Femen : des soldates contre le patriarcat ?

Hier, donc, les Femen se sont installées en France.
Après des semaines d’annonce, c’est fait. Elles revendiquent de vouloir faire une « armée de soldates aux seins nus » contre le patriarcat !

En attendant une analyse plus structurée et détaillée de ce débarquement dans les jours qui viennent, une réaction « à vif » et à colère…

Il faudrait selon elles, renouveler le féminisme qui ne se fait pas entendre. Pour cela, elles ont trouvé une solution : écrire des slogans clamant leur liberté sur leur poitrine nue.
Alors, le comble de la subversion ? Dans une société où la pornification des femmes est omniprésente, on trouve cela louche, dès le départ.
Un regard sur leur site, ne fait que renforcer cette impression :

Des mortes (femmes sans tête) nues, qui plus est bleu, blanc, rouge, (quand on pense au tollé qu’avait soulevé la première affiche 2011 de la marche des fiertés, on se dit que les indignations sont sélectives), qui lancent aux femmes de France une injonction : « déshabillez-vous » !

Pour être féministe, il faudrait se déshabiller, et pour le coup, ce ne serait même pas un choix. Il suffirait d’écrire je suis libre sur sa poitrine pour le devenir?
-C’est vrai qu’on a parlé plusieurs fois dans les médias des Femen depuis un an, par des opérations seins nus dont en effet, les médias ont parlé. Mais pour quel résultat ? Qu’est-ce qui a changé ? Quels membres du patriarcat en ont été gênés ? Les hommes ? non. Cette fois, l’article de Libération sur le sujet dit bien la réalité : « elles descendent vers la rue Doudeauville entourées d’une nuée de journalistes et de badauds interloqués et souvent ravis ». Souvent ravis, oui. Ca ne m’étonne pas. Cela menace-t-il pour autant les industries du sexe et la société du viol ? De la pornification des femmes (morcellement des femmes, érotisation pornographique systématique) ?A mon avis, elles aussi sont ravies.

Les seules que cela menace ici, ce sont les femmes, qui sont mises en danger : si nous ne nous mettons pas seins nus, nous ne serions plus féministes, et nous serions ringardes ?

Et les féministes donc, qui, refusant de céder à la pornification, passeront une fois de plus pour dépassées ou « coincées »…
-D’ailleurs, le simple fait qu’elles critiquent le féminisme traditionnel et se revendiquent d’Elisabeth Badinter, une des pseudo-féministes qui a des intérêts dans la pornification publicitaire, devrait suffire. La critique qu’elles font aux féministes, est la même que celle de tous les antiféministes de notre histoire. Elle n’est pas fondée sur des faits mais sur des stéréotypes de backlash. C’est un peu court.

-Autre élément : en tête de cortège, des femmes seins nus certes, mais que des femmes conformes aux normes de « beauté » de la société pornifiante. .ainsi, il ne s’agit pas de revendiquer que le corps nu des femmes est non normé. Mais cela revient à afficher un peu plus la norme violente…

-Enfin, je me rappelle la première fois que j’ai entendu parler d’elles : une femme en soubrette qui déposait une pancarte devant chez DSK. Ce n’est pas elle qui a fait évoluer les mentalités. Mais c’est sûr, elle s’est fait suffisamment remarquer pour en arriver là un an après : à s’implanter en France, et clamer une révolution féministe mondiale, avec la complaisance des médias…

