De nos insomnies, prenons la nuit !

Ah, que ça fait du bien, de trouver des sites, des videos où l’on prend la nuit sans reproduire l’oppression, sans nous réapproprier les armes de l’agresseur. Simplement pour demander qu’ils les déposent, et que soit mis fin aux violences sexuelles envers les femmes. Alors ce soir, moi qui prends la nuit depuis quelques jours, et tente de la remplir de douceur malgré les cris des écervelés qui pensent que mettre un ballon dans un filet vaut de polluer notre environnement de cris qui voudraient nous rabattre sur les murs pour que nous les rasions, ce soir je dis,  let’s take back the night !

Regardons outre-manche ce que cela veut dire, vraiment, loin des « slutwalks » que de take back the night :

Et un article à relire : http://www.feministes-radicales.org/2011/10/02/ne-laissons-pas-les-industries-sexistes-saloper-notre-lutte-contre-le-viol/

Ma citation préférée d’Andrea Dworkin

« I am whole, and I am flames. I burn. I die. From this light, later you will see. Mama, I made some light ». Andrea Dworkin

Un poème de Melanie pour la mémoire :

“A la mémoire de toutes les femmes qui ont vécu jusqu’à la mort la violence des hommes (1)

A la mémoire de toutes les femmes qui ont vécu la violence des hommes jusqu’à leur mort.

A la mémoire de toutes les femmes, mortes, ou en sursis.

A la mémoire de toutes les femmes en survie, pour qu’un jour la lumière étincelle enfin nos vies”.

(1)inscription sur un monument aux mortes de la prostitution à Montreal.

Enfin, pour accompagner cette nuit, une chanson de Barbara, « les insomnies ». Nos insomnies, avec elles, reprenons la nuit !


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1 réflexion sur « De nos insomnies, prenons la nuit ! »

  1. « I am whole, and I am flames. I burn. I die. From this light, later you will see. Mama, I made some light”.
    Andrea Dworkin

    Chaque jour, rendons hommage aux femmes qui ont éclairé nos soleils noirs.
    Que nos rêves visitent leurs mondes – notre monde halluciné, la vie retrouvée.
    Que nos insomnies se réchauffent à leurs mots.
    Que nos cauchemars retrouvent leur âme, dans une même colère, dans une même souffrance.

    Mes âmes-soeurs, à l’aurore, au crépuscule, vos lumières, toujours déverrouillent l’horizon. N’en perdons plus une lueur : respirons !
    Et si l’espoir profondément insufflé ravive toute cendre, alors consummons-nous !

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