Mon poisson d’avril sans bicyclette (utopie)

Photo Muriel Salmona

Féministes radicales,  comme des poissons sans bicyclette ! Voilà une belle phrase pour un 1er avril, non ?

C’est le printemps. Le soleil est au rendez-vous. Les magnolias sont plus beaux que jamais, à l’image de celles qui les accueillent dans leur jardin…

Alors pour faire un poisson d’avril, je vais faire un papier plein d’optimisme. Je dirai, comme Barbara… « pour ne plus jamais vous parler de la pluie ».

Car si le soleil reste noir, j’attendrai demain pour vous parler de l’excision universelle des femmes. Parce qu’ il y a des semaines, des jours, des soirées, qui plus que les autres, ouvrent notre être tout entier vers un ailleurs possible, une petite utopie qu’il nous revient de construire, à nous, pour nous.

Une utopie où la confiance politique, est la base de toute intimité libérée. De la compréhension enfin, de nous mêmes, sur une terre où nous devons inventer les mots pour exister, faire exister notre corps, notre esprit. Une terre où les mots, les nôtres, circulent, où l’échange entre des paroles est un lieu de sécurité, que ce soit sur internet ou sous un magnolia.

C’est un échange aussi rare qu’essentiel, aussi utopique que réel par instants.

Ce lieu, il est dans un tweet (même si ce n’est pas très poétique), une voix, une fleur, un poème ou une sensation. Il est en nous, et ne demande qu’à s’ouvrir. Chapeau bas pour cette petite utopie.

S.G
Photos Muriel Salmona