-Peut être sont elles totalement sincères et convaincues que leur méthode est révolutionnaire. Et ne se rendent-elles pas compte combien dans toutes leurs actions, elles se mettent en danger, pour un résultat au mieux minimal, plus probablement contreproductif : Ellesveulent créer une armée -méthode utlra-patriaracale, ce qui par définition les met en danger. D’autant qu’elles n’ont pas les armes (même si elles mettent en place un « camp d’entraînement »), et donc qu’il s’agit, comme elles l’ont déja-fait, d’aller au « casse-pipe » (ici casse-seins). Elles l’ont déja fait d’ailleurs en Ukraine, et cela leur a valu de devoir fuir, quitter le pays parce qu’elles n’y sont pas en sécurité, d’être kidnappées et maltraitées. Or, cette mise en danger me fait vraiment penser à celle dont parle Muriel Salmona en décrivant les mécanismes post-traumatiques : ne sachant pas qu’on n’est pas responsable des traumas parce que la société depuis toujours refuse de nommer les coupables, les hommes responsables des violences faites aux femmes, et revivant des moments intolérables mais non reconnus comme tel, on est amenées à prendre des risques inconsidérés pour sa vie et sa sécurité.

Je crois qu’un féminisme radical vraiment subversif devrait être tout le contraire : non pas se balader seins nus en criant qu’on est libres et en faisant une armée qui ne fera pas le poids. Mais c’est se protéger, nous protéger,  et agir pour que plus aucune femme ne soit en danger chez elle, dans la rue, ne soit contrainte de se conformer à un modèle patriarcal, condition d’une future liberté. Encore une fois, intimer l’ordre à des femmes de se déshabiller pour revendiquer leur liberté (liberté individuelles, mais liberté pour toutes ? ), ce n’est pas les libérer, c’est nous mettre toutes en danger.
Sandrine GOLDSCHMIDT
S.G

 

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32 réflexions sur « Femen : des soldates contre le patriarcat ? »

  1. Ha et j’allais aussi pour ajouter: quand on verra des nanas seins nus qui ne soient pas des bombasses, là on pourra éventuellement penser qu’il y a un pas de côté par rapport aux standards de chosification des femmes, et encore…vu les moqueries que ça suscitera… Bref femme sois un joli corps ou tais toi….

  2. A leur décharge, elles sont vraiment abolitionnistes (je suis allée à leur évènement au lavoir moderne cet été et elles étaient parfaitement claire là dessus).
    En espérant qu’elles le restent: elles sont trèèèèèèèèèèèèèès légère quant à leur fonds politique et elles sont particulièrement mal entourées en France.

  3. Le féminisme par la preuve :  » j’ai des seins, regardez, j’écris dessus » ou  » ja vais vous apprendre à combattre à seins nus » c’est un peu simpliste .
    Il reste à espérer qu’aucune association féministe française ne se liera avec elles.
    Il se pourrait même que les supporters des pussy riots ne souhaitent pas non plus leurs conseils ou leurs interventions.
    Mais elles et les boutiques à mecs donnent surtout une impression de volonté de diversion.
    Merci pour votre déconstruction de leurs prétentions. Remarquable.

    1. Ça me fait bizarre de lire que vous espériez qu’aucune association féministe ne se liera avec elles. Même si l’on peut estimer contreproductif la manière de revendiquer, et violente, leur injonction à se déshabiller, je pense que ça ne reste pas inintéressant voire nécessaire de créer des liens avec elles (par exemple pour leur dire ce que l’on pense de leur méthodes?).

      1. Où pour se rappeler que faire la grève de la faim, s’attacher aux grilles de Buckingham Palace et se jetter sous les pattes des chevaux de George V a été le prix à payer pour que nous ayons toutes le droit de vote en Europe.

  4. Je ne serais pas aussi « tranchée » (tiens, à propos de morte !).

    Je suis habituée à la Barbiefication des femmes slaves depuis des décennies.
    Je sais ce qui se passe dans la tête des ukrainiennes polonaises et russes. Elles se barbifient au départ parce que les hommes ne s’apercoivent même pas de leur existence, sinon.
    La relation homme/femme est très différente chez elles de celle que nous connaissons en France. Depuis la chute du communisme, la mentalité a fait un bond de plusieurs siècles en arrière et la Barbiefication des filles a été très violentes.
    Donc, elles ont toujours appris que se déshabiller est le seul moyen d’être vues.
    Peu de jeunes filles slaves ne ressemblent pas à des poupées Barbie. Conditionnées dès le berceau, elles sont ce que l’on a fait d’elles. Alors maintenant, elles ont le choix de se débarbifier, ce qui n’est pas simple, ou de jouer sur ce conditionnement jusqu’à l’absurde.
    Je crois qu’il faut se mettre à leur place avant de les juger.

