rétro (6) 2012 : nos luttes en photos, et nous ne nous arrêterons pas là !

Une idée m’est passée par la tête, parcourir ma galerie photos de 2012. Et en faire « une année en images ». Au passage, je vous donne deux chiffres, livrés par wordpress : 264 articles cette année, pour 200.000 pages vues (126.000 en 2011).

Avant de vous proposer la galerie photos, quelques liens qui manquent dans les rétro 1, 2, 3, 4, 5, quelques sujets que je n’ai pas classés  mais qui ont marqué l’année, qui ont rapport au féminisme radical, à la pornification des femmes et au backlash : le débarquement des Femen en France, dont il a été question ici et ici. Ce texte sur 1Q84, qui s’en rapproche, ou encore nos pauvres hommes chosifiés. Ah oui, et aussi, on a  eu un ministère du droit des femmes et la parité au gouvernement.

Avant de vous laisser avec deux photos, les liens vers deux articles qui parlent de femmes qui ont fait l’histoire, et qui restent trop mal connues. L’une, parce que c’est « loin », l’Amérique du sud, et qu’elle est une femme, Juana Azurduy, l’autre qui vient de mourir cette année, Vitke Kempner, une héroïne.

Voici une galerie photos donc, en remontant le fil du temps, en commençant par le rassemblement d’hier pour toutes les femmes (et les enfants) encore victimes de violeurs et meurtriers qui agissent dans l’impunité à travers le monde.

Avec un message pour 2013, nous ne nous arrêterons pas là !

Rassemblement pour Nirbhaya et toutes les femmes du monde

Voici quelques photos de la minute de silence (à l’appel du groupe LOCs-Lesbiennes of Colors) effectuée ce soir en bord de Seine pour Nirbhaya, jeune indienne de 23 ans morte après avoir été victime d’un viol collectif en Inde. Soutien à toutes les femmes et féministes indiennes qui se battent, pour que la loi les protège, que les plaintes soient enregistrées. Soutien aussi à toutes les femmes du monde qui subissent encore et toujours ces mêmes crimes des hommes.Pas de justice, pas de paix !

Rétro (5) : abolition de la prostitution !

25 novembre : Abolition !
25 novembre : Abolition !

EN 2011, le rapport Bousquet-Geoffroy remis le 13 avril, la convention abolitionniste du 29 novembre à l’Assemblée nationale qui a lancé le collectif Abolition 2012, la réaffirmation unanime par les députés de la position abolitionniste de la France le 6 décembre (et ici, je réponds d’avance à l’argument : il n’y avait personne dans l’hémicycle…oui, c’est toujours ainsi quand il n’y a pas de doute sur le vote, on délègue au responsables de groupe de voter, et cela se passe très souvent comme ça…enfin, rarement à l’unanimité, comme ici !).

En 2012, la position abolitionniste de la prostitution, qui est là Pour les personnes prostituées, et contre le système prostitueur, a encore marqué des points. Avec la prise de position de la ministre du droit des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, et la visibilisation progresive (mais il y a encore du chemin), de notre combat, qui fait qu’il y  a aujourd’hui plus de 50 associations dans le collectif.
Chacune, chacun peut d’ailleurs se solidariser en signant ici l’appel Abolition 2012 : http://www.abolition2012.fr

En 2013, nous continuerons à nous mobiliser, à essayer d’élargir l’espace public d’une position bien plus partagée que les médias ne voudraient le faire croire, et à lutter contre des mensonges et de la propagande qui voudraient faire croire que la réalité de la prostitution est autre que ceci : Les témoignages qui disent la réalité de la prostitution, sans strass (1)

Et nous le ferons, toujours, AU nom du rêve de Rebecca Mott

abolition20121-La  réalité de la prostitution : 

Les anti-abolitionnistes voudraient faire croire que la prostitution, et le règlementarisme, c’est glamour. Ou que la Suède, c’est l’enfer pour les personnes prostituées. La réalité, c’est ceci :

A voir ou revoir, le film qui, en 26′, dit tout (par Marie Vermeiren) :

Pas à vendre

Les survivantes de la prostitution, savent de quoi elles parlent. Malgré les menaces dont elles sont l’objet, les campagnes de dénigrement, elles ont le courage de continuer à dire :

