Pour ne plus en finir avec le poil : féministes, hystériques et poilues

Il faudrait quand même qu’on finisse par s’y faire, par l’accepter :

L’être humain a des poils.Et il n’y a vraiment pas de raison d’en avoir honte, ni de vouloir en finir avec le poil.

L’humain a moins de poils que d’autres animaux, certes, mais il en a. C’est d’ailleurs un sérieux défaut : c’est moins doux, moins beau, moins chaud. Du coup, on est obligé-es de se vêtir et de se fabriquer des duvets. Ce qui nous entraîne ensuite à la catégorisation de l’espèce en deux sexes : féminin et masculin. Parce qu’avoir à nous vêtir, c’est donner le loisir de créer des « normes sexuées » en matière de vêtement, celles-là même qui de la jupe au niqab en passant par le talon aiguille nous font tellement de mal. Et c’est donner l’illusion à certain-e-s qu’il faudrait se débarrasser de tout ce qu’il y a de poilu en nous…

Mais comme tout n’est pas si mal fait dans la nature, au moins avant que les humains ne l’essentialisent donc, les endroits où l’animal humain a toujours des poils, sont plutôt bien choisis.

Sur le caillou, d’abord. Les cheveux, c’est beau. Si les hommes ne sont globalement pas très beaux, et les femmes globalement assez belles, ce n’est pas parce qu’elles sont des femmes et qu’ils sont des hommes. C’est parce que la construction sociale nous fait avoir des cheveux longs, leur fait avoir des cheveux courts. Et de plus en plus courts. Jusqu’à nous montrer des cranes chauves pas toujours bien proportionnés (à quelques expressions près). Les cheveux adoucissent le visage, détournent l’attention des imperfections, et nous rendent un peu moins nu-e-s.

Mais le poil, ça n’est pas que beau. C’est aussi protecteur. Sous les bras, d’abord. Les aisselles sont des zones sensibles du corps humain, et  perméables aux irritations. Le poil y fait rempart. pourtant, depuis quelques décennies, il a totalement disparu, au profit de produits déodorants nocifs mais enrichissants…pour l’industrie.

Sur le pubis, c’est pareil, et c’est encore mieux. Zone sensible s’il en est, c’est  aussi une barrière protectrice pour les microbes. Mais en plus, dans cette zone de frottements, ils ont aussi l’avantage d’être doux. D’où…un avantage indéniable, lorsqu’on fait l’amour ! Et c’est une évidence, il est beaucoup plus confortable, agréable et excitant, et surtout moins agressif et irritant d’être protégée par ses poils plutôt que totalement épilée. « S’épiler le minou » pour plaire, c’est un peu comme vouloir faire l’amour directement sur la moquette plutôt que sur des coussins duveteux…ça râpe…et ça fait mal.

Ce n’est pas laid, non plus. Bien au contraire. Car la beauté, c’est aussi une norme, de ce qui peut nous exciter. Or la présence du poil, c’est signe qu’on est adulte. Ou, en tout cas, l’inverse est un signe qu’on ne l’est pas. Alors non seulement c’est plus agréable, mais c’est aussi plus excitant. Parce que cela n’évoque pas l’enfance, qui n’a pas de place dans une sexualité libre adulte…

Et puis, les hommes et les femmes ont du poil aux pattes. Et du poil aux bras, parfois.

Mais depuis que le cinéma -l’image animée- a créé l’image de la femme à vendre, anorexique et totalement épilée au prix de souffrances totalement inutiles, et que les marchands de l’image, les publicitaires, s’en sont emparés, évidemment, on voudrait nous faire croire qu’un femme ne peut être désirable si elle a des poils. Et de plus en plus, il semblerait qu’il faille aussi que les hommes doivent cacher ces poils que nous ne saurions voir. Ainsi, on lit, sérieusement, que la barbe n’a plus sa place chez les hommes. Bientôt, au lieu de se battre contre le diktat de l’épilation intégrale des femmes, il y en a qui vont même réclamer qu’ils se rasent le torse, peut-être ? Mais qui se permet de décider cela pour eux ? Qui se permet de décider cela pour elles ? Des « spécialistes du sexe autoproclamées » ? Il n’y a pas de spécialistes du sexe. Il n’y a que des relations sexuelles plus ou moins libres et plus ou moins réussies.

Avec ou sans poil, cela ne change rien à l’affaire. Et je prends le terrible risque de me faire traiter de féministe hystérique et poilue : parce que je le suis indéniablement : je suis féministe, j’ai un utérus et j’ai des poils…pas vous, mesdames ?

Mais je l’avoue : je pense qu’il faut une bonne dose d’héroïsme féministe pour pouvoir, à 25 ans -(je ne parle bien sûr pas de moi qui les ai dépassé depuis fort longtemps et m’épilait alors, mais de jeunes femmes que je connais), clamer haut et fort qu’elles s’en fichent.

Mais celles-là, qui n’ont pas honte de leurs poils aux pattes ou au menton, et les hommes ou les femmes qui les aiment,  il est fort à parier qu’elles jouissent et désirent plus librement que celles et ceux qui voudraient nous imposer des images de ce qui est -ou pas- désirable…

Alors poils de tous les pays, unissez-vous, et jouissez de la vie !

Sandrine Goldschmidt

Publicités

73 réflexions sur « Pour ne plus en finir avec le poil : féministes, hystériques et poilues »

  1. Je ne sais pas si je vais trop loin (je me pose la question) mais est-ce que l’éradication des poils chez les femmes n’aurait pas pour but aussi de les fragiliser face au froid ? Frileuses et tremblotantes, vacillant sur leurs talons, entravées par des tenues trop serrées, c’est pas sexy, tout cet étalage de fragilité !

  2. J’ai de la barbe – Vive la barbe et les barbus – Ah quel plaisir d’avoir une belle barbouze et s’en servir !
    C’est à peu près ce que chantaient, de mon temps, les Quatre Barbus.
    Je le chante encore, parfois, souvent, avec plus ou moins de succès et suis prêt à transposer à toutes les localisations de poil exposées au grand jour dans ce billet.
    Quant à l’aspect esthétique des cheveux longs, des cheveux courts et des crânes rasés, comme tout jugement esthétique c’est avant tout subjectif et peut être aussi de parti pris et de mode.
    Comment – disait ma petite fille à sa grand mère – pouviez vous, en ce temps là, supporter d’avoir les cheveux si courts et l’imposer à vos enfants.

  3. J’ai précisément 25 ans et des poils partout où la nature m’en a mis. Et je m’en fous. Et mon mari n’a pas son mot à dire car je ne lui demande pas de s’epiler (il n’a donc pas à me le demander). Je les enlève si je veux, pas si les autres (mon mari ou le regard « social  » aux bébés nageurs le samedi) le veulent. Donc je les enlève pas.

  4. Je me faisais la réfléxion récemment : pourquoi les hommes ne s’épilent-ils généraelement pas les jambes, les aisselles ? Pas besoin, la coupe des T-shirts et des chemises cache les aiselles, et un homme en société portera un pantalon long. Mais les femmes ? Elle sont censées montrer leurs bras, leurs jambes… Donc les femme s’épilent parce qu’on leur demande d’être plus à nue. CQFD
    Bon évidemment c’est de moins en moins valable, mais je remarque aussi que de plus en plus d’hommes s’épilent aussi.

    Sinon j’ai arrêté de m’épiler les jambes en septembre dernier (j’ai 20 ans). Mais je ne sais pas si j’aurais le courage de ne pas le faire cet été…

  5. Deux anecdotes qui m’avaient beaucoup fait rire . Comme votre article (pardon) à cause du style inattendu sur votre blog.
    Elles marquent des différences , seulement.
    A Anchorage , une de mes copines s’était fait draguée, par un descendant d’inuit, dans un bar, parce qu’elle avait un duvet blond sur la lèvre supérieure. ça l’avait complètement fasciné ..ou émoustillé.
    L’autre s’était passée à Taiwan , dans un bus, où le type à côté de moi s’était mis à me tirer sur les poils des bras. Il n’en revenait pas des mes poils aux bras et il avait voulu vérifier si ce n’était pas des faux… comme dans les films. Selon lui.
    Deux histoires de poils, ni en plus ni en trop. seulement inhabituels pour « des » qui en ont fort peu, mais que ça intéressait.

    1. En Asie, souvent les poils longs fascinent et beaucoup aiment, parce que c’est (hyper) rare. Et ce n’est pas du tout tabou, contrairement à ici (en France) où dès qu’on parle de poils ça peut potentiellement énormément gêner…

      1. J’avais pourtant entendu dire qu’au Japon, le poil est un tabou suprême. Bien plus que chez nous. Je crois même que c’est interdit d’en représenter !!