  5. Merci Sandrine pour votre texte intelligent et très lucide et aux commentaires intéressants qui viennent compléter les analyses.

    Si se dénuder émancipait les individus des oppressions, des aliénations, des dominations,etc., cela se saurait depuis longtemps.
    Les exhibitionnistes seraient des héros libérateurs.
    Malheureusement quand on étudie sérieusement l’histoire, excepté certains courants du nudisme, on s’aperçoit plutôt du contraire, à savoir, l’injonction à la nudité comme normes, comme punition, comme menace, comme humiliation, comme manipulation, comme dégradation, comme dépersonnification ou comme instrumentalisation va rarement dans le sens d’un progrès.

  6. @hic
    Ok . Mais ce qu’elles ont à dire , elles veulent absolument l’écrire sur leur poitrine.Comme si elles prenaient leurs seins et le déshabillage pour l’arme suprême. Ce qui selon Euterpe serait un peu le cas.
    Mais je pense surtout qu’il vaudrait mieux que le féminisme local ne leur serve pas de caution.. Les luttes des unes et autres associations françaises sont engagées sur des bases différentes; notamment celles contre la pub. sexiste, et la mise en vente du corps.
    La vérité des Femen semble n’être pas celle d’ici.
    Et si elles ont quelque chose à faire, c’est surtout chez elles si leurs méthodes sont adaptées aux mentalités de la-bas , comme le pense Euterpe.
    Rien n’empêche une certaine sympathie pour leur action si elles sont capables de les assumer sur place.
    hello Euterpe .

  7. Ce qui me semble juste bizarre c’est que leur site n’est pas en français alors qu’elles choisissent de s’implanter… en France. Ce n’est pas sérieux. Pourquoi ne pas s’implanter à Londres (par ex.) pour faire un centre « international » ? L’anglais est quand même + porteur que le français non ?

    Tiens elles arrivent juste alors qu’on vient d’obtenir un Ministère des Droits des Femmes et le mouvement féministe est bien soudé, assez pour former des manifs quasi spontanées (affaire DSK, harcèlement sexuel…) … L’arrivée de Femen arrive donc à point – elle fera le miel des journalistes – ressemble assez à une tentative des médias de reprendre le contrôle sur l’image du mouvement. Enfin ils vont pouvoir montrer autre chose que nos manifs strictement politiques et nos têtes de carême (auto-dérision bien sûr) avec des visuels qui seront cadrés serrés sur les seins (et pas du tout sur les slogans de Femen…). Ils pourront faire un article sur « LE FÉMINISME » sans que rien de féministe ne sorte vraiment… Et surtout éviter de parler de nous, les vilaines (moches pas drôles et… habillées).

    Les médias ont toujours eu besoin d’une assoc féministe qui les serve, qui sera leur « coqueluche », et dont ils reprennent ce qu’ils veulent, comme ils veulent. MAIS…. MAIS il y a cependant une différence, la grande différence est que maintenant, à l’heure d’internet bien rodé, de facebook et twitter, les médias n’ont plus tellement de poids et qu’on se passe très bien d’eux pour se faire entendre et s’organiser.