Survivers connect network

Le règlementarisme, ça donne ça :

Grèce : les dérives du réglementarisme

Alors que quand les femmes ne sont pas à vendre, c’est toute la société qui change :

En Suède les femmes et les hommes ne sont pas à vendre

Et la réalité de la prostitution, est très éloignée de ce qu’en fait l’imposture médiatique :

Le front abolitionniste en 2012 comme en 2011

Et vouloir le règlementarisme, c’est aussi vouloir ça :

Paul emploie des seins nus

La réalité, jusqu’au bout :

Jusqu’au bout de l’horreur

logo-abo20123.jpg2-Pourquoi l’abolition, c’est la seule solution : une question de droits humains

Voici quelques textes qui exposent les fondements éthiques de nos positionnements. Il ne s’agit rien moins que de défendre qu’enfin les femmes soient des êtres humains avec des droits humains. Il s’agit aussi de défendre la liberté, la vraie. Et de repérer la propagande.

Abolir le système prostitueur pour réaffirmer les droits humains

Abolir la violence qu’est le système prostitueur

Pourquoi l’abolition ? Pour la liberté

Abolition 2012 : dernière violences des hommes contre les femmes que la loi ne condamne pas

Dénoncer l’oppression sans la reproduire

Apocalypse NO

Pour ou contre l’abolition de la prostitution (rue 89)

Année des femmes sans tête

3- L’imposture médiatique

Le discours sur la prostitution, principalement dans les médias, c’est beaucoup de mensonge. Et c’est une place démesurée donnée à la parole des anti-abolitionnistes. Pour peu qu’ils soient des hommes, et contre la pénalisation du client, on leur donne la parole.  Heureusement, à force d’explication, de persévérance, nos arguments commencent à être entendus. Mais il y a encore des murs à faire tomber. Comme l’a montré récemment l’affaire « Ce soir plus jamais » (voir ci-dessous)

L’imposture médiatique

Pas cher Patrick Bruel

Ce soir plus jamais

Ecrivons à France Télévisions

Réponse aux intellectuels anti-abolitionnistes : un peu de sérieux

Une femme sans tête c’est une morte

Benzema et Ribery en correctionnelle

Hasta la vista la sexualité des hommes en situation de handicap

4-Les événements abolitionnistes de l’année

Nous nous sommes intensément mobilisées, avec le collectif Abolition 2012, de la manifestation du 8 mars à l’appel de Bruxelles en 704650_10151316381924743_215429974_opassant par le Divan du monde et le 25 novembre. Voici.

L’appel de Bruxelles :

Videos de l’appel de Bruxelles,

SIgnez l’appel de Bruxelles

Victor Hugo aurait signé, et vous ?

Après les déclarations de Najat Vallaud-Belkacem

Abolition 2012 : féministes et donc pour une politique cohérente et entière en matière de prostitution

Les personnes prostituées soutenues au niveau de l’Etat

Fêterons-nous l’abolition du système prostitueur aux 3e rencontre FEM ?

Abolir le système prostitueur, l’engagement qui changera la vie des femmes

Le 13 avril au Divan du monde, conférence de presse, avec en particulier l’intervention en sketch de Typhaine Duch

Abolitionnistes et fièr-es de l’être, suite des videos

Abolitionnistes et fièr-es de l’être

Abolition 2012 au Divan du monde : vidéos de Typhaine Duch

Le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes

8 mars : pas d’égalité sans abolition de la prostitution

Le 25 novembre, journée de lutte pour l’élimination des violences faites aux femmes

Manif du 25 novembre
Manif du 25 novembre

Vidéo abolitionniste du 25 novembre

25 novembre : une belle journée en photos

8 mars : les femmes ne sont pas des marchandises

5-Ressources

Enfin, quelques articles qui vous donnent des liens indispensables vers d’autres articles que les miens, et en particulier le scoop.it de Fée ministe

Revue de presse d’indispensables

Scoop.it Abolition 2012

Abolition 2012 : sommaire et ressources pour comprendre

Ressources indispensables sur la prostitution

Je rêve qu’un amour sans tyrannie soit possible

Voilà, n’hésitez pas à vous servir de tout ça pour convaincre, et à diffuser à vos contacts !

