« La justice pour les pères », contre les femmes et les enfants ?

StoppatriarchyDemain, certains hommes semblent vouloir défendre ce qu’ils appellent « la justice pour les pères ».

Car ils n’ont qu’un mot à la bouche, celui de « justice » pour les pères. C’est extraordinaire, parce qu’est contenu dans ce slogan  tout ce qui en fait l’injustice. Qui doit être au coeur des préoccupations de la justice dans les affaires de séparation avec enfants ? Les pères, ou les enfants ? Les responsables de violences, ou les victimes ?

Je redirai donc ici 2, 3 évidences, dont la première : attention aux 5 stratégies de l’agresseur, telles que les a définies le Collectif féministe contre le viol. C’est sur cette base, reconnue et identifiée comme socle du cycle de la violence, que je base mes arguments qui suivent :  « isoler la victime, la priver de ses ressources, de ses proches, la dévaloriser, la déstabiliser, inverser la culpabilité, instaurer un climat de terreur, se présenter comme tout-puissant, instaurer son impunité en recrutant des alliés.

-UN HOMME VIOLENT N’EST PAS UN BON PERE

Un enfant pour pouvoir se développer, apprendre son autonomie future, doit être élevé dans un climat de sécurité et de bienveillance. Il doit avoir la possibilité d’imaginer son avenir comme emprunt de liberté, d’égalité et de justice. Or, que se passe-t-il lorsqu’un homme est violent envers sa femme ?

-il frappe, insulte devant les enfants.

-il instaure un climat de terreur. Celui-ci est forcément ressenti par l’enfant.

-il dévalorise sa victime : comment l’enfant pourrait-il envisager le respect de l’humanité de chacun-e, lorsque systématiquement, un de ses parents -dans l’immense majorité des cas la mère, est dévalorisé par le père ?

-il la rend malade. On connaît le cycle de la violence. Elle est insupportable, et permanente, et en permanence, une femme cherche à l’éviter, à être « parfaite » pour ne pas la subir, mais cela ne marche -évidemment- jamais. Puisque le problème, ce n’est pas elle, c’est la violence inhumaine et déshumanisante de l’autre. En conséquence, elle perd toute confiance en elle, et tombe dans un état dépressif, qui rend encore plus facile sa dévalorisation : elle n’arrive plus à travailler (normal, il la harcèle dix fois par jour au téléphone, lui demande pourquoi elle rentre à telle heure, etc.), elle n’arrive plus à s’occuper de ses enfants. Si elle était indépendante financièrement, elle risque de perdre peu à peu son travail ou d’être souvent en arrêt maladie.

-Souvent, les enfants sont les seuls témoins de la violence. De fait, le père doit s’en faire des alliés pour pouvoir assurer son impunité. C’est là que se poursuit le processus. Il explique aux enfants que s’il agit ainsi, c’est parce qu’il est un bon père, justement. Qu’il ne peut pas faire autrement, qu’elle l’a poussé à bout. Qu’elle n’est bonne à rien. Lui ne fait rien, mais ce qu’elle leur donne à manger, « c’est de la merde » (voir en bas de cet article). Etc…

Quand bien même il serait -ce qui est matériellement très improbable- totalement différent avec ses enfants, les respectant pour ce qu’ils sont, leur apprenant l’autonomie, sachant se remettre en cause, évitant de frapper et/ou insulter/dévaloriser la mère devant eux, comment imaginer qu’un enfant pourrait ne pas ressentir ce qu’un homme fait subir à la femme qu’il tient sous emprise, ne serait-ce que par les conséquences traumatiques inévitable pour celle-ci ?