  8. Hello Gus !:) (Tu as recu ma carte, j’espère !)

    J’ai un peu tendance à croire que comme au temps des suffragistes (moquées par la mâlitude en « suffragettes ») de nouvelles avancées n’iront pas aujourdh’ui sans quelques bagarres (= (malheureusement) violences). N’oublions pas que pour obtenir le droit de vote des femmes il a fallu une morte et un certain nombre de torturées (cf. prison et gavage forcée des grévistes de la faim).
    Aujourd’hui quand on voit comment se fait recevoir La Barbe etc…dans les institutions de la République et comment le gouvernement traîne exprès les pieds dans tous les domaines qui nous intéressent, nous n’avons bientôt plus le choix que de montrer les dents.
    Vu le régime de Lukachenko, les Ukrainiennes, n’obtiendront jamais rien à la manière francaise : groupe ironique qui se colle une barbe, manifs hebdomadaire et pourparlers avec ces quelques messieurs qui font senblant de s’intéresser à nos revendications, c’est de la rigolade ! Les Femen sont dures parce qu’elles viennent d’un régime très dur. Elles sont les suffragistes de l’Ukraine. Elles ont abattu une croix à la tronconneuse pour dénoncer la complicité entre Poutine et le patriarche, deux puissances patriarcales indéboulonnables. C’est d’un COURAGE FOU car elles ont risqué cent fois leur vie. Nous ne devrions pas les juger sur leurs seins nus quand nous savons cela. Nous devons les juger sur les actes symboliques qu’elles ont osé commettre et qui méritent notre estime, notre admiration, même.
    Mais bien sûr, leur manière d’agir ne peut que choquer les francaises qui ont une culture tellement éloignée de la leur, une histoire tellement éloignée de la leur. Alors que c’est important de les soutenir.
    Pour les comprendre et comprendre l’intérêt de les soutenir il faudrait que les francaises aillent respirer cinq minutes l’air des pays de l’ancien bloc soviétique.
    On n’arrivera à rien si on fait les frileuses et les scandalisées plutôt que de se solidariser internationalement.
    On a besoin d’une solidarité internationale sans exiger de chaque femme qui se joint à la résistance qu’elle ait lu Monique Wittig (moi-même je ne l’ai pas lu, d’ailleurs je ne lis quasiment pas d’ouvrages féministes, je me renseigne juste chez celles qui les ont lus à ma place).
    Les habitants des pays slaves, en dehors des boyards, ont toujours été des paysans totalement grossiers et incultes. Les francaises de la paysannerie à la noblesse, ont toujours été cent fois plus raffinées. Ce que nous percevons comme de la vulgarité est la plupart du temps une manière d’être parfaitement normale dans un pays slave.
    On ne peut franchement pas attendre d’un groupe d’ukrainiennes un bagages semblables à celui d’une francaise.
    Ce n’est pas pour rien que César a dit qu’au delà du limes c’était inutile d’essayer de civiliser les gens, qu’ils étaient trop barbares.
    Moi je vis au-delà du limes. Je sais parfaitement ce qu’il a voulu dire.

  9. Merci Euterpe pour ton intervention et ton éclairage, je suis bienveillante a priori et surtout j’estime qu’il y a tellement de merdier sexiste que les bonnes volontés sont utiles, même si ce n’est pas le même style que soi.

    Sur mon blog, je leur ai souhaité bienvenue et bonne chance avec les machos français car l’important ce n’est pas seulement ce qu’elles veulent dire (si elles parlent) et faire passer … MAIS ce qui est repris de leurs paroles et montré (c’est là que je crains la cata, car ce sera la cata). La cata parce que les médias français sont machistes et n’attendaient que les Femen pour parler du féminisme comme ça leur chante. Et comme je disais dans un comm’ précédent, heureusement que nous n’avons quasi plus besoin des médias, on fait nos photos, on publie nos trucs et on communique entre nous.

    Ensuite, j’ai un peu peur au vu de leur visuel torse nu « bleu blanc rouge » français est de tellement mauvais goût (manque plus que le coq et la baguette de pain), on dirait des mortes… c’est une caricature, et enfin l’ordre « Françaises déshabillez vous » euh… ok hein, on attendait que ça, qu’on vienne nous filer des ordres ;o) oui madame, bien madame… pfff au secours quoi :o) « trop barbares » etc. comme tu l’écris, bon ok, après il y a les lois d’un pays, on ne peut pas non plus faire n’importe quoi, n’importe comment. Légalement…
    Alors bien sûr si on sort de la légalité… mais là : on perd sa crédibilité, son statut d’assoc… non ?
    Quant à « barbare », l’analyse de Sandrine justement, m’incite à penser, qu’avec ce que certaines femmes ont vécu ici, on a une énorme ressemblance, quelque part, avec Femen, quelque part du côté du taux d’adrénaline + que de la poitrine… et bien sur que de se mettre en danger booste l’adrénaline. Mais c’est une pente dangereuse ça.