      2. À part les tautologies, je pense qu’il n’y a aucune généralité valable pour l’ensemble de l’Asie, comme « En Asie, les Asiatiques sont Asiatiques ».
        😉

        Ensuite, je tiens quand même à souligner que la culture Japonaise n’est la plupart du temps pas du tout représentative des autres cultures de l’Asie. Je pense qu’une culture relativement proche de la culture japonaise est la culture coréenne, mais je ne vois aucune autre culture proche de la culture japonaise que ça soit en Asie ou dans le reste du monde d’ailleurs.

  6. Quoi! Ce qui expliquerait la beauté des femmes serait le fait de porter des cheveux longs? Moi qui pensais que c’était, comme chez les canards ou ce sont les mâles qui sont plus agréables à regarder (en tout cas de mon point de vue), parce que c’est sur elles que repose l’obligation de séduction physique (enfin l’obligation à se transformer en un joli objet).
    Et puis c’est vrai que des femmes avec les cheveux courts, on a jamais vu ça…

    1. évidemment, ce n’est pas la seule raison. Mais
      -je ne vois vraiment pas le rapport avec les canards
      -il y a de très belles femmes avec les cheveux courts, et même de très beaux hommes avec le crâne rasé !
      -oui, je pense que les cheveux longs et lâchés sont un attribut très important de la beauté et du charme…

  7. Si les femmes prenaient autant soin des poils de leur pubis que de leurs cheveux, peut-être que les mecs voudraient moins s’en débarrasser (de ces poils bien sûr).

    Autre chose : les cunnillingus avec plein de poils, c’est légitime de trouver ça désagréable (à cause des poils) surtout quand on se bouffe des poils qui se détachent. Mais bon, ça j’imagine que c’est réservé aux professionnels du sexe auto-proclamés ou aux pervers…

    1. bon, alors là…on s’amuse
      -l’hygiène n’a rien à voir là-dedans.
      -Est-ce que les hommes s’épilent autour du sexe ?
      -euh…raté. Je n’ai vraiment aucun problème avec le cunni;-) Comme je le disais, je suis une femme, j’ai un clitoris, et c’est fait pour avoir du plaisir…
      Je n’ai de problèmes qu’avec les jugements à l’emporte pièce, les leçons de sexualité qui se préoccupent d’autre chose que de repsecter le désir réciproque et les prêt-à-penser ou les prêt-à-baiser…

      1. Sandrine

        « je pense que les cheveux longs et lâchés sont un attribut très important de la beauté et du charme… »
        comme diraient les féministes antisexistes (dont je ne suis pas) : mais c’est sexiste de penser que les cheveux longs et lâchés sont un attribut très important de la beauté et du charme.

        et tu commences ta phrase par « je pense » sur ce qui concerne un goût personnel. ne voulais-tu pas plutôt dire : j’aime, je préfère les cheveux longs et lâchés.

        on ne dit pas : le poisson c’est pas bon. on dit : je n’aime pas le poisson.

        +

        ah oui les poils pubiens sont désagréables quand on fait un cunnilingus ? je n’avais pas remarqué ! si vous n’aimez pas les femmes, essayez autre chose !

        en même temps, il parait que les hommes qui ont des exigences sur leurs compagnes cherchent à compenser leur propre faiblesse : le corps de leur compagne est une béquille !

        +

        toutes ces considérations cul-turelles avec ou sans poils, tout ça, ça me dépasse un peu, je dois le dire. Une femme 100% naturelle sans épilation, sans bijou, sans maquillage, sans talon haut, sans sac à main… où est le problème ?

        L’épilation est un acte qui consiste à modifier l’apparence de son corps d’une façon brutale : faut-il souffrir pour être belle ? Et si on choisit le rasage, quand ça repousse, bonjour !
        Quand on pense que le patriarcat, c’est l’appropriation du corps des femmes par les hommes et la volonté de contrôler le corps des femmes, il y a peut-être matière à s’interroger sur l’épilation à 33% ou 50% ou 100%.
        Et dans le long continuum des violences envers les femmes, serait-il exagéré de penser que la norme de l’épilation est le premier pas vers l’excision ?
        J’aimerais aussi interroger le lien entre la mémoire traumatique et la volonté de rendre le corps conforme à des normes esthétiques.
        En psycho-généalogie : transmission des valeurs et des pratiques corporelles des parents aux enfants ???
        Les femmes que l’on voit dans les films, les photos et les tableaux sont-elles représentatives des vraies femmes autour de nous ? Dans l’art, nous avons des images, l’expression artistique du réalisateur, du photographe, de l’artiste-peintre. Fait-on l’amour avec une femme ou avec l’image de cette femme ?
        Parmi les présentateurs des JT depuis la naissance de la télévision : combien de femmes ? combien de personnes d’origine « étrangère » ? combien de personnes en situation de handicap ?
        Se sentir bien dans sa tête et dans son corps, mener des activités stimulantes sur le plan émotionnel et créatif, prendre soin de son corps d’une façon douce (activités physiques agréables, massage, spa), développer sa confiance pour séduire, être fière de soi, vivre dans un environnement harmonieux, vivre des relations passionnantes avec les autres… après on verra si l’épilation à 33% ou 50% ou 100% est tellement nécessaire…

        et alors je me dis : dans une société machiste dévalorisante, une femme s’épile pour avoir confiance en elle (c’est une béquille) et les hommes faibles ont besoin de compagnes parfaites comme béquilles. le mélange des deux est explosif.

      2. Le cunnilingus est une de mes activités favorites, mais je déteste me prendre des poils dans la bouche quand j’en fais. J’ai le droit de trouver la texture des poils désagréable en bouche ! Non mais je rêve !! Et puis sur le clitoris il n’y a pas de poils, c’est ceux autour qui peuvent *potentiellement* gêner. Bon, en même temps je n’ai jamais pris de cours de cunnillingus alors je suis peut-être simplement ignorant des techniques subtiles.

        De plus en plus de mecs s’épilent autour du sexe, c’est sûrement dans la même lignée que cette tendance chez les femmes. C’est un effet de mode. Ça passera probablement. S’insurger contre ça, c’est comme détester les gens qui n’aiment pas le chocolat ! On a le droit d’aimer les poils autant qu’on a le droit de ne pas les aimer ! Comme pour le chocolat, ou le café pour prendre un exemple plus tranché.

      3. mais je m’en fous que vous aimiez ou non le cunnilingus ! et que vous n’aimiez pas les poils ! tant que vous n’imposez rien à votre ou vos partenaires ! on n’est pas en train de parler de vous, là !

      4. Moralité : le poil, c’est comme la religion, c’est personnel, alors foutez-nous la paix !;-)

      5. « mais je m’en fous que vous aimiez ou non le cunnilingus !  »
        Je m’en doutais bien, mais comme il y avait un message où je me suis senti à un cheveu de me faire traiter de misogyne, j’ai eu le sentiment qu’il fallait que fasse néant à l’ambiguité.

        Moi ce qui me révolte, ce sont ces messages révoltés (comme votre billet ci-présent) qui prêchent la paroisse et crachent sur tous les autres et les mettent dans un unique sac de méchants. Ce n’est pas le fond de votre message. Et comme vous avez écrit un message *public* (en tout cas ce n’est pas très *intime* si c’est un journal intime), l’effet de votre message est à double tranchant : ceux qui sont d’accord sont d’accord (superbe tautologie, vous me l’accorderez), et ceux qui ne sont pas vraiment d’accord risquent de vous trouver totalement dé-crédibilisée. Vous avez le droit de vous en moquer de ce que je pense, mais juste au cas où vous n’en seriez pas consciente, je tenais à vous faire remarquer que votre billet peut faire exactement l’inverse de ce pourquoi vous militez (ça veut dire qu’au final, quand on fait les comptes, vous avez eu des effets neutres et des effets négatifs, donc négatifs au sens « contraires à votre but »).

        Le fond de l’affaire, c’est que si quelqu’un impose quelque chose à son partenaire et que ça le rend malheureux, alors c’est de la maltraitance. (désolé d’employer le masculin, à ma décharge ce n’est pas de ma faute si la langue française est mal foutue, vieillotte et un peu archaïque). Et c’est cela qu’il faut reconnaître, pas cette stupide histoire de poils.

        Car que ça soit les poils ou tout autre chose, *imposer* à son partenaire est mal. Et je vous serai très reconnaissant si vous pouviez pousser vos gueulantes en étant un peu plus constructive et pédagogue envers ceux qui ne partagent pas déjà vos avis et surtout vos sentiments. Et j’insiste un peu parce que dans le fond je suis bien d’accord avec vos idées et je suis heureux qu’elles soient exprimées quelque part.

        Et enfin, pour en rajouter une couche, à ceux à qui il viendrait à l’idée que « des fois on n’a pas le choix », alors soit ça ne va pas du tout et c’est vraiment de la maltraitance de connard profond (et faut le quitter d’urgence ou le faire enfermer), soit c’est du masochisme et là faut pas se plaindre des autres car c’est bien de soi que vient le problème.

        Bonne continuation.

