RAGE : Viol par un adolescent, qui s’intéresse à la fille de 4 ans ?

J’ai lu cette info ce matin : un homme a été condamné à 200 euros avec sursis pour avoir giflé le garçon de 13 ans, fils d’amis (ex-amis) à lui qui a violé sa fille.

Le garçon, lui, attend de passer devant le juge des enfants de Nice. Il encourrait une peine de 10 ans de prison.
Alors certains s’indignent que la mère ait porté plainte suite à la gifle. Certes, c’est contrariant. De se dire que ni mère ni père n’ont cherché à éduquer leur enfant pour que cela ne se produise pas. Et qu’une mère puisse même le défendre.

Mais c’est surtout révoltant, enrageant, parce que tout est ici en place pour entériner la culture du viol qui sévit dans ce pays.
Personne ne se souvient donc qu’une jeune femme, Agnès, a été violée et assassinée par un adolescent récidiviste et qui aurait dû être suivi ?

Personne ne se demande pourquoi le parquet a pu accepter une plainte pour « oeil au beurre noir » suite à une gifle reçue par le garçon ? (dans cet article qui fait part des réactions indignées des internautes, le parquet se défend….)

Le parquet aurait très bien pu ne pas poursuivre. Dans tant d’affaires de viols sur enfants, il n’y a ni enquête ni poursuites.

Mais non, c’est comme s’il avait fallu le réaffirmer haut et fort : une petite fille de 4 ans n’est rien face à un garçon de 13.

Un enfant violé, une fillette violée, une femme violée, dans cette société, cela n’a donc pas d’importance au regard du risque de « perte d’honneur » pour l’homme, du fantasme de l’innocent qui serait condamné , d’une simple gifle reçue par un garçon de 13 ans  (et celles et ceux qui me connaissent savent à quel point je suis contre tout châtiment corporel envers les enfants).

Une fillette violée, c’est une enfant, une femme détruites. C’est une victime en survie. C’est une femme dont l’espérance de vie est réduite drastiquement par la violence subie (en effet, les violences sexuelles sont un facteur gigantesque de risque sur la santé des femmes). Si elle a la chance de pouvoir être prise en charge, soignée, accompagnée par des personnes vraiment compétentes (cf Muriel Salmona dans l’émission que je remets ci-dessous), alors peut être pourra-t-elle envisager de faire plus que survivre. Sauf que la société, malgré les appels de Muriel et de certaines d’entre nous, fait la sourde oreille à cet enjeu majeur de société.

En attendant, une petite fille de 4 ans a été victime d’un crime contre son humanité, et contre l’humanité toute entière : on lui a signifié, qu’elle n’était rien, qu’elle n’avait pas le droit de vivre, pas le droit d’être défendue, ni par ceux qui doivent la protéger, ses parents (qui dans ce cas, heureusement, l’ont fait), ni par la société.

Il faut que cela cesse !

PAS DE JUSTICE, PAS DE PAIX

Voici donc à nouveau le lien vers l’émission de radio libertaire où tous les arguments ci-dessus sont abordés :Pas de justice, pas de paix

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