Un milliard de femmes se lèvent…et lui, et lui, et lui

Oui je sais. La campagne « One Billion Rising » s’adresse aux hommes et aux femmes, pas que aux femmes. Car si on part de l’idée qu’il y a « un milliard de femmes victimes de violences », apparemment, il n’y pas vraiment de coupables de ces violences, les hommes. Puisque ceux-ci, on n’en parle que pour les remercier d’être « gentils ».

Pourtant, le 14 février à 18h30, je serai avec les autres près de Beaubourg, Car même si c’est institutionnel, médiatique, je ne manquerai pas cet événement mondial, l’occasion d’être vues et entendues à travers le monde, même si ce n’est pas exactement ce que j’imagine pouvoir faire changer les choses. Ce sera déjà ça.
Mais je ne peux pas m’empêcher aujourd’hui de dire/redire ceci, après avoir vu deux clips récemment.
On ne pourra rien changer à quoi que ce soit, concernant la guerre contre les femmes, si à un moment donné, on ne dit pas qui en est responsable : de l’ordre de grandeur de un milliard d’hommes, oui, et donc « les hommes », en tant que dominants dans le système oppresseur.

Or, quand on regarde le film ci-dessous, c’est saisissant.

La structure, est la même que pour beaucoup des films de la campagne : d’abord, on voit les horreurs commises contre les femmes à travers le monde. Excision, viols, agressions, violences conjugales sur femmes et filles. Ensuite, on revoit les images des femmes qui subissent et souffrent. Leur regard change. De la honte elles passent au combat, se lèvent, et se mettent à danser.
Très bien. Alors, qu’est-ce qui cloche ?
Tout.
-D’abord : on voit les femmes subir et souffrir. Mais on ne voit jamais par qui. Si bien sûr, on voit des hommes. Mais jamais leur visage. Et surtout jamais leur regard. Or, nous savons que ce regard est celui de la haine, de la destruction, de la menace (souvent mise à exécution) de mort, parce qu’il y a une femme en face. C’est ce regard qui terrorise, et assoit la domination. Quand commencera-t-on à le dénoncer ? Et non, je n’exagère pas. Il ne s’agit pas de protéger l’identité d’innocents acteurs. Parce que quand la personne qui tient le couteau (et le patriarcat reste responsable, le hommes qui derrière imposent ce système) est une femme, on montre son visage.

-Ensuite : tout d’un coup, les femmes qui sont vouées à la mort par ces assassins-violeurs-tortionnaires, ces hommes qu’on ne voit jamais, ont toutes les raisons d’avoir le regard qui pleure. Bien sûr, je veux que ça change. Qu’on les protège, qu’on les aide, qu’on dise enfin que des criminels les ont attaqué, que justice leur soit rendue et que les coupables soient désignés. Mais par quel coup de baguette magique, leur regard d’un coup changerait-il comme dans le film, pour être celui de la fierté et de la possibilité de se lever contre la haine ? Si rien n’est fait pour que justice soit rendue, que les hommes-coupables soit désignés, que la volonté de détruire soit reconnue ? Comment se lèveraient-elles alors et se mettraient-elles à danser, si ces choses là ne sont pas exprimées clairement ?

Encore une fois, tout repose sur elles. On dirait que ce sont elles qui doivent se mettre debout, seules, et oublier. Je ne dis pas que c’est l’ensemble de la campagne qui dit cela. Très clairement, c’est ce que dit ce film. Et comme c’est toujours comme ça, ça m’énerve.

Oui, je veux voir les femmes danser, un milliard, dans la rue, et pointer du doigt. Mais pas « la violence », abstraite. Pointer du doigt les hommes qui l’ont commise, et ceux qui ne se lèvent pas pour dénoncer ceux qui la commettent. Parce que les « gentils hommes », dans la campagne « One Billion Rising », ceux qui -oh là là- comme nous avons de la chance- ne violent pas, ne battent pas, etc., ceux là, sont montrés en héros. Son choyés. Sont décrits comme « émouvants »*. Quand les femmes qui se battent tous les jours contre ceux qui les écrasent, on les enjoint à cesser de pleurer et à se lever. On ne dit jamais qu’elles sont des héroïnes ! Et pourtant, ce sont bien elles, qui tous les jours, font preuve de ce courage inlassable de rester en vie et se battre.