-UN PERE QUI DIVORCE ET SE COMPORTE NORMALEMENT N’A AUCUNE RAISON DE NE PAS VOIR SES ENFANTS COMME IL LE SOUHAITE

Dans la plupart des cas, la séparation se fait plus ou moins à l’amiable (2). Les deux parents, conscients de quels ont été leurs rôles et implications respectives dans le couple parental, cherchent à s’entendre sur la garde. Ainsi, dans la plupart des cas, les rares pères qui demandent une garde alternée, s’ils savent s’occuper des enfants, s’ils ne sont pas violents, s’ils ont su instaurer des rapports sains avec leur conjointe, n’ont aucune raison de se la voir refuser. Car il faut savoir que les femmes n’ont aucune « vocation » à être mère à plein temps et seules. Que pour la plupart, avoir la possibilité, en particulier à l’occasion d’une séparation, d’avoir du temps pour mener leurs activités, et « refaire leur vie », est une chance : les chiffres indiquent qu’après une séparation les hommes retrouvent en moyenne une partenaire au bout d’un an, les femmes au bout de 3. En effet, rencontrer quelqu’un-e est nettement plus simple quand on a 11 soirées de libre sur 14 et non l’inverse.

Ainsi, pour que des femmes se disent que le père de leurs enfants ne peut avoir une garde alternée ou élargie par rapport aux week-end sur deux (de nombreux pères aujourd’hui voient leur enfant le mercredi dès lors qu’ils sont prêts à s’organiser pour pouvoir les voir), il faut qu’il y ait une raison à leur volonté de refuser la garde alternée.

-LES RAISONS DE NE PAS VOULOIR LA GARDE ALTERNEE

-Le plus souvent, hors phénomène de violences, c’est que jusque là, alors même qu’elles étaient en couple, CE SONT ELLES QUI AVAIENT LA GARDE DE L’ENFANT A 80 ou 90%, et non seulement tous les soirs, les mercredi, mais tous les week-ends ! Ce sont elles qui ont changé les couches, se sont arrangées pour être libre en fin de journée pour relayer la nounou ou aller chercher les enfants à l’école, ce sont elles qui les ont amenés chez le médecin, ont pris les rendez-vous, ont veillé à ce qu’ils soient correctement habillés tous les matins et aient des vêtements, ce sont elles qui ont organisé les vacances, ce sont elles qui se lèvent les matins du week-end pendant que monsieur dort, ce sont elles qui ont renoncé à leurs activités pour que monsieur puisse jouer au football ou au golf le dimanche matin, etc… alors pourquoi, d’un coup, parce qu’il y a séparation, devraient-elles se dire que maintenant, monsieur qui est un si bon père, saura d’un seul coup faire tout ce qu’il ne faisait pas ? Au mieux elles pourront imaginer qu’il va se dépêcher de rencontrer une nouvelle femme qu’il pourra à son tour asservir aux tâches domestique et à l’organisation matérielle de la famille. Mais comme les femmes sont éduquées à se considérer comme rivales, comment pourraient-elles penser à cela ?

-L’autre cas, c’est donc lorsqu’elles refusent la garde alternée POUR RAISONS DE VIOLENCES. Envers elles, mais surtout envers les enfants. Elevées à rêver du prince charmant, elles ont découvert (mais beaucoup le savaient déjà) qu’après le mot FIN du conte, commençaient les insultes, les coups (1). Car le mot FIN du conte, c’est ce moment où l’on dit « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Or, le moment où les enfants arrivent, la grossesse (voir cette étude, p.25), c’est celui où, dans la majorité des cas, les violences physiques commencent. Dans l’intervalle, la victime a été préparée. S’il n’y a pas eu de coup, il y a eu brimades, dévalorisations, phrases assassines (qui voudrait de quelqu’un comme toi ?), alternant avec des phases « charmantes ».

Elevée donc, à rêver du prince charmant, la fillette devenue femme a été aussi éduquée à vouloir être mère (les jouets, les représentations culturelles, etc., « l’horloge biologique », etc.) pensant que c’est la seule issue pour échapper au destin de n’être RIEN. Alors, il est bien possible, que malgré ses doutes, malgré les dévalorisations, le fait qu’elle ait absolument voulu un enfant l’ait emporté sur les signaux d’alerte. Il faut dire aussi que dans la plupart des cas, ces signaux d’alerte, lorsqu’elles étaient elles-mêmes enfants, personne ne les a relevé, quand elles -ou leur mère- subissait les violences. Alors, elles ont appris à se dire que c’était de leur faute si papa ou si le conjoint est comme ça. Et donc elles finissent par le croire, que c’est une chance d’avoir un conjoint qui veut bien d’elles, et d’un enfant avec elles. Et une fois que l’enfant est là, la situation ne fait qu’empirer et l’emprise se renforce.