    Je vais dire mon avis profond : tout ça manque d’humour. Leur visuel « déshabillez vous » avec ces 3 corps bleu blanc rouge SANS TÊTE… fait peur. Il rappelle justement la contrainte, la violence. Aucun humour. Ce visuel pour moi il est SORDIDE et autoritaire. Tout ce que je déteste…

    Enfin, pour finir sur une note + légère, je crois qu’elles n’ont pas bien compris, elles sont dans le pays où les gens gardent même leur maillot de bain pour se savonner à la piscine… ;o)

  10. si on pouvait éviter les clichés racistes sur les « filles de l’est » (leur beauté, leur sexualisation) et les paysans slaves …
    si on pouvait aussi éviter le relativisme culturel, du style « ah mais les seins nus, là bas, ça veut dire tout autre chose, il y a un fossé culturel qui interdit aux françaises d’en saisir le sens révolutionnaire … »
    je suis slavo-française et féministe radicale et je trouve ces arguments non seulement creux mais en plus réactionnaires (racistes et sexistes).

    Faut passer à des actions violentes…. mmmm… du coup on montre ses seins ? c’est violent pour qui sinon pour les femmes ? doit-on préciser aux orientalistes que « bombes » est un terme métaphorique pour parler des seins ?

    Dans ces pays moteurs de l’industrie du viol en europe, les seins nus ont pour les hommes exactement la même signification qu’en France = permis de violer.
    Je rejoins Sandrine dans l’analyse de la mise en danger. L’action de la croix était courageuse, et FEMEN doivent être saluées pour cela, mais il ne viendrait à l’idée d’aucun activiste de coller sa tête en première page de youtube pendant une action. Cette « mise à nue » est assez typique de ce qu’obtient désormais le patraircat pornolibéral, où chaque individu opprimé, surtout les femmes en tant que déjà réduite à « du corps » et « une silhouette », est vidé de sa substance pour se réduire à une vitrine des clichés industriels (« la pouf », « le winner », etc.). Cette expropriation de soi au plan individuel explique les phénomènes d »‘exhibitionnisme » médiatique, qui en fait révèle un fonctionnement totalement dissocié entre soi et soi pour l’autre. Une action directe ne peut reposer sur aucune de ces vulnérabilités : ni putification ni mise à nue ni dissociation.

    1. Ouais sauf que des femmes se dénudant les seins comme réponse à la violence masculine ce ne sont pas les premières.

      Ensuite, OK je suis assez d’accord avec Emelire, j’avais zappé le mot d’ordre que je n’avais bien évidemment pas vu.

      Quant au cliché, désolée, ce n’en sont pas. A Berlin dès que l’on croise une femme, peu importe son âge, qui s’habille et se coiffe comme une actrice porno bon marché c’est toujours une slave et j’em… celleux qui vont m’insulter pour avoir écrit cela.
      Qu’elles soient pharmacienne ou lycéenne dans un lycée d’élites, elles s’imprègnent très peu du classicisme ambiant et porte apporte leur allure kitch qu’elles estiment supérieur.
      Ce n’est ni du racisme ni du sexisme madame la slavo-francaise. Pas plus que de dire que les femmes qui portent le voile à Berlin sont à coup sûre des musulmanes et non des catholiques.

      Et puis je n’ai pas dit qu’elles étaient belles ou sexualisées. J’ai dit qu’elles étaient Barbisées, ce qui est bien différents ou pas, je m’en fous. Je ne fais pas de relativisme culturel, je note une DIFFÉRENCE culturellle qui est là et qui se voit parfaitement à moins d’être aveugle et stupide.

