Apocalypse NO

Cette nuit à peu près au moment où le président américain Barack Obama était réélu, j’ai rêvé de l’apocalypse.
Dans mon rêve, un vendeur de légumes me proposait des cucurbitacées géantes et voulait se débarasser d’une, en forme de poire dodue, avec un manche (comme de parapluie), rayée verte et jaune et de la taille d’une très grosse citrouille.

L’homme qui voulait le revendre, sa femme n’en ayant pas voulu, se trouvait bien embêté à ne savoir qu’en faire…et donc, Mitt Romney, l’homme qui voulait nous amener l’apocalypse, a perdu. De Apocalypse NO à yes, we can, il n’y a qu’un pas, et ce sera donc celui de cette journée.
Avec deux autres événements qui le symbolisent : ce soir, une manifestation pour les mêmes droits pour tout le monde, à 19h place Edouard Herriot à Paris. Son objet:  soutenir la présentation en conseil des ministres du projet de loi « mariage pour toutes et tous », et donc même droits pour tous adultes et enfants.

Voici le début de l’appel inter-associatif à la manif : Mariage pour toutes et tous : l’égalité des couples c’est maintenant
La République doit reconnaitre toutes les familles ! La République doit protéger tous ses enfants !
Ce 7 novembre, le projet de loi « mariage pour toutes et tous » est présenté en Conseil des Ministres avant d’être transmis au Parlement. L’adoption de ce projet de loi serait une avancée majeure pour notre pays en matière d’égalité des droits.

Alors oui, et ceux qui s’y opposent sont des has been comme Romney. Et même si le mariage est loin d’être un but en soi, même s’il est aussi encore un résidu patriarcal (qui pourtant protège relativement les femmes mariées par rapport à celles qui ne le sont pas mais sont en concubinage avec un homme) il est juste anormal que certaines et certains n’y aient pas droit, dans un pays républicain.

Ainsi, dans ce pays qui se dit autrefois en avance en matière de droits humains mais qui aujourd’hui est en retard sur tant d’autre pays en la matière (Belgique, Espagne, Mexico City, etc.), on se dit aujourd’hui, yes, we can…

Autre moment important dans la lutte contre l’apocalypse, l’émission de radio libertaire, femmes libres, à 18H30, sera consacrée ce soir à « Abolition 2012 », à laquelle je participerai avec d’autres membres des 50 associations membres du collectif (et aussi avec Typhaine Duch, Florence Montreynaud, Muriel Salmona, Jean-Yves Wilmotte, Hélène Hernandez).

Refus de l’apocalypse Romneysienne, voici pourquoi (j’en parlerai plus longuement dans un autre article, mais en 2 mots) : dans un monde où les intérêts patriarcaux de quelques uns dominent sur l’immense majorité de l’humanité et du vivant, l’argent est l’élément de contrainte fatidique. Souvent, il se substitue à la force ou à l’emprise pour violer les droits et les personnes humaines. L’objectif de ceux qui le détiennent : faire des personnes humaines des objets sans intimité, marchandisables à merci, donc violables à merci. C’est ce qui se passe dans la prostitution. Les personnes mises en prostitution, en immense majorité des femmes, et en quasi-exclusivité par des hommes (et bien souvent leurs propres pères, frères, conjoints, réseaux de traite et d’exploitation de la misère des femmes), sont considérées comme n’ayant plus d’intimité. Comme si n’importe quel partie d’elles-mêmes pouvaient être à tout le monde, par la force d’un échange marchand. En réalité, il s’agit juste d’un prétexte pour légaliser un viol : car dans la violence que constitue la prostitution, qui est le fait de subir des actes sexuels non désirés à répétition et qui s’assortit souvent d’autres violences, physiques et psychologiques, l’élément de contrainte, c’est bien l’argent.

Et ce n’est pas parce qu’on consent à recevoir de l’argent, qu’un viol n’est plus un viol dans sa définition. Comme ce n’est pas parce qu’on consentirait à se faire couper la main que cela ne serait plus une violence punie par la loi. Ce n’est pas parce qu’on commanditerait son propre meurtre (pour laisser de l’argent à ses proches, par exemple) que celui-ci deviendrait autorisé. La morale qui définit les principes universels de droits humains doit trouver son expression dans la loi :  on ne peut consentir à sa propre destruction ni à la torture ou au crime contre soi.

Il est donc temps de dire non à l’apocalypse du système prostitueur et pornographique qui peu à peu envahit toute la société en essayant de transformer les femmes, les enfants et certains hommes en objets à vendre et à échanger, robots à la disposition de quelques puissants, chair à génocide.

Il est temps de voter une loi d’abolition du système prostitueur, parce que c’est juste, parce que la prostitution est la dernière violence dont une partie des responsables ne le sont pas devant la loi et ne peuvent être condamnés. Il est temps, de dire NON, à l’APOCALYPSE qu’on veut pour nous.

S.G

Si vous ne l’avez pas fait, n’oubliez pas de signer l’appel Abolition 2012 ici : http://www.abolition2012.fr/

Advertisements

6 réflexions sur « Apocalypse NO »

  1. C’est bien dit !!! Je soutiens +++

    Juste une remarque: la prostitution n’est pas la dernière violence dont une partie des responsables ne le sont pas devant la loi et ne peuvent être condamnés, il y en a encore une autre tout autant ravageuse: la violence envers les enfants sous couvert d’éducation…

    1. Merci.
      Oui, vous avez raison, elle est impunie. Mais n’est-elle pas interdite ? Normalement si. Mais je pense comme vous qu’il faudrait une loi spécifique.

      1. Non le violence faite aux enfants n’est absolument pas interdite, la loi fait pire que cela, elle l’autorise sciemment, elle donne aux parents le droit de correction, de punition, d’utiliser les châtiments corporels.

        Les enfants, (nourrissons, bébés, enfants, adolescents et jeunes) n’ont pas droit à leur dignité, il n’ont pas droit à leur intégrité physique, ils n’ont pas droit à leur intégrité psychique, ils n’ont pas droit au respect de leur personne, ils n’ont pas droit à la protection, ils n’ont pas droit à l’expression de leurs émotions, ils n’ont pas droit à l’expression verbale, etc, etc, etc….

        Les chiffres concernant les violences faites aux enfants, s’ils existaient, seraient largement mais très largement au-delà des chiffres concernant les violences faites aux femmes et aux filles.
        Ces violences concernent une très grande majorité d’enfants, et sont produites autant par les pères que par les mères, et aussi par le système éducatif national. On pourrait rajouter par l’économie aussi.

        Et il n’y a pas grand monde pour prendre leur défense.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s