Il serait temps qu’on change de regard. De ce point de vue, j’aime bien celui des « Feminist Avengers », les féministes vengeuses, un groupe féministe radical de Grande-Bretagne. Je vous rassure, elles « n’agressent personne ». Elles désignent juste et dénoncent les complices et/ou criminels, avec cette campagne contre les « blagues » sur le viol (ce que j’appelle la propagande du viol et de l’impunité des violeurs).

Bref. Oui, qu’un milliard de femmes se lèvent, mais que le message soit clair et les choses dites. Pas parce qu’il faudrait les enjoindre à « cesser de se taire », mais pour que cesse la violence des hommes à leur égard !

*voici le message qui accompagne le lancement de la vidéo :

« Nous sommes tellement émues de voir tous ces hommes qui ont rejoint One Billion Rising. Vous êtes si nombreux, nos frères, pères, grand-pères, amis, maris, et petits-amis qui se sont engagés à se lever avec nous le 14 février.
Ce mouvement ne serait pas possible sans vous. La violence contre les femmes et les filles est une question humaine qui nous touche tous et c’est seulement avec vous à nos côtés que nous réaliserons nos buts ».

 

 

 

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19 réflexions sur « Un milliard de femmes se lèvent…et lui, et lui, et lui »

  1. Il faut arrêter cette forme de discrimination positive vis à vis des hommes qui s’impliquent. Il n’y a rien de génial, d’incroyable ou qui relève de la performance.
    Je milite au sein d’une lasso féministe et j’avoue que je suis de plus en plus exaspéré par les réactions de personnes en dehors du milieu militant (au sein duquel au moins on ne me pare pas de vertus fantasmagoriques, je suis un militant, point barre).
    Par contre pour d’autres personnes, j’ai la sensation d’avoir une position caricaturale avec en plus un aspect paradoxal. Une femme militante va facilement passer pour une extrémiste sans avoir ouvert la bouche, alors qu’un homme aura la mention « type bien » et la kyrielle de compliments fournis dans le package.
    J’ai une amie mécanicienne, on ne lui a jamais fait des kilomètres d’éloges pour avoir su s’imposer dans un milieu d’hommes. Par contre les vannes miso et sexistes qu’elle se ramasse pour ne pas être « à sa place », pourraient permettre de pondre un almanach de la débilité mentale.
    En tout cas, j’espère qu’un jour les gens seront interpellés parce qu’un homme ne s’implique pas ou ne prend pas position plutôt que parce qu’il le fait, on aura sacrément avancé.
    Et ceux qui font ça pour une question de reconnaissance feraient bien d’aller régler leurs problèmes chez un thérapeute compétent.

    1. Oui, un lèse-majesté, effectivement. Comme si les seules généralisations acceptables au sujet des hommes étaient celles qui redonnent à la classe masculine un vernis moral. La véritable avancée serait de « refuser d’être un homme » par reconnaissance et rejet de l’investissement de pouvoir sur l’autre inhérent à la masculinité dans notre culture. C’est le genre de démarche de dissidence militante à laquelle invite John Stoltenberg. http://www.syllepse.net/syllepse_images/divers/fiche.stoltenberg3.pdf

  2. Cette action est (pour moi) symbolique…

    Certes elle ne résoudra rien quant aux causes profondes des violences criminelles faîtes aux femmes et aux enfants

    Certes le patriarcat ne sera pas aboli et il faudra continuer de le dénoncer comme LA cause de milliards de violences

    Pourtant je me réjouie de danser avec des femmes, des enfants et des hommes du monde entier, à la même heure du même jour… un moment de répit, de joie, de partage… simplement pour une cause commune

    Je crois en une énergie universelle qui peut aider à faire avancer la situation (tellement désespérante de l’humanité) vers une prise de conscience de l’essentiel nécessaire… LE RESPECT de soi, des autres et de NOS différences