      Quant à la nudité, plus on va à l’est, moins elle choque.
      Ici tout le monde est nu étalé sur l’herbe dans les parcs quand il y a un rayon de soleil.
      Où voit-on cela en France ?
      Et au Japon il y a encore moins de complexe.
      Et plus on va vers l’ouest plus c’est la pudeur qui prime.

      Les mecs sont autant nus que les femmes.

      Ceci n’est pas un cliché, c’est une réalité.

      A moins que l’on croie qu’il n’y a que les valeurs et les manières francaises, les codes et critères à la francaise qui règnent sur terre et alors comment faut-il appelé ce genre de croyance ? Du nombrilisme ?

      Mais en effet les FEMEN n’ont pas à dire aux francaises ce qu’eles doivent faire, En cela je suis bien d’accord.

  11. Les photos du groupe Femen visibles sur la toile, montrent essentiellement du porno de rue qui prend pretexte d’actualités pour brandir des slogans et avancer des revendications appropriées au moment.
    Leur financement serait fait de dons privés (?) . Un de leur financier connu serait un certain DJ Hell.
    Les voyages en groupes à l’étanger sont chers. La vie à Paris aussi !

  12. Bon je réessaie une réponse : pour pondre des clichés et faire du relativisme culturel il faut s’estimer supérieur. Ce qui n’est pas mon cas.
    Désolée mais on reconnaît tout aussi bien immédiatement une française qui se balade à Berlin. On ne la confond pas avec une danoise, une russe, une slovène ou une turque.
    Voilà pour le cliché.
    Et elle n’a pas besoin de se balader avec une baguette sous le bras.
    La française porte sa nationalité dans ses gestes, ses vêtements, tout son comportement.
    Il n’y a pas l’échelle de valeurs là -dedans que l’on me prête à faire cette constation.
    Il ne faut pas croire que le monde est un magma homogène !
    Et je trouve l’accusation de « réactionnaire (raciste et sexiste) » bien vite collé pour trois phrases interprétées vite fait mal fait par quelqu’un qui pense connaître le monde slave sans y vivre. D’autre part si j’étais raciste et sexiste défendrais-je les FEMEN ? Ce n’est pas cohérent.

    De toute façon maintenant que j’ai vu l’affiche, je me solidarise des féministes parisiennes.

    Sandrine tu aurais pu la publier, je trouve. Tout le monde n’habite pas en France.
    Et merci de publier aussi ma réponse.
    J’ai légitimement droit de me défendre.

    De plus, ce n’est pas parce que l’on m’insulte qu’il faut aussitôt penser que ces insultes sont justifiées.

    1. Bonjour, je n’ai aps encore eu le temps de lire tous les commentaires. Je suis farouchement hostile à toute insulte sur ce blog et je prendrai donc les mesures nécessaires.
      En revanche, j’ai publié le lien vers le site de Femen pour celles qui veulent voir l’affiche odieuse et pornifiante. Mais je me refuse à publier toute affiche de ce type, pour des raisons que j’ai déjà expliquées sur ce blog, qui sont que je ne veux pas contribuer à diffuser et reproduire l’oppression. Peut être pourrais-je préciser en revanche pourquoi je ne mets pas la photo.
      Bonne journée à toi

    2. Je ne suis pas vraiment d’accord avec Euterpe : j’ai habité 16 ans en Allemagne, 2 en Espagne, 1 au Canada et plus d’une vingtaine en France et je suis incapable de dire avec certitude de quelle nationalité ou de quelle région du monde sont la plupart des gens que je croise, sauf à les entendre parler. Quant à reconnaître une française à Berlin, là cela me semble vraiment très irréaliste…

      Pas parce que j’observe mal, mais parce qu’il y a ce que l’on s’imagine (et bien sûr on ne va pas demander aux gens de le confirmer), et puis il y a la réalité, qui est parfois conforme à ce qu’on imagine, et parfois non. Et tant qu’on n’a pas demandé aux gens de le confirmer, on peut perdurer dans ce que l’on imagine, et persister à croire que toutes ces filles blondes trop maquillées sont slaves, et que toutes celles qui ne le sont pas ne sont pas slaves. Le monde n’est pas un magma homogène, mais il n’est pas non plus comme une série de boîtes de conserve, où tous les petits pois sont dans la même boîte et se ressemblent, et toutes les carottes ont été rangées ensemble et ainsi de suite.

