre engagement, soit par la signature d une pétition, par une action de témoignage ou tout autre moyen qui vous semblerez utile à votre combat.
    Cordialement,

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