    2. Moui c’est vrai les hommes eux n’ont pas de poils sur leurs organes genitaux!? Sans parler de ceux qui en ont plein sur le visage et qu’on se tape une irritation au moindre bisou. C’est fou comme le corps d’une femme au naturel n’est pas acceptable. Il doit etre lisse, mince, epilé, moulé, maquiller, brucher. Les hommes ne se donne pas tant de peine. Mais critiquent tout de meme celles qui sont superficielle ou qui se laisse aller. Faut etre coquette sans trop que ca se voit non plus! Tepu mais pas trop!
      Je pense aussi que niveau sexe, les hommes ont encore des progrès a faire avant d’aller geindre a propos de l’epilation de leurs partenaire. Les meilleur coups d’ailleur sont ceux qui ne se plaigent pas! lol

    3. Je suis une femme et je suis tout à fait d’accord.
      Orientale de nature, je n’ai en plus, pas le poil le plus doux au monde, alors je m’enlève tout pour être douce et agréable pour mon homme. Ajoutons aussi qu’honnetement mesdames, si on est trop poilues en bas, on ressent moins les caresses qu’on peut nous procurer.

      Deuxième chose, concernant le cunnilingus tous les hommes n’ont pas envie de farfouiller dans un pubis à moumoute. Et c’est vraiment pas très classe et glamour lorsque votre homme doit s’arrêter pour enlever un poil coincé entre les deux o_O’
      De la même manière je lui demande de raccourcir ses poils à lui lorsque je veux lui faire une gâterie. Je peux vivre avec, mais c’est pas génial.

      Maintenant, je reste d’accord avec le fait que si il n’y avait pas eu dictât culturel tout le monde s’habituerait probablement à cette problématique sans soucis.

      1. Dans un monde *très macho*, de toutes façons, il n’y a pas de cunnilingus parce que le pénis doit suffire à satisfaire la femme sinon le mec est trop naze.

        Oh, j’adore, l’article wikipédia sur l’épilation est aussi chaotique que les discussions sur cette page ! 😀

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Épilation

      2. Donc l’homme raccourcit les poils et la femme enlève tout, si j’ai bien compris votre raisonnement ?
        C’est quoi ce double standard ?
        D’autre part, je trouve bcp plus doux de caresser une aisselle poilue qu’une peau rasée qui après qq heures, va piquer.
        Le poil en bouche, quelle histoire ! Cela ne m’est presque jamais arrivé et les rares fois où c’est arrivé, cela a permis une pause bienfaisante pour moi et la partenaire ! Tout le contraire du « drame » que vous semblez invoqué.
        Pour les sensations plus fortes sans poils, ce n’est pas ce que j’entends chez celles qui ont testé les deux. Il y a une différence de sensation mais ce que vous ne savez sans doute pas, c’est que chaque poil est relié à un muscle érecteur (qui le fait se redresser, voir la chair de poule) et ce muscle transmet des sensations. Sans poils, ce petit muscle n’est plus stimulé.

      3. Mr Pierre > pas besoin de vous facher ^^

        Tout ce que je viens d’énoncer fait partie de ma vie et de mon expérience de vie. Je ne tiens pas à généraliser, sauf peut être lorsque je dis « qu’honnetement mesdames, si on est trop poilues en bas, on ressent moins les caresses qu’on peut nous procurer. » , c’est l’avis que j’ai eu de copines au fur et a mesure du temps (mais pas applicables à toutes). Je sais bien que les poils sont rattachés à un système nerveux sensibles, mais la peau, sans poils ressent aussi. Pas besoin des poils pour avoir une sensation non plus ^^

        Donc ce « double standard », n’en est pas un. C’est juste une habitude de vie que j’ai. J’ai bien dit qu’une femme avec des poils pouvait tout aussi bien être très belle.

        Et dans mon expérience, à l’époque où je laissais un peu de poils, c’était quelque chose qui me mortifiais lorsque je voyais mon homme s’arrêter pour enlever un poil coincé entre les dents. Ou sinon ça le faisait rire. En tout cas, impossible d’y retourner sereinement pour moi, ou l’homme en question. Je ne dis pas que dans tout les couples c’est censé être ainsi 🙂

      4. Heu je me permet d’intervenir parce-que on doit pas être faite pareil hein ?!
        1- les poils sont tout autour du sexe, y a t-il des femmes qui en ont sur les petites lèvres et le clitoris ?
        2- Avoir des poils ou non n’a jamais rien changé au ressentie des caresses. Les poils des femmes et des hommes sur les parties génitales ne sont pas une fourrure d’ours hein .
        3- Les gâteries a monsieur, je préfère largement la douceur d’un poil long a la raideur d’un poil fraichement coupé !
        4- Le glamour heu, si en matière de sexe on commence a s’arrêter a ce genre de chose, il y a beaucoup de choses que vous ne devez pas faire.
        5- Il y a des techniques pour éviter le poils dans les dents, il faut savoir s’y prendre. ( même si ça peut arriver ).

      5. Si je peux me permettre Bullette , je ne suis pas agressive sur ce que je dis, et je parle de ma vie, donc pas besoin de me répondre ainsi .
        C’est un jugement bien sévère de me dire  » Le glamour heu, si en matière de sexe on commence a s’arrêter a ce genre de chose, il y a beaucoup de choses que vous ne devez pas faire. » alors que vous ne me connaissez en rien.
        C’est étrange de demander la tolérance et la liberté des poils, mais à contrario être « agressive » avec une personne qui dit que dans son cas, elle prefere ne pas en avoir. Poil ou pas poil, je ne pense pas qu’on peut baser la vie sexuelle d’une personne sur ce point là. Si j’ai une gêne par rapport à ça, certaines auront une gêne par rapport à leurs seins, leur ventre et j’en passe… Chacun ses réticences. Ca ne m’a pas empêchée de dire que je respectais les femmes avec des poils. Et je n’ai pas dit qu’elles n’avaient aucunes sensations. Maintenant, mes poils à moi, personnellement, je ne les ai jamais aimé. Je ne les trouvais pas doux, pas agréable et trop long. C’est ma vie, mon corps. Nous ne sommes pas toutes faites pareil mademoiselle.

        Ensuite, nous avons tous des goûts différents sur pleins de points « blond, brun, a lunettes, sans etc etc ». Donc le glamour on l’adapte à son goût. Vous ne pouvez pas ressentir du plaisir ou de l’attirance pour tout type d’hommes et de tout âges. Ou alors , effectivement, vous êtes bien au-dessus de moi !

        Sur ce, j’arrête de donner mon avis, parce qu’une discution n’est plus constructive dès le moment il y a de l’intolérance et du jugement négatif et mauvais sur l’autre.

      6. @patatoword
        Où voyez-vous que je me fâche ????
        J’ai seulement été étonné de certaines incohérences dont le double standard entre tout enlever pour les femmes et raccourcir pour les hommes.
        D’autre part, où ai-je écrit qu’il n’y avait plus de sensations sans poils ? J’ai dit qu’on perd une partie des sensations, c’est tout.
        La « beauté » est totalement subjective, je ne vois pas trop ce qu’elle vient faire dans ce débat.
        En fait, quand je vois un pubis rasé, je perds mes moyens, si vous voyez ce que je veux dire. Et je pense que cette situation est saine car j’ai l’impression de voir un pubis de fillette.
        Pour le poil en bouche, j’embrasse régulièrement le crâne de ma femme. Dois-je demander qu’elle le rase, car je pourrais avoir un cheveu en bouche ?
        Concernant ce que dit Bullette, elle parle du fait que ce qu’on entend par glamour en général dans les médias, c’est justement le glabre. Donc vos goûts correspondant à la norme, c’est plus facile d’assumer sans poil. Ne pas oublier aussi que comme la norme est le glabre, ce sont celles qui transgressent la norme qui sont agressées de par leur choix. C’est donc pas la peine de jouer au Calimero qui se sent « agressée » alors qu’on vous explique simplement un contexte et que certaines choses qui vous dérangent (comme le poil en bouche) peuvent être réglées facilement et que c’est donc un prétexte fallacieux de se raser entièrement le sexe pour cette raison.

      7. Veuillez m’excuser monsieur Pierre, j’ai pensé que votre ton était nerveux (le problème de l’écrit).
        « En fait, quand je vois un pubis rasé, je perds mes moyens, si vous voyez ce que je veux dire. Et je pense que cette situation est saine car j’ai l’impression de voir un pubis de fillette. »
        Ce que je comprends parfaitement. Mais tous les hommes n’ont pas cette impression, et toutes les femmes n’ont pas l’impression d’avoir un sexe de fillette lorsqu’elles sont entierement épilée. Vous considérez cette réaction saine, ce qui signifie qu’à contrario cela est malsain de ne pas être dérangé par un sexe sans poils ? C’est là que votre commentaire me gêne, et que je ramène cela a une perception de préférence esthétique aussi. Il ne faut pas séparer ce problème comme une notion pathologique d’être sain ou pas (c’est l’impression que vous me donnez, je peux me tromper).