      À mon humble avis, on devrait se méfier des phrases qui commencent par « l’allemande » ou « la française » (laquelle ? celle qui est née dans les banlieues et qui essaie d’en sortir ? celle qui est née à la campagne et essaie d’y rester ? celle qui est née dans la grande bourgeoisie et ne connaît rien du reste ? celle dont les parents sont ingénieurs et qui milite dans les mouvements alter-mondialistes ? celle qui a bossé pour payer ses études et est devenue prof d’anglais ? celle qui se promène avec de grands anneaux dorés et des leggings brillants ? celle qui a un t-shirt sonia rykiel et des docs ? celle qui ne met que des jeans ? laquelle est-ce que l’on peut reconnaître avec certitude dans les rues de Berlin et différencier d’une allemande qui a un t-shirt sonia rykiel et des docs, ou d’une espagnole qui ne met que des jeans ?) On devrait se méfier de ces phrases autant qu’on se méfie de celles qui commencent par « la femme » et qui vont généralement signifier à une personne ce qu’elle devrait être pour être conforme à l’idée que s’en fait le locuteur ou la locutrice au lieu de la voir pour ce qu’elle est.

      1. @ lulu : on ne connaît les gens que si on sait comment ils ont été éduqué. Il faut avoir élevé ses enfants en Allemagne pour voir ce qui ressort d’une éducation. Et puis 16 ans ce n’est pas une période si longue.
        De plus il ne s’agit pas essentiellement de vêtements. Il y a toutes sortes de détails que l’on repère tout de suite. Et ces comportements ont été acquis de haut en bas de l’échelle sociale. Ils viennent de l’école, de la société. De la société FRANCAISE.
        Avec ma fille on passe dans la rue et on apercoit parfois des gens et si je dis « regarde ceux-là sont à coup sûr francais », elle dit « ben évidement ! Qui ferait cela sinon des francais ». Après on dépasse le groupe et tous parlent francais. On se regarde et on rigole.
        Ce n’est pas des trucs négatifs au contraire. Par exemple, les francais.e.s sont plus attentifs aux autres et cela se voit de loin.
        Les polonais.e.s sont aussi faciles à reconnaître parce que ce sont nos voisins les plus proches. Les turcs/ques bien sûr mais aussi les libanais.e.s. Les italien.ne.s, les espagnol.e.s, les anglais.e.s, les américain.e.s, les japonais.e.s (beaucoup de japonais.e.s sont réfugié.e.s à Berlin depuis Fukushima).
        Il y a un tel melting pot maintenant dans cette ville ! Mais pas un melting pot à la francaise. Les gens n’ont pas un rapport difficile avec l’Allemagne comme les « étrangers » l’ont avec la France.
        Bref, et si veux considérer plutôt la question des vêtements, et bien il y a des choses que les francais.e.s ne portent JAMAIS.
        Déjà à cela, on sait que certaines gens sont à coup sûr pas francais.e.s.

        Et l’inverse aussi est vrai. Justement avec ton exemple de t-shirt sonia rykiel…je souris parce que tu peux bien chercher une allemande avec un t-shirt sonia rykiel. OK tu vas peut-être en trouver une mais le problème de bien des marques de vêtements francais c’est que les coupes ne vont pas aux allemandes qui ont dans l’ensemble un tout autre physique.

        Je n’aime pas les généralisations mais je sais là où on peut sans problème reconnaître un peuple comme peuple.
        Et les peuples n’ont pas encore été entièrement dissous dans le Coca-cola et le hamburger MacDo, loin de là. Il y a quand même un passé et un présent basé sur ce passé. il y a l’atavisme. Il y a…des tas de choses.