Du coup, lorsqu’elles réussissent à partir, ce qui est bien sûr rendu extraordinairement difficile dans le climat de violence, la situation de dépendance, la peur ET le fait d’avoir un enfant en commun et des obligations légales, c’est très souvent motivé par quelque chose qui ne les concerne pas directement. En effet, il est rare qu’une femme victime qui n’a pas encore rencontré une association ou d’autres personnes qui lui ont expliqué qu’elle n’était pas en cause, se considère comme suffisamment importante ou digne d’intérêt pour tout simplement se protéger elle-même. Alors, très souvent, pour qu’une femme parte, il faut que ce soit parce qu’elle veut protéger ses enfants de la violence qu’elle subit ou qu’elle sait qu’ils subissent ou risquent de subir.

LA SEPARATION, MOMENT DE TOUS LES DANGERS POUR LES FEMMES et DU RETOURNEMENT

Et c’est là que le piège du patriarcat, renouvelé par le masculinisme qui se réclame de la justice, se referme, dans son extraordinaire force de retournement de la culpabilité.

1/ Il faut savoir que ce moment est pour elle celui du risque maximum : quand une femme est assassinée, on dit souvent par son conjoint ou ex-conjoint, « à l’occasion d’une dispute ». Parce qu’en général, l’homme violent qui maîtrise parfaitement la situation, ne passe à l’acte assassin que lorsque sa victime lui échappe, c’est à dire évoque ou met en pratique la séparation. La voici donc, si l’on reprend le cas cité ci-dessus, en face de ce dilemme : fuir pour protéger ses enfants correspond au moment où elle est le plus en danger elle même.

2/ Si l’homme est plus pervers manipulateur que physiquement violent, tout ce qui fait que la femme et mère a été victime devient utilisé par lui pour affirmer qu’il est lui-même la victime.

-Elle va mal parce qu’il la violente depuis trop longtemps ? « elle est malade », on ne peut lui confier des enfants.

-Elle n’a plus de travail parce qu’il n’a pas voulu qu’elle en ait un ? « elle n’est pas en mesure de subvenir aux besoins de ses enfants ». Lui, c’est sûr, n’a pas renoncé à son travail.

-Elle n’a pas de logement suffisamment grand pour les recevoir ? Forcément, vu qu’il l’a empêchée de travailler, qu’il a mis l’appartement à son seul nom puisqu’il avait de l’argent et pas elle. Forcément, puisque comme il ne veut pas lui donner une pension suffisante ou une prestation compensatoire suffisante, elle doit reprendre immédiatement un boulot, mais elle gagne le smic, et encore souvent à temps partiel (les femmes qui ont cessé de travailler longtemps ont comme merveilleux débouché les SAP, où le salaire moyen est de 640 euros par mois). Et non seulement elle a moins de temps qu’avant pour subvenir à leurs besoins, mais en plus elle n’a pas d’argent et il a l’arme du non paiement de la pension alimentaire, qu’il a négocié dans un climat de terreur, et qui donc est le plus souvent ridicule. Elle avait gardé son travail ? Mais avait sûrement pris un temps partiel pour pouvoir s’occuper de l’enfant le mercredi, donc elle ne gagne pas suffisamment, etc.

-Elle n’a pas le permis  ? Forcément, il l’a séduite elle était très jeune, et il lui a bien fait comprendre que vraiment, il valait mieux que cela soit lui qui conduise, parce que nulle et inconsciente comme elle était, c’était trop dangereux.