        « Pour le poil en bouche, j’embrasse régulièrement le crâne de ma femme. Dois-je demander qu’elle le rase, car je pourrais avoir un cheveu en bouche ? »
        Je ne crois pas avoir été extreme dans ce que j’ai dis pour répondre par cette exemple. Ce n’est pas mon homme qui m’a demandé de me raser pour ça. Lui il s’en foutait carrement. C’est moi qui étais gênée. Pourquoi devrais-je me forcer a garder ces poil si ils me dérangent au cours de mes ébats amoureux ?

        « Donc vos goûts correspondant à la norme, c’est plus facile d’assumer sans poil. »
        C’est encore une fois un jugement de valeur qui vient de votre perception du monde. Vous ne me connaissez pas pour savoir si je suis la mode pour être dans la norme ou pas. Pour certaines personnes c’est peut-être le cas, mais en l’occurence je le répète c’est purement parce que je n’ai jamais aimé mes poils. Depuis petite je suis comme ça. Je m’épile les bras également, je préfère visuellement mais aussi, j’aime la douceur de mes bras sans poils. La même chose pour mon pubis. C’est juste une préférence personnelle. A l’époque où j’ai pété un plomb a l’encontre de ce que me disais ma mere et que je me suis rasée les jambes toute seule, j’étais la première dans tout mon groupe de copines. Et j’ai eu droit au pires critiques. Donc non, ce n’a jamais été pour entrer dans une norme. Juste pour m’apprécier. Comme quelqu’un qui mettrais des lentilles au lieu de lunettes.

        « certaines choses qui vous dérangent (comme le poil en bouche) peuvent être réglées facilement et que c’est donc un prétexte fallacieux de se raser entièrement le sexe pour cette raison. »
        Si vous relisez donc tous mes commentaires dont celui là, vous verrez que ce n’est évidement pas la seule raison.

        Ce que j’aimerais juste savoir afin d’être sûr que notre conversation est un dialogue intéressant… C’est, de la même manière que moi qui respecte les personnes qui gardent leur poils, vous respectez ceux qui les enlèvent… bien sur ? Donc vos termes « sains, mode  » et compagnie, n’a rien avoir avec une vue « agressive » des anti-poils ?

        « C’est donc pas la peine de jouer au Calimero qui se sent « agressée » alors qu’on vous explique simplement un contexte »
        Bien évident que je me sentes agressée lorsqu’on juge ma sexualité, ma personnalité, et mon homme pour une histoire de poils.
        Vous parlez de ceux qui sont agressés parce qu’ils sortent de la norme ? Que faites-vous de vos mots lorsque vous me parlez à moi ?

        Je finit en disant que je me suis exprimée calmement, mais je reste dubitative fasse à votre (bullette et vous) attitude.

      8. @patatoword, concernant la perte de mon érection, c’est qqch que je ne contrôle pas, en fait. Il n’y a rien de construit.
        Pour mieux comprendre mon malaise, jetez un oeil aux photos sur wikipedia, à la page consacrée au poil pubien. Je n’arrive pas à voir s’il s’agit du pubis d’une fillette ou d’une femme ! (dernière photo en bas à droite)
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Poil_pubien

        J’ai parlé de réaction saine dans ce sens. Car pour moi, un pubis rasé, c’est comme un torse de fillette, sans aucun érotisme.
        Si l’on demande aux hommes quel est l’attribut de féminité le plus frappant, je pense que la plupart citeront les seins (on oublie le volume ou la forme). Prenons maintenant des actrices considérées comme sexy par la plupart des hommes : Angelina Jolie, Jennifer Lopez, Penelope Cruz (n’y voyez rien de personnel).
        Imaginons maintenant en voir une dans un film non-érotique, non-porno mais avec une scène où elle se dénude. Grâce à un trucage numérique, on a fait disparaître ses seins, elle a le torse d’une fillette de 8 ans.
        La surprise passée, je pense que la plupart des hommes ne trouveront plus rien de sexy à cette femme. Elle a perdu un attribut majeur de féminité et pourtant, elle est toujours une femme.
        C’est dans cette optique que je parlais du côté sain de ma réaction.

        Vous parlez bcp de jugements de ma part. Je suis désolé de vous faire un cours de français mais le jugement consiste en une phrase du genre « c’est moche/c’est con ». Or, je n’ai pas utilisé ce vocabulaire. J’ai par contre émis des doutes sur les justifications (pas spécialement les votres d’ailleurs) généralement entendues concernant l’épilation : hygiène, « beauté », « féminité », etc. Mais si vous me dites « je préfère sans poils », je n’ai rien à dire. C’est l’expression d’un goût.
        Pour en revenir à la norme, une comparaison pour mieux me faire comprendre : je suis un hétéro et donc, dans la norme. Si un-e homosexuel-le me dit être discriminé-e, je ne vais pas répondre qqch du genre « c’est pas mon problème, moi je suis hétéro ». J’écouterai d’autant plus attentivement que justement, je suis du « bon » côté (entendez du côté de la norme) et donc, que je ne vais pas être stigmatisé. Quand j’embrasse ma femme dans la rue, ça ne gêne personne. Quand 2 hommes ou 2 femmes le font, ça pose problème aux intolérant-e-s. Tout ça pour dire que quand on vit la pilophobie comme c’est le cas avec ma femme, on s’interroge forcément sur cette intolérance. Et là, je ne parle pas du pubis qui est intime, je parle des jambes, des aisselles.

        « Pourquoi devrais-je me forcer a garder ces poil si ils me dérangent au cours de mes ébats amoureux ? »

        C’est vous qui voyez mais si lui ça ne le dérange pas, où est le problème ? Peut-être n’aurait-il jamais eu un poil coincé ? Cette histoire me rappelle des témoignages lus sur des forums.
        Bcp de femmes disent se raser les jambes toute l’année car elles craignent d’être emmenées d’urgence à l’hosto et que des médecins ou des pompiers voient leurs poils ! Elles se mettent donc une pression pour un événement qui n’arrivera peut-être jamais !
        Avez-vous pris le temps de jeter un œil à mon site ? Même s’il va à l’encontre de votre pratique, cela devrait vous intéresser.
        Voici également une scène du film « Riso amaro » (1949) avec Silvana Mangano

        Qu’en pensez-vous ?

      9. bon, ‘jespère que vous tous et toutes m’excuserez, mais je pense que je vais arrêter les commentaires sur ce post. L’idée de base est politique. Ce n’est pas un blog sexo. Je suis ravie que vous échangiez, mais avec la campagne #jenaipasportéplainte je n’ai pas le temps de tout lire; merci néanmoins de vous être intéressé-es à la question

    4. Vous pouvez demander à votre partenaire de couper les poils un peu longs… Pas la peine d’exiger l’épilation intégrale..

      Et sinon les poils aux aisselles ? aux jambes ? Quelle justification pour les retirer.

      1. Et on a oublié de parler des poils foncés autour des lèvres (de la bouche) des femmes ! 😀

    5. En 30 ans de vie sexuelle, j’ai eu 2 ou 3 fois un poil en bouche, pas de quoi imposer un rasage/une épilation à mes partenaires. De plus, il n’y a pas de poils sur le clitoris. Et si vraiment, les poils de la vulve gênent les « maladroit-e-s », pourquoi alors enlever ceux du pubis ? Tout ça c’est un prétexte bidon et c’est une bien une infantilisation inconsciente qui se cache derrière, entretenue depuis 15 ans par les pornos mainstream.

  8. J’ai toujours trouvé malsain cette fascination pour le « minou totalement épilé ». Il faut à des hommes de sexes féminins ressemblant à des sexes de gamines pour les exciter? Pour cette partie, je pense que cela vient des films pornographiques, qui un jour ont décrété que les gros plans devaient être dégagés de tout ce qui pouvait entraver la vue des lèvres et des détails de l’anatomie féminine… beaucoup voyant les films X comme des exemples d’éducation sexuelle ont alors considéré qu’une femme devait être épilée de près (voir chauve génitale) pour être bandante. Pourtant, un sexe peut rester adulte, sexy, et poilu, mais encore faut-il que les gens aient l’idée de la demie mesure, car pour la plupart tout est soit blanc soit noir : soit tu te trimballes une foufoune ressemblant à une forêt tropicale façon poils qui dépassent de tous les côté à la Jackson Five (cf : Scary Movie 1) soit tu dois avoir un truc cent pour cent épilé façon gamine de 10ans avec des nichons. Pourtant, un sexe féminin épilé tout juste ce qu’il faut est d’après moi cent fois plus excitant et sexy qu’un sexe tiraillé par la dernière épilation en date…

    1. mais est-ce que même cette demie-mesure que vous appréciez doit être une norme ? Est-ce que cela doit être à ce point une obsession ? est-ce que tout cela ne doit pas regarder que soi ? Si je me sens bien avec moi même malgré l’épilation, je n’ai rien à dire…à ceci près : est-ce qu’au moins je peux reconnaître que je le fais ainsi parce que la société l’a décidé. Est-ce que si moi je le fais en total choix, je peux me satisfaire que la socité l’impose comme un diktat aux jeunes filles, à qui l’on va dire -et certains hommes- une femme pas épilée, c’est rhédibitoire . En tant que féministe, c’est obligatoirement une question qu’on se pose.