S.G

Rétro (4) : Pas de justice, pas de paix

PDJPDPXL’année 2012 aura malheureusement fini comme elle avait commencé : avec beaucoup de barbarie, pas assez de féminisme.
Et pourtant, il s’en est passé des actions féministes, en France et à travers le monde, pour essayer de lutter contre l’impunité des violeurs.
Depuis 40 ans, depuis des siècles, nos luttes existent, nos victoires souvent trop infimes. Mais la rage ne nous quittera pas de si tôt.

Et puisqu’en cette fin année nous parlons de l’Inde, voici comment je présentais la séance du samedi soir des 10 ans de femmes en résistance le 20 septembre dernier consacrée aux luttes des femmes indiennes contre l’impunité des violences : « Nous sommes toutes des hors-la-loi »

Une année de combats contre l’impunité des violeurs, que nous avons commencé, en lançant, avec Femmes en résistance et Mémoire traumatique et victimologie, la campagne « Pas de justice, pas de paix » (avec les photos d’Hélène Epaud), puis le hashtag #jenaipasportéplainte, qui a donné l’occasion à des centaines de femmes d’expliquer les multiples raisons pour lesquelles chaque année, 9 femmes sur 10 ne portent pas plainte, et de réclamer justice pour les victimes de viol et contre les criminels :

Lancement de la campagne PJP J1

PJP J2 : Signez la pétition

Pour que justice soit rendue aux victimes de viol

Avec nous, demandez la justice pour les victimes de viol

Ensuite, il y a eu le combat contre l’abrogation de la loi sur le harcèlement sexuel. C’est un combat qui est le même que celui contre l’impunité de tous les agresseurs, les violeurs. Et en plus quand on sait que tant de viols sont décriminalisés en agressions sexuelles ou délits de harcèlement. Abrogée par le Conseil Constitutionnel deux jours avant le second tour de la présidentielle, l’annonce a provoqué une forte mobilisation féministe, qui a porté ses fruits et amené une nouvelle loi.

A l’annonce de l’abrogation : exigeons une nouvelle loi !

Une plainte historique et Vidéo du dépôt de plainte

https://sandrine70.wordpress.com/2012/07/25/harcelement-sexuel-viol-et-meurtre-de-notre-humanite/

Sinon, toute l’année, il a fallu, ici ou là, rappeler à quel point l’impunité des violeurs leur permet de continuer à faire du viol une arme de la guerre contre les femmes. Qu’on veut mortes. Mais nous voulons vivre, loin de leur monde, et comme Laëtita, continuerons à le crier, et le dire :

Capture d’écran 2012-12-29 à 20.23.41

Une série d’articles, pour qu’enfin, on regarde la situation du côté des victimes, du côté des femmes, et pas, systématiquement, du côté des agresseurs, que ne leur soit manifesté aucune solidarité ou indulgence masculine (et je préviens ici pour ceux qui ne voudraient pas comprendre : il ne s’agit pas de dire qu’il faut traiter de façon aveugle les criminels, mais le contraire : les juger en s’émancipant du regard complaisant sur eux, du fait qu’ils sont des hommes, et que leur victime est une femme).

Avec une réponse à l’inénarrable P.Sastre…

S’émanciper du viol, par quel coup de baguette magique ?

Et dans le même ordre d’idées, pour remettre les esprits à l’endroit : quand il n’y aura plus de violences il n’y aura plus de victimes

Une réflexion sur ce qui favorise, encore et toujours, l’impunité, la fameuse notion de consentement, utilisée n’importe comment…

Le consentement, paravent de l’impunité des violeurs

Que les hommes comprennent que ce n’est pas parce qu’eux ne sont pas violeurs qu’ils sont exempts d’être concernés :

Criminels contre l’humanité les violeurs, illégitimes les hommes qui les défendent

Un coup de gueule de Typhaine Duch : A vous qui osez nier la guerre contre les femmes

Une émission qui permet de mieux comprendre, avec Muriel Salmona :

https://sandrine70.wordpress.com/2012/09/06/une-emission-a-ecouter-absolument/

Pour l’écouter aujourd’hui, c’est ici : https://plus.google.com/112952027338215488664/posts/8F6BnwmJokP

Et bien sûr, il y a eu Créteil, avec le verdict pour viols collectifs (une condamnation, à un an de sursis) qui a déclenché un vaste mouvement de révolte

Pas de justice pas de paix aux assises de Créteil

Avec les photos du rassemblement à Paris le 15 octobre : nous ne nous tairons pas ! (et il y a eu des rassemblements partout en France)

Et les vidéos.