    Bien à vous

    1. Oui, c’est symbolique et j’y serai aussi et me réjouirai aussi. Mais cela ne m’empêche pas de souligner les choses que je souligne ici et qui sont souvent totalement passées sous silence : le fait que ce sont les femmes qui sont censées tout résoudre et les hommes sont glorifiés alors même qu’ils se contente d’être soutiens à minima. Quand aux criminels/agresseurs, jamais nommés…

  3. Merci de ne pas vous empêcher de souligner votre point de vue car il est toujours clair et juste (en tout cas pour moi)… Je le partage sans savoir l’exposer aussi clairement

    J’en ai marre souvent d’être une femme, ex victimes d’incesteS, de PN(S), subissant la garde alternée, etc etc, travaillant sur moi, sur mes blessures, sur ma conscience mais avançant dans un monde qui ne bouge pas ou si peu…

    Je danserai le 14 février, avec vous et toutes mes soeurs de coeur et de misères… en espérant que cette énergie me donne la force de continuer à me battre pour moi, pour mon fils et pour un monde de paix, plus serein car plus égalitaire … parfois je doute tellement

    Bien à vous

  4. Très juste, j’apprécie votre analyse…quant à la première vidéo de la campagne. 

    L ‘idée de la deuxième proposition(vidéo), des hommes disant le beau texte utopique et nécessaire de Ensler en plusieurs langues -même si de nombreux vices de mise en scène (le texte en anglais affiché trop petit & trop bref est etouffé par rapport aux trop gros plans esthéthisant des visages d’acteurs et la piste du volume sonore enregistré : tout ce passe comme si l’adhésion cherchait à être emportée d’un point de vue émotionnel plus que rationnel ; certains acteurs disent très mal leur texte non su et ne savent cacher la présence du prompteur) sont à déplorer surtout pour un message institutionnel de grand ampleur-
    voir/entendre une parole de tolérance, de raison, de foi et de bonté, même placée ds la bouche de comédiens hommes, cela me semble une idée intéressante. 
    La moralité que je retiens : message « cousu de fil blanc » mais message quand même. 
    Salutaire face matraquage habituel d’images de violence et destruction sexiste….
    Imprimons les rétines et les cerveaux d’autres messages que ceux de la porno industrie…
    Cordialement

    1. Et je rajoute, même si (pas dupe), ça fait là aussi un peu trop l’apologie moralisante (via l’exemple tout construit) de :  » oh, regardez, y a des gentils hommes qui disent des choses bien, qui prennent position, des mots, des actes, sont pas nombreux à le faire mais faudrait pas les décourager…reconnaissons-leur leur mérite, encourageons-les, c’est bien… ».
      Ça fait tout autant (trop?) consigne envers les femmes qu’envers les hommes.
      Mais bon, j’irai aussi…

  5. Mon commentaire d’hier ne s’est pas affiché, je ne sais pas si c’est normal.
    J’avais écrit que oui, c’est exactement ce qui met mal à l’aise dans ce film, l’absence de coupable identifié et l’ absence/déni des conséquences. Oui, il manque un morceau dans le déroulé du film qui laisse la sensation que croiser un regard de tueur injecté de haine c’est pas si grave, que la victime pleure un peu, se lève et tourne la page sans difficulté.
    J’y serai aussi le 14 mais je ne danserai pas, je ne peux pas, je souffre trop pour ça.

  6. très choquée par cette femme qui se fait violer, puis d’un coup déciderait d’interrompre le viol. comme si elle se « laissait » violer….film bien intentionné mais extrêmement maladroit