    2. Lorsque tu es une femme, une vraie, avec des formes, même épilée, je peux t’assurer que tu n’a pas un « sexe gamine ».

      C’est un mauvais cliché de penser qu’un sexe épilé est enfantin.
      C’est une question d’anatomie aussi !

      Maintenant il y a des femmes qui ont de très beau sexes poilues. Je prends en exemple le premier épisode de la série Stargate où on peut voir Shareh toute nue (femme orientale), elle est trèèès bien fournie, mais elle a un très beau corps de femme. Tout va ensemble, c’est beau.

      Alors respectez aussi les femmes qui préfèrent être « chauve vaginale » sans tout de suite dire qu’elles aiment avoir un sexe de gamines et que leurs hommes sont des pervers.

      1. je respecte tout à fait votre façon de vous préférer et de voir ça en couple. Cela ne regarde que vous. Je parle d’un certain regard de la société qui encourage l’épilation totale dans une logique de ressemblance avec les mags pornos. et qui en même temps qu’il ôte les poils, ôte toute trace de féminité adulte. Et devient une norme de ce qui est sexy. Si on y ajoute l’hypersexualisation des petites filles, alors cela fait un tout : qui ne vous englobe pas.
        J’apprécie que vous respectiez les femmes poilues. Je rajouterais, qu’elles soient belles ou pas; Si pour elles c’est ainsi qu’elles sont bien.
        Je me bats contre l’imposition d’une norme qui feraient que des femmes ne seraient pas des femmes désirables (et ce dans une perspective hétéro mais pas que) si elles ne se conforment pas à la norme du moment. d’ailleurs, je parlais aussi des hommes à qui on voudrait dire « vous ne serez pas séduisant si vous avez de la barbe ».

      2. Oui je sais bien et j’apprécie votre tolérance et respect pour tous !
        Je répondais surtout à Bristagena Morrigan en fait. J’ai dû faire une fausse manip ?

        Ensuite la preuve de l’hypersexualisation des petites filles restent, les concours de mini-miss qui sont juste aberrantes par leur demandes (maquillages peinture, défilé maillots..)

      3. merci! en effet, dans mon tableau de bord de blog, je ne vois pas toujours qui répond à qui ! bonne journée

  9. A partir de l’article sur le problème des poils dans The Local mentionné par vpourvictime–>- un autre article sur la prostitution

  10. Hallucinée par le passage sur les cheveux !? Vous pouvez admettre que si on trouve les poils moches, c’est parce que la culture nous y invite (avec insistance), mais alors par contre pour les cheveux la culture n’a rien à voir là-dedans, les cheveux longs ce serait naturellement plus beau ?
    Moi, les femmes aux cheveux courts me font baver d’envie tellement elles sont belles. Les cheveux longs me laissent de marbre, et il y a beaucoup de femmes à qui ça ne va pas du tout d’ailleurs, mais qui ne tenteront jamais autre chose car on leur apprend que leur beauté réside dans leurs cheveux !

    1. bien évidemment, vous pouvez aimer les cheveux courts autant que vous voulez, je ne me même pas de vos goûts! je ne naturalise pas la beauté des cheveux longs…c’est juste plus facile de cacher certaines choses avec des cheveux longs. Je trouve même que certaines femmes ou hommes chauves sont magnifiques. Aucun rapport avec mon propos…

  11. « Si les hommes ne sont globalement pas très beaux, et les femmes globalement assez belles … »

    Ma première réaction à chaud: c’est discriminatoire pour les hommes. La deuxième réaction, qui suit de quelques fraction de secondes la première: on va demander, pour voir.
    Et puis je me dis que c’est peut-être de l’ironie…mais alors dans quel but?

    Donc voilà, alors que je pourrais écrire plein de compliments sur l’article, avec en sus mon avis (sensiblement pro-poil ^^) sur la question…

    …j’aimerais connaître l’intention de l’auteure sur le sens de cette (partie de) phrase 🙂

    Merci pour votre article (bin oui, quand même) qui est facile à lire, pas trop long, et cependant sait être complet!!

    1. ce n’est pas discriminatoire…tout au plus on pourrait dire que je généralise…mais je dis « globalement »…et je n’en tire aucune conséquence en terme de ce à quoi ils ont droit ou peuvent avoir accès…

      je ne dis pas non plus que les hommes ne peuvent pas être beaux parce qu’ils sont des hommes ! je les défends même, puisque je dis que c’est parce qu’ils n’osent pas les cheveux longs…et puis je vous rassure, je ne juge pas les hommes sur leur physique… C’est un peu ironique, mais pas tout à fait. C’est surtout pas très « sérieux », contrairement à ce que j’écris la plupart du temps… J’aime bien égratigner un peu l’ego des hommes. Plus que de l’ironie, c’est de la taquinerie…

  12. Bon alors là, je ne suis pas d’accord du tout, et vous êtes extremistes avec vos discours « si un homme aime un sexe totalement épilé, c’est un pervers amateur de hard, voire à tendance pédophile », c’est même pire que les discours des terroristes du poil! On fait ce qu’on veut, c’est le principe de la liberté, non? Et si je suis féministe et épilée, c’est mon droit! Perso je trouve degueu les poils pubiens des autres, à la plage je déteste voir ceux de celles qui ne s’épilent pas, de même que je trouverait degueu de voir ceux des hommes s’ils portaient des slips de bain et que ça dépassait! Pareil pour les aisselles, hommes ou femmes, c’est votre droit de ne pas vous épiler, mais dans ce cas mettez des tee-shirts à manches et des shorty et évitez les débardeurs et maillots échancrés! Ou alors assumez nos regards dégoûtés, c’est votre droit (bizarre de revendiquer le droit de laisser déborder des poils pubiens!) d’exhiber vos poils intimes, c’est notre droit d’en être dégoûté.

    1. euh déformer mes propos, c’est un principe ? je n’ai qu’un moto : le poil, c’est comme la religion, c’est personnel…
      or on nous impose un diktat d’épilation, parce qu’on est des nanas. Je ne critique QUE ça.

      1. S’il y a autant de réactions qui « déforment » vos propos, c’est parce que il faut l’admettre, ils ne sont pas si clairs que ça. Et c’est normal, quand on pousse une gueulante, c’est extrêmement naïf de croire qu’on est objectif et sans ambiguité.

        On peut faire l’effort de « lire entre les lignes » et de deviner correctement les intonations que vous mettez dans vos phrases (degré d’ironie, etc.). Mais c’est alors très élitiste de la part de l’auteur et il faut assumer cet élitisme ; et surtout ne pas s’étonner que des gens ne comprennent pas vos propos dans le sens où vous les employiez.

    2. « c’est votre droit de ne pas vous épiler, mais dans ce cas mettez des tee-shirts à manches et des shorty et évitez les débardeurs et maillots échancrés!  »

      Mais quelle déférence, Diana. Or donc, les femmes et les hommes peuvent garder leurs poils mais doivent les cacher. Ôtez-moi d’un doute mais en Afghanistan et d’autres terres intégristes, les femmes DOIVENT cacher leurs cheveux sous peine de passer pour des sal… Vous êtes donc une intégriste du glabre, si je comprends bien ?
      Il fut une époque pas si lointaine ou les Beurs/Italiens/Portugais étaient stigmatisés en France, de par leur « différence ». Votre discours sectaire et stigmatisant est exactement le même ! Ma femme garde ses poils et des pilophobes dans votre genre l’insulte à la piscine (Chewbacca, yeti) et c’est ma femme qui a un problème ? Non mais j’hallucine là. La prochaine fois qu’un-e ami-e gay me dira qu’on l’a insulté-e parce qu’il/elle embrassait son/sa partenaire, je dirai comme vous : yakapa provoquer cette situation car cela dégoûte les homophobes.
      Vous inversez le problème : chacun-e est libre de garder son corps intact, du même qu’on est propre. L’épilation n’est en aucun cas une mesure hygié,ique, sans quoi elle serait prescrite par les médecins.
      Personne ne vous demande d’aimer les poils mais d’être INDIFFERENTE avec ce que les femmes font de leur corps. Je trouve ça pathétique d’avoir à expliquer cela à qqne qui se prétend féministe.
      Un peu de lecture pour vous, si vous cliquez sur mon site.