Avec ce constat qui semblait incroyable, mais qui se retrouve finalement dans tant d’affaires : des viols collectifs, des viols, mais des victimes considérées comme responsables, et des criminels, les violeurs, qui n’apparaissent jamais, nulle part, ne sont jamais nommés :

Capture d’écran 2012-10-17 à 14.58.28Créteil : viols collectifs sans violeurs et pour aller plus loin Un crime sans criminel ni victime ni enquête ni prison

Et si, autour du 25 novembre, le service public de la télévision se mobilisait pour parler de la question, encore de grands absents : les violeurs

La face cachée du viol, c’est le violeur.

Heureusement, il y a eu une belle manif le 25, journée de lutte contre les violences faites aux femmes : en voici les photos https://sandrine70.wordpress.com/2012/11/25/25-novembre-une-belle-journee-en-photos/
Ah oui, il y a aussi eu un comité interministériel aux droits des femmes, le premier depuis douze ans, cette année. Et un passage des mesures annoncées concerne les violences faites aux femmes. Je sais pas vous, mais moi ça m’a légèrement énervée : Les agresseurs en prison, pas dans les groupes de parole ! Alors évidemment, j’ai fait un titre provocateur. Mais c’était pour réagir surtout à l’absence de programme de soins aux victimes. Car, comme le dit si bien Muriel Salmona : la prévention des violences passe avant tout par la protection et le soin des victimes
Au final vous l’avez compris, j’en ai beaucoup parlé, et malheureusement, j’ai l’impression qu’il faudra encore en 2013 que j’en parle beaucou…TANT QU’IL LE FAUDRA !

Un dernier mot : je n’ai pas parlé ici du viol prostitutionnel, celui dont on achète l’impunité par un billet de 30 euros…c’est parce que cela sera l’objet du prochain volet de cette rétro. Abolition 2012-2013 !

S.G

Communiqué du groupe LOCs : combien de mortes ?

Pas vraiment besoin de commenter ce communiqué des LOCs, vous avez sûrement suivi l’actualité.

J’insisterai juste sur la fin pour m’y associer, avant de vous laisser lire : « Toutes nos pensées vont à Nirbhaya et à toutes celles, partout dans le monde, victimes de violences sexuelles. Toute notre solidarité avec les femmes et les féministes indiennes. »

Et le lien vers une pétition à signer au Premier ministre indien : Act now on Rape violence on women

Et demain à Paris, 18h :

Minute de silence demain 30 décembre 2012 à la mémoire de Nirbhaya, et hélas, à tant d’autres victimes de viol.
Nous vous invitons à nous retrouver ensemble femmes, féministes et lesbiennes pour une minute de silence.
L’année 2012 s’achève avec encore son lot de crimes de viols, de meurtres et de violences à l’égard des femmes et des lesbiennes en Inde, en Afrique du Sud, en France, aux USA, Rwanda…bref partout le Patriarcat sévit et les victimes toujours les mêmes.
RDV à 18h précises devant l’Institut du Monde arabe et à partir de là, nous nous dirigerons vers la Seine où nous jetterons nos fleurs symboliquement dans le fleuve.

Venez avec des fleurs ou bougies.
Attention, il ne s’agit pas de manif donc pas de pancartes ni slogans.
Groupe LOCs


Solidairement,
les LOCs http://www.espace-locs.fr

Combien de mortes faudra-t-il encore pour réagir contre les crimes de viols !

Nirbhaya, jeune étudiante indienne de 23 ans vient de succomber à ses blessures dues au viol collectif et agressions physiques violentes dont elle a été victime le 16 décembre dernier.