  7. MESSAGE A UNE REBELLE DANS LA SOLITUDE DE SON COMBAT :
    J’ai été multi-victime d’inceste et d’agressions sexuelles continues dans l’enfance.
    Je me suis auto-mutilé, je me suis auto-saboté, je me suis auto-suicidé, je me suis auto-sabordé professionnellement et socialement, j’ai plongé dans l’alcool pensant savoir nager; j’ai adopté des conduites à riques sur tous les plans, j’ai connu les phobies et la tabagie, j’ai supporté des agressions sexuelles sans me défendre ni réagir, j’ai été longuement inconscient de ces conduites, j’ai vécu jusque tardivement dans le déni des diverses manipulations qui m’étaient faites; j’ai vécu dans une méfiance qui m’enfonçait davantage, j’ai vécu dans la honte, j’ai vécu dans la misère morale en toute conscience et incapable d’en sortir; j’ai subi des violences physiques et je me suis mis en colère : je suis devenu révolté et rebelle, voire haineux. J’ai pensé judicieux d’écraser mes sentiments alors que mes préférences n’étaient pas respectées ni mes choix pris en considération, j’ai été traité de fou durant des lustres et je pensais que c’était bien, j’ai connu l’ostracisme et l’opprobre en plus des harcèlements. J’ai accepté longtemps de me laisser détruire et l’indignité était devenue mon quotidien. J’étais incapable d’aimer mais je cherchais désespérément à être aimé, touché, caressé au risque d’être à nouveau profondément détruit. J’étais déprimé sans conscience qu’il pût en être autrement, j’ai été battu au propre et au figuré, j’ai erré en dérive en désespérance d’un rivage.
    MAIS JE NE L’OUBLIE PAS !!! ET JE VOIS MES SOEURS ET MES FRÈRES DANS LEURS CHAÎNES !!!!!!!
    Combien de fois faut-il mourir de l’intérieur pour retrouver des forces vives et apprendre à sentir, à reconnaître ses émotions, à revendiquer sa dignité ?
    Tu mènes ce combat en prenant tous les risques, tu crânes gentiment sans dire un mot plus haut que l’autre :
    Le moment est arrivé de sortir les couteaux et de te mettre en colère; le moment est arrivé de prendre la mesure des dégâts que l’on t’a causés; le moment est arrivé de penser à toi et de prendre ce qui te revient. Le moment est arrivé de hausser le ton sans craindre de déplaire, le moment est arrivé d’imposer ta place où que tu ailles. Le moment est arrivé de reconnaître les prédateurs et les pervers pour ce qu’ils sont et où qu’ils se trouvent. Le moment est arrivé de savoir porter des reproches à celles ou ceux qui te négligent en ne faisant pas leur travail. Le moment est arrivé d’accepter la tendresse, la gentillesse et l’amitié comme des forces vives, spirituelles et dynamisantes. Le moment est arrivé d’accepter de l’aide de tes amies et amis et de savoir rejeter les pièges tendus par les parasites. Le moment est arrivé de concevoir ta valeur et la valeur de tes sacrifices, la valeur de ta noblesse, la valeur de ton courage. Le moment est arrivé de te FAIRE RESPECTER ET AIMER.
    Par mon témoignage, je te rends hommage : touche mes plaies et panse les tiennes.
    LES DROITS ET LA LIBERTÉ NE SE DONNENT PAS : ILS SE PRENNENT !!!!!!!
    Victor Khagan. Janvier 2013

  8. D’un autre côté, il y a ce que l’on sait et ce que l’on aimerait. Je veux dire, si on se lève tous les matins en SACHANT cela, ce que tu dis, quelque part on ne se lève plus, c’est beaucoup trop dur. Peut être que certaines femmes peuvent le faire, regarder la violence droit dans les yeux, garder la CONNAISSANCE de cette violence, en permanence. Mais je trouve que c’est beaucoup trop dur, si on y met pas de la légèreté, un espoir positif, quelque chose de pas totalent réel mais auquel on aimerait tellement croire, peut être que cela peut paraître aux yeux de certain-es une forme d’illusion, mais sans cela, est ce qu’on peut vraiment vivre et aller mieux ? Je me le demande.
    Après, bien sûr, j’apprécie tout à fait la critique de cette vidéo…
    Je me dis aussi qu’elle s’adresse aux femmes, Sandrine tu parles des hommes, mais toutes les femmes complices, par leur silence, parce que, conditionnées certes, et pas autonomes, elles ont intérêt à ce que tout continue, parce que l’homme est le pourvoyeur. Donc elles font régner l’obéissance sur toute la maisonnée… Les enfants abimés par les parents ne sont pas tous protégés par leur mère, elles fonctionnent avec le système aussi. Il y en a qui sont dans la soumission parce qu’elles ne remettent pas du tout en cause l’ordre patriarcal, elles y trouvent tristement leur compte… Si toutes les femmes étaient féministes, réactives, ou au moins ne soient pas aussi dans la « possession » de l’autre (en général de l’enfant) peut être aussi que ça irait mieux… Je trouve qu’on a vraiment besoin de rêver aussi… la réalité est trop abjecte.