    3. Les poils sont une composante normale du corps.

      Je trouve ça totalement aberrant qu’on trouve une partie du corps, normal et saine, « dégoûtante »…

    4. Quelqu’un qui encourage l’oppression vis à vis du corps de chaque individu quelque soit son sexe, n’a rien de féministe. Le féminisme veut tuer l’oppression que le patriarcat a exercé sur le corps des femmes, mais cela ne veut pas dire qu’il faut en créer une commune chez les hommes et les femmes « pour qu’il n’y est plus de sexisme ». Surtout que là, il s’agit du poil qui n’a absolument rien de nocif pour l’être humain, il n’y que les diktats esthétiques omniprésents dans les pubs qui sont auto-nocifs pour l’être humain, car cela le décourage à accepter son propre corps pour qu’il puisse faire marcher toute une industrie des cosmétiques. Personne n’a le droit de nous infliger des normes esthétiques par rapport à notre corps. Une femme qui a envie de garder ses poils et de ne pas s’en cacher, elle mérite autant de respect que celle qui s’épile et ne s’en cache pas. Garder ses poils devraient être respectés comme quand on décide de garder nos cheveux longs ou courts, ça n’appartient qu’à nous même et ça n’a rien d’anti hygiéniste, à partir du moment où ça se lave tout comme les cheveux se lavent !

  13. Très sérieusement, quand on voit la « mode » actuelle: épilation intégrale + coupe de garçonne, je me demande parfois si le but de tout ca n’est pas de supprimer toute trace de féminité.
    J’ai vraiment l’impression d’une tentative de suppression de la féminité qui peut-être fait un peu peur aux hommes (enfin, pas à moi).

    J’attend avec curiosité la prochaine mode dont le principe sera peut-être de tout faire pour que les seins soient le plus invisibles possible.

    1. C’est complètement absurde d’admettre que c’est supprimer toute trace de féminité. La féminité au sens culturel occidental, rime avec superficialité. Tandis que le masculin est perçu comme neutre, objectif (renvoyant à l’être humain). La femme ne renvoi pas à un être humain, et encore moins à cette espèce, d’où toute la superficialité qu’elle doit porter sur elle. Elle renvoi à une espèce particulière qui est lointaine de celle de l’homme, elle renvoi davantage à une sorte de créature mystique. Or pour une femme, se débarrasser de tout ce superflu qui lui a longtemps été imposée, c’est reconnaître qu’elle aussi, est un être humain, et est de la même espèce que l’homme, bien que celui-ci ait encore l’orgueil et l’ego de refuser de le reconnaître. Il n’y a rien de masculinisant à avoir les cheveux courts, porter des pantalons, et garder ses poils. Les vêtements en eux-mêmes, ne sont que des bouts de tissu qui ont une ampleur au niveau de leur signification, car c’est eux qui créent notre genre. Il ne faut pas nier que homme et femme sont tous deux de la même espèce, donc c’est entièrement normal qu’il y ait beaucoup de caractéristiques qui nous rapprochent, même si socialement et culturellement nous les nions très fortement en imposant aux femmes une superficialité et aux hommes un côté beaucoup plus naturel, sobre.
      Et je ne vois pas ce que les seins viennent faire la dedans, comme les poils, ils ont toute leur place chez notre corps. Les retirer n’aurait rien de féministe en soi.

  14. Bon, je pense qu’on va arrêter avec les commentaires sur cet article : visiblement, le poil vous préoccupe extrêmement fortement toutes et tous, c’est sidérant ! Et avez souvent un avis sur ce qui devrait être ou pas. Pas moi : je ne me préoccupe pas de ce que chaque individu fait dans sa salle de bains. Mais je parle de politique. Mon article, est, surtout destiné à faire réfléchir en osant dire les choses,et ça marche ! si vous lisez sans trop d’émotion -OMG, des poils- vous verrez que ce que je dis est : pourquoi le poil est donc tellement tabou, alors qu’il est plein de qualités ? Je ne dis ni « qu’il ne faut pas s’épiler, ni que je ne le suis pas moi-même » (je vous laisse dans le mystère : vous ne le saurez pas !), c’est un blog suivi régulièrement pas des centaines de personnes, avec mon style. Donc, je le redis, je suis féministe, hystérique et poilue (que je m’épile ou pas), parce que je suis féministe, que j’ai un utérus et des poils. Comme toute féministe, qui s’épile ou pas. Et je dis qu’incontestablement une jeune femme de 20 ou 25 ans qui se fiche d’être épilée est une héroïne, parce qu’il est beaucoup plus facile de se faire mal en s’épilant, que de ne pas se préoccuper de savoir si on plaira ou pas non épilée dés jambes ou des aisselles, devant la pression sociale que nous femme, nous subissons. Et que certains hommes renforcent, en voulant des femmes qui se conforment à leur fantasme (parce que ce n’est ni une question d’hygiène ni de soin apporté à sa personne) …

    1. Eh bien moi j’ai envie de dire que vous avez un sacré mérite, et pis toc. Parce qu’en fin de compte, exposer ces idées n’implique nullement, de un, de permettre au gens de commenter ledit écrit. Et deux, encore moins souvent les auteur-e-s prennent le temps de répondre aux critiques (parfois trop agressive).

      Alors que votre position soit extrémiste ou pas, j’aimerais vous tirez mon chapeau pour votre volonté de répondre à chacune et chacun.

    2. Tout à fait d’accord avec vous sur l’aspect politique. Comme on le voit en Suède avec l’histoire de cette femme qui se retrouve insultée sur FB parce qu’elle a été vue en public avec des poils. Des féministes ont du coup manifesté leur soutien en montrant leur pilosité aux aisselles en public.
      Bcp de personnes (pas spécialement ici mais en général) parlent de construction sociale et de culture pour justifier l’épilation féminine. Mais ça ne tient plus la route.
      Pendant des millénaires, il était « écrit » que les hommes gardaient leurs poils. Depuis une dizaine d’années, il est accepté que les homme les enlèvent, sans que personne n’insulte ces hommes. A part des réacs comme Zemmour, peu de gens en parlent négativement.
      Donc, se réfugier derrière l’argument « construction sociale » pour justifier le glabre chez les femmes n’a aucun sens : si l’on accepte de bousculer des milliers d’années de « velu » chez les hommes, il faut alors accepter qu’on transgresse le tabou des poils féminins.
      Mais dans les médias, que voit-on ? Des hommes avec ou sans poils, ce qui est une bonne chose, tous les courants sont représentés. Mais pour les femmes, on ne voit que des corps glabres ! C’est aussi aberrant que si toutes les femmes avaient une queue de cheval, un dauphin tatoué sur l’épaule gauche ou un piercing à l’arcade. Cette unanimité questionnerait, il y aurait des tas d’articles dans les médias sur cette « mode ». Or pour la pilosité féminine, il n’est en rien : le glabre est une norme intériorisée, JAMAIS remise en question. Cette unanimité est extraordinaire, au sens premier du terme. Les sociologues devraient écrire des tas d’articles sur cette conformation à une norme mais curieusement, il n’y a quasiment rien sur le sujet, alors que sur le diktat de la minceur, on est constamment assommé d’informations.
      Une autre raison de ce tabou est que les poils, c’est la sexualité. Cacher les poils, c’est en qq sorte refuser que les femmes affichent des signes de sexualité. Ce n’est pas nouveau, c’était déjà le cas chez les Anciens Grecs, l’absence de poils et de fente vulvaire (une excision symbolique) sur les tableaux et statues pendant des siècles était due à un puritanisme judéo-chrétien.

      1. L’épilation masculine est tout de même souvent questionnée, pas forcément pour dire que c’est mal mais c’est généralement présenté comme une « bizarrerie ». Quand un magazine féminin présente la chose sous la forme « qu’en pensez-vous » (et c’est généralement ce qui est fait), c’est bien qu’on ne considère pas ça comme une évidence.
        Ensuite la pilosité féminine n’est pas « JAMAIS remise en question », d’ailleurs c’est pas très gentil pour cet article de dire ça. Ce n’est pas parce qu’on ne parle pas de quelque chose au 20h qu’on n’y pense pas et que ça n’évolue pas dans le privé. Surtout quand on parle d’intimité. Et ce n’est pas parce que certaines femmes continuent de s’épiler par choix qu’elles ne sont pas conscientes que c’est une construction sociale. Je bois du vin au repas et non de la bière, c’est purement culturel également, ça n’empêche pas que je préfère et continuerai de boire du vin à mon repas. Bref, je pense qu’il faut relativiser un certain nombre de choses, je ne dis pas que c’est une prise de conscience générale, loin de là, mais dire qu’il n’y a pas de réflexion dessus, pas de remise en question, c’est exagéré aussi.

        Sinon les études sur le poil se multiplient ces derniers temps sur le sujet, je ne l’ai pas lue mais l’Histoire du poil de Joël Cornette et Marie-France Auzepy est vraisemblablement une bonne étude historique, et j’essaierai de retrouver la référence d’un ouvrage d’anthropo dont on m’a parlé, il me semble.