Nous, groupe LOCs, sommes tristes et en colère contre un crime qui n’a pas su être évité. Les gouvernements successifs n’ont jamais considéré les mesures tant revendiquées par les femmes et les féministes indiennes :
· prise en charge et suivi des plaintes pour viol par les policiers qui trop souvent refusent de les enregistrer ;
· procès et jugement des crimes de viols ;
· augmentation des patrouilles et le déploiement d’une police féminisée dans les lieux publics
· des sanctions plus fermes pour protéger les femmes victimes de violences et de harcèlements sexuels ;
· l’application des lois en matière de foeticides et de crimes de la dot ;
· ainsi que l’amélioration des infrastructures pour rendre les villes et rues plus sûres

Les responsables politiques doivent prendre des mesures concrètes et non pas se contenter d’’interdire le port « du jeans pour ne pas aguicher les hommes » ; culpabilisant, de fait, les femmes indiennes.

Pour que « l’India shining » rayonne aussi pour les femmes, une loi doit être votée et appliquée très vite ; même si une loi, seule, ne suffira pas à éradiquer la violence patriarcale érigée en féminicide institutionnel. Le sentiment d’impunité n’a que trop duré et le gouvernement indien devra répondre de sa responsabilité et proposer une politique volontariste qui puisse garantir la protection, la justice et la paix pour les femmes indiennes.

Toutes nos pensées vont à Nirbhaya et à toutes celles, partout dans le monde, victimes de violences sexuelles.
Toute notre solidarité avec les femmes et les féministes indiennes.

29 décembre 2012 par le Groupe LOCs

Rétro (3) : Services à la personne, ménage, nounous : les nouvelles domestiques ?

Pour celles et ceux qui ne le savent pas, dans mon activité rémunérée, j’écris pour un site Cnikel.com, qui s’intéresse aux travailleuses et travailleurs des services à la personne. Dans ce secteur féminisé à 90%, on voit de tout, mais surtout des conditions de travail souvent indignes. Voici quelques articles écrits directement sur le site, ou, pour les coups de gueule, ici même, avec le « must » de l’année, ce livre pour enfants hallucinant :

Plus tard, je serai femme de ménage, en rage !

A propos d’un reportage d’envoyé spécial qui en dit long sur les conditions de travail dans ce secteur

https://sandrine70.wordpress.com/2012/02/15/envoye-special-aupres-des-femmes-de-menage/

 

Avec le livre-enquête de Caroline Ibos, « Qui gardera nos enfants » ? :

-L’enquête de Caroline Ibos met en lumière les nounous à domicile

-Qui gardera nos enfants ?

Et le syndicat des nounous d’Ile-de-France, créée par Sylvie Fofana, un parcours à connaître :

Sylvie Fofana rassemble les nounous d’Ile-de-France

Et toujours dans le même sujet, cet article de Caroline Ibos : « Qui gardera les enfants des nounous ? « 

Le magazine belge Axelle ayant lu mon article, m’a demandé d’en faire un autre :

Le temps des nounous

Et des réflexions globales sur le sujet : quel mode de garde faut-il privilégier, comment et pourquoi ? https://sandrine70.wordpress.com/2012/11/14/qui-gardera-les-enfants/

Un coup de gueule olympique, avec les conditions d’accueil des femmes de ménage aux JO de Londres :

Shame on the Olympics

Et dans un tout autre genre, sur le care, une philosophie à découvrir, l’humanitude : http://www.cnikel.com/services-a-la-personne/enquete/traitement-maladie-alzheimer

 

 

 

 

 

Rétro (2) : nous ne voulons pas de votre propagande au cinéma (et ailleurs)

Je choisis ce jour exprès pour vous parler de propagande, celle millénaire de la naissance du Christ ayant si bien réussi et tenu la distance…on comprend mieux qu’on soit capable de nous faire accepter n’importe quelle vessie pour des lanternes…

Cette année, donc, je me suis souvent intéressée à la propagande de l’impunité des violeurs. Il y aura forcément plusieurs chapitres à ce passage, tellement il y en a. Par exemple, cet article, à partir des écrits de Rebecca Whisnant, s’y retrouvera certainement une seconde fois :

https://sandrine70.wordpress.com/2012/05/18/la-pornographie-cest-la-theorie-et-le-viol-la-pratique-bouleversement-radical/

1-Quelques exemples de propagande médiatique, au cinéma et ailleurs

Celui-ci a sûrement sa place ici, et comme il a beaucoup fait réagir, je suis contente de le remettre : Pour en finir avec le poil

Bon ça, c’est pour le plaisir d’allumer le triste et gris sir gray : Si Mars est plus petit que Vénus…

Toujours, le backlash, entre Anne Sinclair qui est féminisme parce qu’elle se sent libre mais surtout Jean-Michel Carré, dont on passe les films creux et propagandistes quand l’imposture n’a toujours pas été diffusée ailleurs qu’à Femmes en résistance

Et au cinéma ? 2012 aura été l’année du scandale de Cannes, avec 0 réalisatrice en compétition.

