Soutenons le droit à l’avortement ! Rendez-vous le 1er février

abortoLes députéEs de l’Assemblée nationale sont en train d’examiner le projet de loi du gouvernement sur l’égalité femmes-hommes.
Pour avoir une vision féministe critique de ce projet (elles l’ont examiné de plus près que moi), voici le communiqué de presse du Cndf (Collectif national droit des femmes) : Une égalité femme-homme encore inachevée.

Il précise les mesures prises et leurs limites. Les deux points phares dont il a été beaucoup question ces temps-ci concernent d’abord le congé parental, censé être incitatif pour les pères, avec pour objectif de passer de 18.000 pères qui le prennent aujourd’hui (pour 520.000 mères) à 100.000 en 2017. Il est de fait un peu réduit : à 6 mois pour un premier enfant, sauf si le deuxième parent le prend, auquel cas il passe à 1 an. Et à 2 ans et demie à partir du deuxième enfant, et 6 mois de plus si le deuxième parent le prend. Reste à savoir si la faiblesse de la compensation financière ne fera pas encore et toujours pencher la balance pour choisir de perdre 6 mois de congé plutôt que de perdre trop d’argent, en sachant que dans 80% des cas c’est le père qui gagne plus que la mère (voir le très bon article des « Nouvelles news »).

L’autre mesure qui a fait parler d’elle, c’est la question du renforcement du droit à l’IVG. Dans un contexte européen de recul, avec la loi espagnole contre laquelle les femmes sont en train de lutter (voir plus bas), l’amendement qui supprime la notion de « détresse » dans le droit à l’avortement est bienvenu. En effet, on remplace par une notion neutre : le texte prévoit qu’une femme puisse demander une IVG si elle « ne veut pas poursuivre une grossesse » et non plus parce que « son état (la) place dans une situation de détresse », ce qui était le cas dans la loi Veil de 1975.

Par ailleurs, l’amendement déposé par des députés de droite demandant le déremboursement de l’IVG a été massivement rejeté.DSCF4044

Deux jours après la traditionnelle « marche pour la vie » , je rappelle que l’appellation est trompeuse. Il ne s’agit pas de leur part de défendre la vie mais le contrôle par les hommes de la reproduction, et une forme de haine de la liberté des femmes. Défendre la vie étant beaucoup plus important lorsqu’un enfant est né (lutter contre les violences qu’il subit, mettre en place une société qui lui offre la possibilité de grandir et devenir autonome de la meilleure des façons) et lorsqu’il devient ensuite une femme. J’en parlais ici en expliquant combien la notion de « pro-vie » est rhétoriquement perverse et trompeuse : Moi, je ne suis pas pro-vie.

Nous, qui défendons le droit à l’avortement libre et gratuit, sommes pro-choix.

C’est aussi une inspiration qui ne doit pas nous empêcher de voir les risques d’attaques contre le droit à l’avortement qui se multiplient à l’échelle européenne, d’où la nécessité de se mobiliser massivement le 1er février à Paris, en soutien aux Espagnoles qui organisent un grand rassemblement à Madrid.

Samedi 1er février, jour crucial pour venir dire que nous ne lâcherons rien de nos droits !

C’est le 1er février à 14h00 place Joffre : vous pouvez vous inscrire à l’événement Facebook ici : https://www.facebook.com/events/463766723728171/

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