    3. Ana disait

      « L’épilation masculine est tout de même souvent questionnée, »

      Je ne suis pas d’accord. Ouvrez n’importe quelle publicité (même de chez Lidl ou Aldi) et que constate-t-on ? Tous les hommes ont le torse glabre ! Dans la plupart des pubs télé aussi, d’ailleurs. Et je ne vois personne s’en lamenter sur les forums et les blogs. Je n’ai pas dit que c’était une évidence, je dis qu’on accepte le glabre pour les hommes sans faire de commentairess désobligeants. Alors que les femmes dans les médias sont toutes glabres ! Et si l’une d’elles montre des poils, c’est l’avalanche de réactions et de jugements !
      Je parle évidemment des médias pour le silence, ce qui se passe dans les couples, c’est autre chose. Ouvrez n’importe quel magazine « féminin » et que voit-on lorsqu’il y a un article sur les poils ? La seule question posée est : quelle méthode pour les enlever ? Jamais vous ne verrez « faut-il les enlever », ce qui est pour moi la seule question valide. Tandis que quand on parle de l’épilation des hommes, on pose effectivement la bonne question.
      Pour les femmes s’épilant par choix (càd ± 50%), très peu reconnaissent la pression sociale. J’ai eu des discussions très houleuses sur des tas de forums avec des femmes refusant catégoriquement toute notion de pression sociale. Elles s’enlèvent les poils « parce que c’est moche » épicez tout. Aucun recul, aucune analyse de ce rejet de son propre corps.
      Vous parlez de vin et de bière mais ça n’a rien à voir avec la sexualité ! Relisez ma réponse précédente, je mets en avant que la norme du glabre est une façon de nier la sexualité des femmes. Cela ne sort pas de mon pouce mais ce sont les historiens qui le disent !

      Vous parlez de Joël Cornette, j’ai échangé des mails avec lui car je l’ai entendu sur France-Culture. Je lui ai transmis le lien vers mon site et il en était scié, il n’imaginait pas que j’aie pu faire un tel travail de compilation. Il reconnaissait humblement ne pas avoir abordé la pilosité sous le même angle que moi et y pense pour un prochain livre.
      Prenez le temps de lire mon site (il est long mais tout tient sur une page) et vous comprendrez mieux de quoi je parle.

      1. « Elles s’enlèvent les poils “parce que c’est moche” épicez tout. Aucun recul, aucune analyse de ce rejet de son propre corps. »
        Certes, mais l’introspection n’est tristement pas un privilège universel. Quand bien même nous possédons ce privilège, nous avons la liberté de choisir de ne pas en user.

        « je mets en avant que la norme du glabre est une façon de nier la sexualité des femmes. »
        Certes, mais tout le monde n’est pas obligé d’adopter votre point de vue.

        J’ai parcouru très rapidement votre texte « PF », et il me semble qu’à aucun moment vous n’évoquez l’oxydation de la sueur… et surtout vous ne parlez pas de l’oxydation de la sueur quand elle se passe enfermée sous des couches de tissus qui empêchent la ventilation. Et aujourd’hui, quand une femme porte un pantalon moulant toute une journée, *potentiellement* (ça dépend des personnes et ça dépend des efforts physiques etc.) à la fin de la journée ça peut sentir super fort au niveau des poils…
        (Extrêmement, avis aux femmes : ne mettez que des jupes en bas, ne mettez pas de culotte, et écartez bien les jambes pour une bonne aération de vos poils et une bonne diffusion de vos bonnes phéromones)

        Malgré la taille de votre texte (environ 100 à 200 pages au format livre de poche), votre vision reste assez simpliste. Et malgré votre grand travail de recherche, votre texte est extrêmement politique donc subjectif. Bonne continuation quand même, car il faut bien qu’il y ait des gens comme vous qui se plaignent de ces travers de notre société cosmopolite.

      2. « ça dépend des personnes et ça dépend des efforts physiques etc.) »
        Donc vous êtes en train de me dire que l’oxydation de la sueur (qui est un problème de peau et non de poils) est réglé sans poils ? En gros, qu’il n’est plus nécessaire de se laver si on enlève les poils, c’est ça ? Avez-vous pensé que si les poils posaient un problème d’hygiène, les médecins prescriraient l’épilation ? Ils vous diront tous qu’il faut se laver les mains après avoir été aux toilettes mais je n’ai jamais entendu qu’ils préconisent aussi de se raser. J’en parle d’ailleurs sur ma page.
        De toute façon, dans la situation que vous évoquez, on passe un coup de gant de toilette ou sous la douche et le problème est réglé. Et encore une fois, les femmes qui se rasent le pubis (ou les autres parties odorantes d’ailleurs) sentent également. En été, je croise plein de femme aux aisselles glabres qui puent la sueur. Moi j’ai des poils et je ne sens rien ! Parce que j’utilise la pierre d’alun. J’ai l’impression que certaines personnes sont totalement obsédées par le fait que les poils « ça sent » qu’elles en oublient qu’il faut se laver, même sans poils ! En fait, selon mon expérience, ce sont les femmes sans poils qui sentent plus que les autres.

        « “je mets en avant que la norme du glabre est une façon de nier la sexualité des femmes.”
        Certes, mais tout le monde n’est pas obligé d’adopter votre point de vue »

        Mais ce n’est pas MON point de vue cher monsieur et c’est expliqué en détail sur mon site : pendant des siècles, les poils ont été bannis du corps des femmes dans les représentations de ce corps parce qu’ils évoquaient la sexualité ! Ce n’est pas un point de vue mais une vérité historique.

        Vous me reprochez d’être subjectif sur mon site. Croyez-vous que les MILLIONS de pages consacrées à la norme du glabre soient objectifs ? Avez-vous déjà lu les slogans de l’industrie cosmétique pour culpabiliser les femmes qui gardent leurs poils ? Pensez-vous que les femmes gardant leurs poils aux jambes et aux aisselles et qui se font insulter pour ce choix transgressif le sont selon des critères objectifs ?
        Ma page est une goutte d’eau dans un océan pilopobe et elle est tout sauf politiquement correcte. Je ne cherche pas à ce qu’on me dise « vous avez raison », je cherche à questionner les gens. Mais je constate que ma page est référencée sur le site du CNRS dans la rubrique « sites consacrés au corps ». De même, plusieurs sexologues, historiens et sociologues le connaissent et l’historien Joël Cornette, dont il est question plus haut m’a répondu ceci, suite à un mail que je lui ai envoyé « Votre travail est tout à fait impressionnant, et convainquant… » Or moi je ne suis ni historien, ni sociologue, ni rien en -ogue ! Si je suis arrivé à interpeller des gens dont c’est le métier d’étudier le corps, je pense tout de même que la notion de subjectivité qui semble vous rebuter doit être tempérée. D’ailleurs à aucun moment sur mon site, je ne dénigre les femmes qui s’enlèvent les poils. Je passe surtout du temps à démonter les arguments fallacieux utilisés la plupart du temps par les défenseurs du glabre.
        Après, il reste le goût personnel (peut-être induit par les images de glabre omniprésentes ?) et ça ne se discute pas, sauf si on accepte la notion de norme intériorisée.

      3. Je rentre de vacances et n’ai pas encore tout lu en détail, ni dans les réponses ni sur le site évidemment.
        Je répond juste à une remarque avant car j’hésitais à y répondre déjà à la réponse précédente :
        « Mais ce n’est pas MON point de vue cher monsieur et c’est expliqué en détail sur mon site : pendant des siècles, les poils ont été bannis du corps des femmes dans les représentations de ce corps parce qu’ils évoquaient la sexualité ! Ce n’est pas un point de vue mais une vérité historique. »

        C’est plus compliqué que ça. La femme nue n’est que très rarement représentée en tant que femme avant disons le XIXème voire XXème (sauf au Moyen âge mais là on ne nie pas forcément sa sexualité), quand elle est représentée c’est sous les traits d’une déesse. Du coup elle n’a pas de poils, certes, mais en vérité elle n’a pas de sexe du tout, parce que déesse et donc parfaite, et donc dans l’idéologie chrétienne sans sexualité (ce qui est assez stupide quand on connaît la mythologie, évidemment). Je simplifie énormément mais si vous avez travaillé sur le sujet, je pense que vous comprendrez de suite ce que je souligne. Ce n’est pas la femme, pas moi en tant que femme en tout cas, qui est représentée.

      4. @Ana, je pense qu’il n’est pas possible de parler de l’état d’esprit des sculpteurs grecs sans évoquer la misogynie assumée qui régnait à l’époque. Car si les statues représentaient des déesses/dieux, pourquoi celles où l’on voyait des hommes avaient un pénis, des poils pubiens et une barbe ? On pourrait aussi imaginer (avec notre vision faussée de l’époque) que les statues d’hommes soient imberbes non ? Les Grecs aimaient rappeler le côté animal des poils (ce qui en soit est absurde et prouve une méconnaissance totale de l’anatomie). Dans ce cadre-là, pourquoi affubler des dieux d’attributs  » animaux  » ?