Sachant que les Oscars n’avaient guère fait mieux : 7 sur 9 des films nominés aux Oscars ne passent pas le Bechdel test

Sans parler des Césars et des films de propagande pro-prostitution on y revient : https://sandrine70.wordpress.com/2012/02/27/cesars-oscars-hasta-la-vista-et-elles-des-cliches-au-cinema/

Cannes, donc, avec la révolte de La Barbe : La Barbe à Cannes, analyse et révolte 

et Cannes, le palmares ou la pléïade du cinéma des hommes

A ce propos, une palme d’or qui déguise la violence conjugale ultime en débat sur la fin de vie : Amour, vraiment ?

Un petit amusement né d’une constatation pour le moins révélatrice de la propagande : Les filles naissent-elles un balai à la main ?

Un grand énervement face au sous-film tourné par Woody Allen, qui ne sait plus faire autre chose que la propagande du viol :

To Rome, with Love ?

2-Des remèdes à la propagande !

Mais aussi, je vous parlerai des bonnes surprises, des souffles d’air, des luttes contre ces états de fait :

Dans la musique, quand des artistes lyriques s’emparent et redécouvrent le répertoire des femmes musiciennes de l’ère baroque :

https://sandrine70.wordpress.com/2012/01/16/les-femmes-musiciennes-depuis-dix-siecles/

Des films, qui font du bien : https://sandrine70.wordpress.com/2012/01/20/louise-wimmer-creve-lecran/

Une surprise dans un film qui n’aurait pas dû attirer mon attention : la préoccupation d’une réalisatrice pour la question dont je vous reparlerai dans un autre chapitre et qui a tout à voir avec la propagande de notre déshumanisation : les femmes sans tête : https://sandrine70.wordpress.com/2012/04/25/plan-de-table-la-tete-du-choix/

J’ai contacté la réalisatrice, qui m’a répondu : https://sandrine70.wordpress.com/2012/04/30/plan-de-table-la-reponse-rejouissante-de-christelle-raynal/

et surtout, le magistral Les femmes du bus 678, nos héroïnes, 

sur le harcèlement sexuel subi par les femmes égyptiennes dans les transports en commun, et la prise de conscience ou révolte de trois d’entre elles.

Petit pas ABCDEFGHIJKMNOPQRSTUVWXYZ

Au moins une année sur deux, je boude un peu cette date du 24/25 décembre, où s’étalent sur nos écrans d’hypocrites symboles de pseudos-amoures-familiales-mielleuses. Alors oui, moi, il m’arrive d’aimer cette fête, quand elle permet de se retrouver, gentiment et simplement, en famille, pour voir le sourire d’une petite enfant qui imagine qu’un inconnu  va se glisser dans la cheminée pour lui apporter des cadeaux, mais qui malgré tout ne perd pas une minute de sommeil, ce qui fait qu’à 10 heures le matin on attend encore qu’elle daigne se réveiller…

Oui, j’aime les repas exquis de certaine cuisinière de talent prépare à tous points de vue, le jour même et ceux qui précèdent, et les souvenirs de certains moments bien au chaud à l’intérieur et de rigolades entre cousin-e-s.

Capture d’écran 2012-12-24 à 11.39.41Mais non, je n’aime pas tout ce qui se déverse à ce moment là sur les écrans de nos vies, sur l’esprit de Noël ou autres balivernes. Parce que c’est encore un peu plus un moment de propagande mercantile, d’injonction à la débauche chosifiante, de multiplication de publicités sexistes, de catalogues sexistes de jouets, de chansons qui dégoulinent d’hypocrisie.