      2. « … dans ce que l’on imagine, et persister à croire que toutes ces filles blondes trop maquillées sont slaves, et que toutes celles qui ne le sont pas ne sont pas slaves » je voudrais encore répondre à cela que je n’avais pas bien lu. Il se trouve que j’ai étudié le russe et que les gens ne sont pas muets. Ce n’est pas quelque chose que j’imagine. D’ailleurs je ne suis pas si stupide de raconter des trucs que j’aurais « imaginer ».
        Et puis si je peux distinguer une polonaise d’une russe c’est aussi parce que je vis à 60 bornes de la Pologne. A force on se familiarise avec les gens ,ce qu’ils sont, comment ils se comportent et si en plus on a des notions de langue slave…d’autre part je ne me suis baladée dans leur pays. Ca aide.
        Alors quand je dis que les imitatrices de poupée Barbie sont majoritairement slaves, je ne le dis pas au pif et au hasard, désolée. D’ailleurs ce serait un moindre mal si elles n’étaient pas absolument convaincus que c’est la classe internationale et que toutes les femmes devraient les imiter.

        Vous avez pourtant une preuve de taille maintenant à Paris de ce que je dis, avec les FEMEN !

  13. Ah les Femen. Elles se « servent » des média qui s’en délectent. La seule bonne chose est que bientôt cette forme de « militantisme flashy » sera très bientôt creuse & démodée. Les autres media -dont ce blog- pourront peut-être alors jeter un oeil vers des corps de femmes plus réels.
    http://corporacioncontigomujer.blogspot.fr/2009_11_01_archive.html
    http://www.mamacoca.org/FSMT_sept_2003/es/actual/Ruta%20de%20mujeres%20paz%20haremos.htm

  14. Ce qui m’interroge aussi c’est la notion de « combat », ça a l’air physique ce qu’elles envisagent.
    Or je me faisais la réflexion que les hommes, lorsqu’ils vont au combat ou simplement à la lutte… protègent leur corps, ne serait ce que leur sexe, par une coquille, les filles mettent des protège sein. Mais, elles, Femen, justement à la fois se montrent battantes physiquement, mais nues. N’est ce pas simplement dangereux de s’exposer comme ça ? aux coups… ou même simplement lors des arrestations, quand elles sont empoignées (par des hommes carapacés) ou traînées sur le sol ?
    C’est une réflexion terre à terre, mais cette différence entre homme qui se protège et femme qui s’expose, m’étonne beaucoup.
    On verra ce qu’elles vont faire et comment ça se passe…. bien pour elles j’espère !

  15. Si l’industrie du sexe voulait galvauder le féminisme et le tourner à son avantage, elle ne s’y prendrait sans doute pas autrement…

  16. Après pas mal de recherches, j’aime bien comprendre : il semble que ce soit Safia Lebdi, une co fondatrice de NPNS qui a fait venir Femen en France…

    « Choquer la population du quartier Chateau Rouge ? Les Femen françaises s’en défendent. « La goutte d’or, c’est chez nous. On ne l’attaque pas, on l’investit », se justifie Safia Ledbi qui a vécu rue Marcadet. C’est elle, co-fondatrice de Ni Putes Ni Soumises, qui a fait venir les Femen en France. » source : http://www.dixhuitinfo.com/societe/article/les-femen-font-naitre-un-nouveau

  17. Au début, je prenais tout cela pour un jeu spirituel mais point du tout, elles ont accumulé toutes les voracités au pied de la lettre et propagent l’image cosmetique, manucurée, maquillée, teintes bien connue dans les pays de l’Est. Image de féminité, apparences et illusions de libertés.

    Finalement, elles se présentent plutôt en chair à canon du patriarcat, non ?

    D’ailleurs, quand elles eurent repéré que leurs photomontages « gore » passaient mal en com’ – Ceux d’appel aux meurtres des chefs religieux tronçonnés, en amazones vampiresques scieuses, elles les ont supprimé de leur livejournal…

    Le bellicisme n’amène que des misères depuis toujours et elles tentent d’y convertir les femmes ?

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