-Elle ne peut les emmener en vacances ? mais lui, il a la voiture, et de l’argent pour leur faire visiter l’Amérique. C’est tout de suite plus valorisant, surtout aux yeux des petits garçons, éduqué à aimer les belles voitures etc…

-Elle le quitte parce qu’il y a eu violences envers les enfants ? Il affirme que c’est une manifestation du SAP, syndrome d’aliénation parentale par ailleurs internationalement reconnu par les scientifiques comme n’existant pas : elle a toujours été refusée par le DSM, répertoire international des maladies mentales…et le pseudo-scientifique qui l’a conçu, Richard Gardner, est un défenseur de la pédocriminalité. En outre, regardez les photos sur divers blogs, ce soi-disant syndrôme égalitaire n’est utilisé que par les hommes contre les femmes…comme par hasard, et n’est pas utilisé par des hommes respectueux des femmes, mais par des hommes qui les insultent en permanence, j’y reviendrai.

ALORS, C’EST QUOI, CETTE REVENDICATION DE « LA JUSTICE POUR LES PERES »

Pour le comprendre, il faut maintenant différencier plusieurs postures des hommes dans le patriarcat.

Il y en a quelques uns au moins, qui n’ont d’ailleurs pas besoin de se clamer féministes partout, qui n’ont pas forcément déconstruit le système, mais qui se comportent de façon à peu près égalitaire. Ceux-là, il n’y a aucun problèmes pour eux à ce qu’ils s’occupent de leurs enfants, et qu’ils obtiennent la garde alternée. (et même si elle est féministe assez radicale 😉 ) Dans ce cas-là, les deux parents ont en tête l’intérêt de l’enfant, et ne lui feront jamais porter le poids de leurs changements de vie.

Il y en a d’autres, et probablement une majorité, qui profitent de leurs privilèges patriarcaux -y compris pour certains celui d’être impunis des violences qu’ils imposent aux femmes qui vivent avec eux, mais perpétuent le système sans y avoir vraiment réfléchi. Ceux-là, on peut espérer qu’ils sont assez paresseux et pas assez pervers pour avoir surtout envie d’être tranquilles, de payer le moins possible et de ne pas s’embarrasser d’avoir à s’occuper de leur enfant trop souvent. Ceux-là, s’ils voient leur enfant une fois tous les 15 jours, ils sont contents et les enfants évitent la plupart du temps le climat de violence. Et ont un père, qui a une place dans leur vie. Ceux-là, leur pouvoir de nuisance est plus individuel que politique.

Mais il y a aussi ces « nouveaux hommes », qui ne sont pas des nouveaux pères, qui se disent pour l’égalité entre les hommes et les femmes, parce qu’ils affirment que ce sont eux qui sont lésés par les femmes qui, en raison de la « victoire du féminisme », auraient tous les droits (bon, ici je mets les chiffres du MDDF) . Voire que ce sont eux, les vrais féministes. Et qui utilisent la lutte pour l’égalité avec les armes du dominant, sa capacité à mobiliser les médias, à faire croire qu’ils ont du courage (mais qu’est-ce que le courage d’un homme qui monte en haut d’une grue pendant 3 jours au regard d’une femme qui se bat au quotidien pour épargner à ses enfants la violence ?), pour tenter d’influer sur les lois réglementant la garde des enfants, en jouant sur la fibre victimaire : de nombreuses femmes ne trouvent-elles pas formidables ces hommes qui veulent s’occuper de leurs enfants ?

Ce sont ces hommes qui font parfois du chantage au suicide, et plus souvent qu’à leur tour disent que « vraiment, c’est dur d’être un homme aujourd’hui », bien aidés en cela par les tropismes des médias. Ce sont ces hommes qui affirment sans plus d’argument, regardez comme elles sont méchantes, je suis obligé de monter sur une grue ! Mais qui bien sûr, attendent juste qu’on les supplie d’accepter de redescendre et d’en être félicités. Une femme victime, qui tente de survivre, de se protéger des violences, vous croyez qu’elle a le temps et les moyens de se permettre ce genre de facétie ?

Ce sont ces hommes qui tiennent absolument à attirer l’attention sur eux, à tout moment, et n’hésitent pas à s’exposer aux caméras et à exposer leurs enfants !

Mais je finirai par une note optimiste. C’est aujourd’hui le printemps. Pas demain.

