« Les optimistes » nous donnent envie de vieillir !

092880.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLes optimistes, « Optimistene » en norvégien, je n’en suis pas encore revenue ! Même en ayant vu le film, un documentaire, j’ai encore du mal à y croire : que Goro, 98 ans, et Lillimor, 88 ans, jouent en vrai sur un terrain de volley-ball, des entraînements et des matches ! Quand je pense que j’ai arrêté le volley à 16 ans à cause d’une sciatique…

Mais ce n’est pas tout. Goro, quasi-centenaire, ne s’illustre pas que par ses performances modestes à ce sport. Elle donne envie d’avoir 98 ans. Etre comme elle, cela peut devenir un vrai objectif de vie. Exemple : nous sommes en Norvège, Goro vit seule dans sa maison, il y a de la neige gelée partout dehors, c’est le matin : elle sort, en robe de chambre et chaussons, chercher son courrier ! D’aucun diraient que c’est irresponsable; mais quand on la voit, on ne se dit pas cela, on l’admire. Autre exemple, qui concerne Lillimor celui-là : elle monte quelques marches devant une maison en bois, un cheval s’installe et l’attend, et la voilà partie faire de l’équitation.

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©Dimitri Koutsomytis

Gunhild Westhagen Magnor, la réalisatrice, a découvert les dames de l’équipe norvégienne de volley-ball, qui, poussées par la plus jeune d’entre elles, âgée de 66 ans, décident d’aller en Suède affronter une équipe de vieux hommes -plus entraînés et moins vieux qu’elles dans l’ensemble, parce que sa mère a commencé le volley à plus de 70 ans. Elle est tombée en admiration devant elles, et a choisi de les filmer dans leur vie quotidienne, et aussi dans leur collectif. Ainsi, Goro a encore quelque chose d’exceptionnel en plus : elle a un cancer, qu’elle a décidé de combattre, et dont elle ne veut pas qu’il soit la cause de sa mort -nécessairement- prochaine. Et ce cancer n’est pas plus au centre du film qu’il n’est au centre de la vie de Goro, ce qui permet que le bonheur de cette activité collective soit total, que la mort, qui nécessairement à leur âge, est souvent présente, ne soit pas omniprésente. Et de se réjouir de ce voyage qu’elles font ensemble jusqu’en Suède, de cette envie de progresser qu’elles se transmettent, de ce bonheur qu’elles prennent à l’instant, qui rendent leur bonne humeur contagieuse.

Je n’aime pas trop le terme, mais ici je vais l’utiliser, notamment parce qu’il s’agit de cinéma : les personnages non-fictifs des « Optimistes », film norvégo-suédois (il n’y a pas de hasard) sont de véritables héroïnes, de celles qui nous font dire : « c’est comme cela que j’ai envie d’être plus tard », et qui donnent envie de vieillir.

Merci à elles.
S.G

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