Mais surtout parce que pour certaines et certains, Noël n’est qu’un moment où c’est encore pire que d’habitude. Parce que certains enfants redoutent encore plus cette date là, parce que certaines personnes s’y retrouvent encore plus seules, parce que la famille n’y est pas un refuge, ou parce qu’elles sont malades, et qu’on n’a pas envie de les voir…

Alors, aujourd’hui, je vous laisse avec l’énigme du titre, mes meilleures pensées de douceur pour toutes les personnes qui en ont besoin, et des images au Clair de Lune, pour s’envoler vers les nuages :

S.G

 

Rétro 2012 (1) : chansons et moments d’apaisement

Je sacrifie à la rétrospective de l’année. Parce que j’ai écrit « trop » d’articles, et pas pris le temps de les mettre dans le sommaire, alors je mettrai à la place les rétros dans le sommaire. Petits chiffres pour celles et ceux que cela intéresse : depuis fin 2009, j’ai écrit 630 billets, pour 384.000 pages vues…sûrement 200 cette année…

Il y aura donc plusieurs chapitres : Abolition 2012, Pas dejustice, pas de paix et impunité des violeurs, Femmes sans têtes, 10 ans de femmes en résistance avec des figures de femmes en résistance mal connues, Sexisme ordinaire, care et précarité économique des femmes, Manifestsations événements féministes, Cinéma et propagande de la haine envers les femmes, Féminisme radical, etc…

Pour commencer, je choisis la douceur et les respirations, dans la résistance toujours, avec musique, photos, poèmes…et la sororité

https://sandrine70.wordpress.com/2012/06/27/sororite-et-luttes-collectives/

D’abord les chanteuses qui nous bercent et nous donnent la force de leur douceur

Ici, un tour du monde de voix qui nous font vibrer de douceur et d’émotion :

https://sandrine70.wordpress.com/2012/07/11/combattantes-resistantes-chantantes-le-cri-des-opprimees/

Avec l’une d’elle, Violeta Parra, et son « merci à la vie » :

https://sandrine70.wordpress.com/2012/05/17/gracias-a-la-vida-y-a-violeta/

Une autre, disparue cette année, je l’avais découverte quelques semaines plus tôt, immense chanteuse, ouvertement lesbienne, Chavela Vargas,

avec la Llorona. On y entend aussi la version d’une autre chanteuse trop tôt disparue, Lhasa de Sella :

https://sandrine70.wordpress.com/2012/05/29/la-llorona/

Et puis, Alela Diane, découverte pendant une nuit de travail à la télé, et qui a accompagné tout mon second semestre de douceur :

avec d’abord cette chanson, https://sandrine70.wordpress.com/2012/05/21/oh-my-mamma-sing-sing-sing/, et puis d’autres. Aujourd’hui, j’ai envie de vous faire partager celle-ci, « Pirate’s Gospel »

Et puis, je remonte un peu le temps, pour ne pas oublier Cesaria, partie en décembre 2011 :

https://sandrine70.wordpress.com/2011/12/17/cesaria-evora-une-voix-de-lame-nest-plus/

Et puisque cette rétrospective dépasse les bornes du calendrier, je remets deux articles avec des indispensables :

https://sandrine70.wordpress.com/2011/12/04/papirosn-ou-le-tango-yiddish/

et : https://sandrine70.wordpress.com/2011/10/08/donna-donna-donne/

epilobesMusique des mots

Voila pour la musique. Autre musique, celle des mots, voici quelques articles que m’ont inspiré des moments plus intimes, des dates du calendrier ou des balades près de la nature :

Un poisson d’avril sans bicyclette :https://sandrine70.wordpress.com/2012/04/01/poisson-davril-sans-bicyclette/

Quelques escapades près de la nature :

https://sandrine70.wordpress.com/2012/04/02/poeme-de-liberte-en-fleurs/

https://sandrine70.wordpress.com/2012/04/22/aux-arbres-citoyennes/

Et quelques balades en photos :

En été, les cieux qui accueillent les nuages :

https://sandrine70.wordpress.com/2012/10/02/un-ete-dans-les-cieux/

Et nous emmènent au pays des sorcières  : https://sandrine70.wordpress.com/2012/07/21/coup-de-ballet-des-sorcieres/

Aussi dans les cîmes : https://sandrine70.wordpress.com/2012/08/04/chardons-et-epilobes-au-pays-des-sorcieres/