Ils détestent tellement l’idée que les femmes puissent avoir les droits normaux, ils se fichent tellement de ce pour quoi ils disent se battre -la justice, qui devrait être la possibilité pour leurs enfants d’avoir une vie équilibrée, qu’ils ne se rendent même pas compte qu’ils vont trop loin. (à noter que quand des mères risquent leur vie en s’enfuyant pour protéger leurs enfants, moment qui les met le plus en danger, puisque les assassinats interviennent en général à ce moment là, eux montent sur des grues et instrumentalisent leurs enfants…).

Enfin, ils sont tellement le contraire de partisans de l’égalité, qu’ils ne cherchent même pas à dissimuler leur haine des femmes.  Car aujourd’hui, il y a un facteur qu’ils n’avaient pas prévu : au gouvernement, il y a aussi des femmes.  Et comme ils sont misogynes, ils ne peuvent s’empêcher de s’en prendre à elles, tout en exigeant d’elles qu’elles les écoutent. Et c’est là qu’ils se révèlent au plus grand nombre. Quand ils insultent publiquement les femmes à toutes occasions, ils montrent bien la vérité : ce n’est pas leur-s femme-s le problème, c’est leur haine des femmes. Aveugle et sans limites. Les affiches ci-dessous sont assez claires…

PP2 PPères1

S.G

(1)(celui qui dans le cycle de la violence, est dans la séduction. Vous savez, jusqu’au mot « fin » du conte, qui signifie en effet la fin du moment charmant du couple, et le début des violences)

(2)En observant attentivement les chiffres il s’avère que les parents s’entendent entre eux sur la garde des enfants à 82% des cas et que la garde est attribuée d’un commun accord à la mère  la  plupart du temps source CFCV
Sources :
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/droits-des-peres-serge-charnay-me-donne-la-nausee_1222036.html

Etudes Insee sur le partage des temps domestique

Enquête ENVEFF

Collectif féministe contre le viol

Pauvreté des « familles monoparentales » (femmes)

Qu’est-ce que les violences conjugales ? Solidarité femmes

Frapper n’est pas aimer par Natacha Henry

http://www.soslesmamans.com/topic1/index.html

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3 réflexions sur « « La justice pour les pères », contre les femmes et les enfants ? »

  1. Aujourd’hui 21 mars, je penserai à tous ces enfants obligés par la justice à subir les violences de leur parent violent:
    les insultes, les rabaissements, le dénigrement, l’insuffisance de nourriture, la non-attention, le harcèlement, les coups (ceux qui ne laissent pas de traces), la réduction à l’état d’objet (de vengeance), etc…
    à ces petites filles non respectées parce qu’elles sont filles comme leur mère…
    à ces petits garçons entrainés vers le non-respect des femmes parce qu’ils sont garçons comme leur père…
    à tous ces enfants qui sont aux prises avec l’angoisse une semaine avant les vacances, qui pleurent dans leur nuit noire…
    à tous ces enfants qui n’ont aucun choix, qui subissent…
    Il n’y a pas pire que la solitude intérieure d’un enfant…
    Voilà, je penserai à tous ces enfants aujourd’hui.

  2. Très bon article mais deux petits bémols… Les femmes qui subissent les violences ne croient nécessairement au prince charmant. Je n’y ai jamais cru et justement pour cela, je me suis battue pour être respectée. Et c’est parce que je me suis battue que j’ai eu l’air d’une folle et mon ex, pervers narcissique, d’une victime. Regardez cette femme forte, qui ne se laisse pas faire et qui prétend avoir subi des violences: c’est pas crédible! Elle a porté plainte, mais qu’elle aille voir à quoi ressemble une femme battue, elle n’a pas de marques, c’est pas crédible. Bon, celles qui ont des marques, bien fait pour elles, on leur a dit de ne pas laisser la violence et celles qui portent plainte avant d’avoir des marques, on ne les croit pas!
    Enfin, si elles n’ont pas un logement adapté c’est aussi parce que les bailleurs ne veulent pas prendre en compte les pensions alimentaires donc une femme avec 3 enfants, en région parisienne ne peut avoir qu’un deux pièces.
    C’est la société entière qui est perverse!

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