    1. C’est marrant, j’ai appris la semaine dernière la chose suivante selon Lacan (honni des féministes), quand on est en fin d’analyse, on ne serait pas du tout en pleine forme, mais limite dans la dépression liée à une grande désillusion. Or, pour ma part, je pense que ça, c’est le point de départ…
      C’est-à-dire que je pense qu’on peut se lever tous les matins en sachant ça, en ne se faisant pas d’illusions, et que c’est la seule façon d’avoir de l’espoir. Pour moi le problème n’est pas de savoir, mais de ne pas tout le temps y penser. Et pour cela, il faut le savoir, et pouvoir se réjouir de tout signe de justice, de bien, d’émerveillement devant le fait de malgré tout être en vie…
      Du désespoir tari l’espoir est né. Je suis née malgré la Shoah, c’est probablement pour ça que je pense ça. Et à 17 ans, j’ai eu une désillusion totale sur le monde. Et j’ai découvert que la lucidité pouvait ne pas empêcher la vie. Et ses merveilles.
      Ensuite, je crois qu’il y a des femmes complices ou criminelles, mais surtout des femmes réduites au silence par les hommes dans le patriarcat. Donc celles qui ne peuvent pas aujourd’hui dire, ou se battre, je ne les blâme pas. Elles font ce qu’elles peuvent pour survivre,elles font partie des opprimées. Et parfois, sont même des « femmes de droite » comme les appelle Dworkin.
      (je blâme en revanche celles qui choisissent de participer à l’oppression).
      Bon, je ne sais pas si c’est très clair…bonne journée, et à jeudi !

      1. Et se réjouir des tous petits progrès et des toutes petites victoires de tous les jours. Se réjouir aussi de voir de plus en plus de signe de résistance autour de soi, qui parfois s’organisent, au système patriarcal et féminicide mais aussi à l’ordre économique mondial et destructeur (bon, il faut être aussi optimiste…ou ambitieux, fixer une ligne d’horizon lointaine, sensée et dégagée, sinon on ne se lève pas le matin, non ?). Ça s’appelle l’utopie ….c’est des illusions mais en plus positif….
        Savoir mais ne plus être laminée par ce que l’on sait (ce que l’on a subi, ce que l’on continue de vivre et de subir parfois tout en même temps), avoir accepté (j’ai pas dit pardonné, passer l’éponge ou lâcher prise) je veux dire pris en compte ce qui est de l’ordre du fait de tout ce qui est irrémédiablement détruit chez nous qui ne reviendra plus (dans les dimensions physique, psychologique, temporelle, et matérielles et sociales) mais à ce moment où l’on peut enfin prendre en compte ce qui nous reste (peu ou prou) , ce qui nous reste : LA VIE, la vie à donner (pour celles qui le souhaite et le peuvent, et c’est devenu parfois en soi un combat), les combats encore plus clairement à mener contee notre oppression, la vie à vivre à 300%. Après la destruction totale, l’aberration et l’abjection humaine, après la mort symbolique, il peut y avoir la VIE, si on la CHOISIT.
        Je suis de tout coeur avec ton commentaire Sandrine.
        Merci les filles. 🙂

    2. Merci pour ton commentaire très juste Emmelire.
      C’est en effet même bien (tristement) contre ça aussi, ce rouage là même qu’il faut se battre, celui des aliénées et des colonisées qui reproduisent la même aliénation/violence/déni et font régner l’ordre. A sa manière, il est tout aussi puissant que le verrou des hommes dominateurs et du système patriarcal dans son entier auquel elles participent.

  9. en gros c’est clair ;o) moi aussi je pense participer jeudi, enfin être là, danser… j’en sais rien. « Pour moi le problème n’est pas de savoir, mais de ne pas tout le temps y penser. » idem ^^

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