        Je pense plutôt que les Grecs étaient obsédés par la différenciation physique entre femmes et hommes dans la vraie vie et ça se reflétait sur les statues : aux hommes les attributs  » adultes  » (pilosité, sexe), aux femmes, les attributs de la petite fille (glabre, pas de sexe). C’est normal vu qu’ils considéraient les femmes comme des monstres, des erreurs de la nature face à la perfection mâle. L’excuse de l’idéal divin est à mon avis celui des gens qui ne veulent pas voir l’aspect misogyne dans lequel baignait les Grecs, inventeurs d’une soi-disant démocratie qui excluait la moitié de la population !
        Un peu comme si je glorifiais le cinéma d’Hollywood des années 40-50 où les Noirs avaient des rôles secondaires et n’embrassaient jamais des Blanches (c’était inscrit dans le code Hays) et que j’omettais de parler de la ségrégation raciale. On pourrait aussi voir dans le cinéma d’Hollywood un certain « idéal » non ?

        D’autre part, pour les tableaux du Moyen Age, il est avéré que les élèves des écoles d’art avaient pour interdiction de représenter le corps des femmes tel qu’il était, mais celui des hommes pouvait l’être. Et les femmes sur les tableaux n’étaient pas spécialement des déesses. Les cathos ont fait bcp de tort mais ce qui s’est passé avant eux dans la représentation du corps des femmes était loin d’être mieux.

  15. J’ai lu tout l’article et tout les commentaires !
    Il arrive à point nommé pour moi, puisque demain j’ai piscine et que je n’ai pas mon épilateur. J’hésitais à raser ou à me fendre d’un pot de cire, un peu tiraillée entre les 2, maintenant je me dis carrément que c’est pas la mort.

    Globalement, je suis d’accord avec ce qui est dit. L’épilation est principalement un diktat de la société, mais comme beaucoup d’autres. Sérieux, quand je dis que je n’ai pas d’heure pour mon travail et que si ça me change je peux faire 14h-22h on me regarde de travers. La société nous veut au bureau de 9h à 18h (globalement) avec un repas à 12h ou 12h30. Alors quand la société nous dit déjà quand et comment occuper notre temps, je me dis que le poil finalement c’est presque rien !
    Cependant, là encore, on n’est pas tous égaux devant la pilosité. Pour ma part, et sans vouloir prendre de position extrême d’un côté ou de l’autre, je suis tellement poilue, que l’épilation est une question de confort. OK, je développe. Pour cibler l’épilation du minou en premier : avec plusieurs centimètres de poils, qui chez moi sont bruns, épais et nombreux, la pénétration était difficile, des fois ça griffait/démangeait, bref, vers 18 ans ça a commencé à devenir insoutenable. Du coup j’ai vu ni noir, ni blanc, mais gris : je laisse quelques millimètres. Parce que pour moi c’est confortable, et c’est mieux.
    Je pense donc qu’avant de donner un jugement de valeur sur les bienfaits -ou le contraire- de l’épilation, il faut se dire que pour certain/e/s ça peut être nécessaire.

    Après, on a tous nos critères de valeur, et je trouve de toute façon que des gens assez bêtes pour nous juger sur des considérations aussi superficielles que la présence de poils aux pattes, ne valent pas la peine d’être écouté. Je me fous assez globalement des diktats de la société, je bosse en horaire décalé dans un milieu assez tolérant, je suis gothique, percée, je fume et suis bien ronde, et en prime mon homme est homme au foyer. Mais pour mes poils je crois que je continuerai à les enlever, parce que moi ils me gênent et c’est encore la meilleure des raisons de s’épiler !

    PS : mon ex passait plus de temps que moi à s’épiler et à se raser pour être « beau » donc dans la jeune génération, sachez que c’est assez répandu !

  16. c’est marrant comme les trucs sur le poil remportent toujours un franc succès. Je me dis qu’on peut (peut être ?) avoir sur le poil comme sur le reste un avis esthétique qui ne soit pas lié à notre féminisme. Il y a des féministes qui se maquillent, portent des talons, s’habillent très féminin et portent des bijoux… On ne leur dit pas que c’est anti-féministe. Je trouve que pour le poil ça devrait être pareil. J’aime pas le poil, même pour les hommes, je ne suis pas poilue ni brune, je rase ce qui me semble superflu (l’épilation fait trop mal et surtout peut provoquer des problèmes de peau). J’aime un corps non poilu esthétiquement (je ne parle pas du sexe, car cela signale le fait d’être adulte). Je nage plusieurs fois par semaine et toute l’année, mais je ne pense pas au  » regard social » : mon corps est imparfait, je ne suis plus une « jeune fille » mais cela ne m’empêche pas de me mettre en maillot et de pratiquer le sport qui m’intéresse. Je ne porte aucun bijou, je ne suis pas « fringuée » mais je n’ai pas envie d’aisselles poilues… Comme le reste ça peut être l’obéissance à une injonction (et je suis pour lutter contre toute injonction de genre) mais ça peut être aussi une simple question de goût même si les 2 sont probablement difficiles à départager (comme dans tous les domaines…).

    1. « je ne parle pas du sexe, car cela signale le fait d’être adulte »

      Tout comme les poils aux jambes, aux aisselles, au-dessus des lèvres et sur les seins. Les fillettes prépubères n’ont qu’un duvet à ces endroits qui deviennent ce qu’on appelle des poils terminaux et qui signent la puberté (du latin pubes qui veut dire poil).
      Cette raison invoquée pour garder les poils pubiens ne me paraît donc pas objective. Il est évident que les femmes doivent décider de garder ou d’enlever leurs poils sans que cela n’entraîne de regards malveillants ni de commentaires. Malheureusement, le monde des médias ne véhicule que des images de corps de femmes glabres et cela a colonisé les esprits. Je note une très nette évolution négative : quand j’étais ado dans les années 70, des femmes gardaient leurs poils et d’autres les enlevaient, en été. Mais personne ne stigmatisait l’autre. Il y avait tolérance mutuelle. C’est depuis 95 environ que cela a changé : ma femme a toujours gardé ses poils mais subitement, sans qu’elle ne change rien à son comportement, elle a subi des regards de dégoût, suivis d’insultes. La norme est le glabre et l’industrie cosmétique joue à fond la carte de la « féminité » en prônant le glabre. Alors que justement, être féminine dans le sens « comme une femme adulte », c’est d’avoir des poils sur le corps.
      Je ne demande qu’une chose : l’indifférence pour celles qui refusent la norme. Et je précise que si une femme qui s’enlève les poils était stigmatisée, je la défendrais. Mais je n’en connais pas. Je connais trop bien le contraire, malheureusement. La situation ne s’inversera jamais pour une raison simple : garder ses poils, ça ne rapporte rien à l’industrie cosmétique. Qui n’est pas prête à lâcher un pactole.

  17. Juste pour info, si l’on parle d’épilation en général, ce n’est pas « depuis quelques décennies », ce n’est pas une tendance actuelle comme on le lit toujours. Je n’en ai moi même vu qu’un témoignage dans Lysistrata d’Aristophane, mais il y en a sans aucun doute bien d’autres. Et le poil féminin dégoûte déjà (moqueries sur l’idée de ne pas s’épiler).
    Ca n’enlève rien au fait que c’est une construction sociale, etc. mais ça mérite d’être pris en compte… Je suis moi-même d’accord avec le fond de l’article (même si je m’épile et que je continuerai de le faire, parce que je me préfère comme ça, norme ou pas norme) mais honnêtement je le trouve assez mauvais… Dans le ton comme dans les arguments.

    1. @Ana, je parle d’Aristophane sur mon site consacré à la pilosité féminine en citant différents extraits de ses oeuvres.
      Rappeler que l’épilation est ancestrale, c’est bien mais si on ne contextualise pas la pratique, c’est un peu court.
      Aristophane explique que les hommes obligeaient les femmes à enlever leurs poils parce que pour eux, les femmes étaient des monstres sans cerveau (ça, c’est Aristote et et Hippocrate qui le disaient). Donc, il fallait différencier absolument les monstres de la perfection (= les hommes) et ceux-ci ont donc imposé aux femmes l’épilation. Ce n’était pas le choix des femmes !
      En fait, c’était une infantilisation assumée car tout le monde sait que seules les fillettes prépubères (et les poupées) n’ont pas de poils.
      Régulièrement, pour justifier l’épilation, des gens me disent « mais les femmes s’épilaient déjà il y a des millénaires ». Oui et alors ? Si ce n’était pas leur choix, quel intérêt d’en parler sinon pour dénoncer cette pratique d’infantilisation au lieu de comparer l’époque actuelle avec l’enfer du passé ?

      1. C’est bien pour ça que j’ai dit « Ca n’enlève rien au fait que c’est une construction sociale, etc. mais ça mérite d’être pris en compte… ».

        Bref, je le précise parce que je trouve cet article aux arguments désastreux, et que c’est triste parce que cela devient dommageable au sujet. Je préfère pas de dénonciation qu’une mauvaise dénonciation, puisqu’elle ouvre la porte à des critiques. Bref, une belle occasion manquée qui se retourne contre l’élément défendu.
        Ce n’est que mon avis personnel.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s