En automne, le marronier des feuilles qui tombent

https://sandrine70.wordpress.com/2012/10/22/arborautomne/

Et pour finir, la magie des étoiles :

https://sandrine70.wordpress.com/2012/12/20/fantasia-pour-elle/

Epilogue épilobe

Et pour finir, une autre chanson, d’une de mes chanteuses préférées, Mariee Sioux, je n’ai pas fait d’article sur elle, mais sa chanson « wild eyes » est sublime de douceur, tout comme celle ci, qui nous fait partir vers un nuage de Patagonie :

En voici les paroles (je ne les traduis pas, car c’est de la poésie, et ne voudrait pas la massacrer, pardon aux non-anglicistes)  :
So, so, so, so sweetly
You said out loud
We’re gonna break, we’re gonna break
With the break o’ day

And so sweetly
You stared down at me
Til I had to break, til I had to break
Those eyes away

So they would not pull at me
As I tried to make, as I tried to make
An early escape

And now the mouths of the mountains
Open with mine
I try to eat the sky
Of Patagonia

And here the hearts, they could break through stones
But here the cold, it cuts to bones
And here the hearts, they could break through stones
But here the cold, oh it cuts to bones
It can cut to bones

So, so, so, so neatly
You had told me
We’ll meet again, we’ll meet again
When the limbs are bare
And so neatly I held on tightly
A flashing feathered fingers through my hair
And now the secret’s back, only built like boulders
And they roll down the hills
Of Patagonia

And here the hearts, they could break through stones
But here the cold, it cuts to bones
And here the hearts, they could break through stones
But here the cold, oh it cuts to bones
It can cut to bones

And your, your, your hammers to my heart were pounding
Gonna have to take those hands
Away from your ears
Wild breaths were blown
With bolts of lightning
Oh let it strike to melt
Away this year

And so sweetly we’ll take off galloping
And then rise to the sky of Patagonia
And then rise to the sky of Patagonia
And then rise to the sky
Of Patagonia

 

 

 

 

 

 

Vitke Kempner, une héroïne

On vous dit souvent que l’histoire efface les femmes. Que le nom de celle-ci reste à jamais gravé dans nos mémoires. Une héroïne de la résistance juive, quasi inconnue, et qui est décédée cette année en Israël à l’âge de 90 ans, Vitke Kempner.

Je l’ai découverte par hasard, en écoutant cette chanson interprétée par l’israélienne Chana Roth, « Shtil di Nakht », une chanson écrite à sa mémoire

C’est elle qui a réalisé le premier acte de sabotage de la résistance à Vilnius (Lituanie) parvenant à faire sortir une bombe artisanale du ghetto et à faire exploser une ligne de chemin de fer des nazis. Elle fut ensuite une des lieutenantes du FPO, mouvement des partisans. Elle survécut à la guerre et partit vivre dans un kibbutz en Israël. Elle est décédée en février cette année. http://www.lilith.org/pdfs/Lilith%20Kempner.pdf

Plus que de longs discours, je vous laisse découvrir la chanson, écrite par Hirsch Glick, j’ai mis les paroles en dessous

La nuit est calme et étoilée

et le froid est glacial

Te souviens-tu comment je t’ai appris

à tenir un revolver en main?

Une jeune femme, une fourrure et un beret

elle tient fermement en main un pistolet

Une jeune femme au visage de velours

guette la caravane ennemie

Visé, tiré et atteint

a son petit pistolet

Une auto pleine d’armes

elle l’ a arrêté d’une balle

A l’aube elle se glisse hors de la forêt

avec des guirlandes de neige dans les cheveux

encouragée par cette petite victoire

pour notre nouvelle génération libre

Et en voici une autre interprétation, par Esther Bejarano

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Et en complément, une autre chanson, par l’immense Chava Alberstein, considérée comme chant des partisans de la résistance juive : zog nit kayn’ mol,  

(et le lien vers l’interprétation, plus militaire, de Sarah Gorby, mais qui a hanté mon adolescence… un chant également écrit par Hirsch Glick, dont le titre dit : « ne dis jamais », de « ne dis jamais que c’est ton dernier chemin »… (paroles complètes ici : http://rama01.free.fr/yidlid/chansons/zognitkeynmol.htm