Couvre-feu et merle moqueur

❗❗ Sécurité sanitaire ou contrôle social ? Pourquoi le couvre-feu est une mesure bien plus déprimante que le confinement, et pratique pour nous contrôler. A dire d’elles… de nos libertés…

Dessin de Sanaga

Ça fait 5 mois -presque- qu’on n’a pas le droit de sortir le soir, qu’on est privé·es de la liberté d’aller et venir avec le couvre-feu qui est un symbole d’occupation en temps de guerre… sans aucune perspective que ça s’arrête…

On a rigolé…

On a rigolé, beaucoup, de Castex qui n’annonce rien que la stratégie du verre d’eau vendredi dernier. MAIS Castex n’a pas rien dit. Il a dit : « on va augmenter la répression des violations du couvre-feu ». et « pas besoin de confinement », deux affirmations lourdes de sens.

Pas besoin de confinement, comme si c’était un soulagement pour nos libertés et qu’on devait s’estimer heureux·ses de ne pas avoir le droit de sortir après 18h. Cela sera désormais notre objectif principal : éviter le confinement, donc on ne risque pas de contester le couvre-feu…

On a été énervé·es

La répression du couvre-feu est désormais mise en avant…On a été énervé·es, beaucoup, quand ils ont verbalisé les gens qui rentraient, en voiture, de week-end, créant des bouchons monstres qui créaient des violations du couvre-feu.
Le résultat, incontestable est le suivant : on est sous régime de couvre-feu depuis le 15 octobre sauf pendant le confinement, et on n’a aucune perspective que ça s’arrête.

Une course contre la montre

D’abord, c’était 21h. Puis, mi-décembre, 20h. Maintenant, c’est vraiment la conditionnelle : 18h. Je sais pas vous, mais moi, je suis dans une course contre la montre perpétuelle, alors que je suis chez moi la plupart du temps. Car je refuse catégoriquement de ne plus faire au moins 5 km de marche par jour (et 6,7 en moyenne), de ne plus faire de piano, de ne plus voir personne – même si on n’en est pas loin

Hier à 17h30, j’ai couru dehors pour pouvoir reprendre l’air une demie-heure. A 18h05, après avoir vu des dizaines de gens agglutinés à l’arrêt de bus, suite à un malaise voyageur dans le RER parce que c’est l’heure, j’ai croisé un merle qui chantait sa liberté…moqueur.

Retour au Moyen-Âge ?
L’énergie que ça nous prend, de « respecter le couvre-feu », d’avoir pu faire ses courses à des heures acceptables, (pour obtenir les bons points du premier ministre), c’est sûr qu’on ne la met pas dans la contestation. On s’habitue petit à petit à concentrer tous nos efforts de la journée sur le fait d’arriver à tout faire avant le couvre-feu.


Enfin, on n’a aucune raison sanitaire aujourd’hui d’espérer ne plus être sous couvre-feu dans les prochaines semaines. On n’a aucune visibilité. Macron qui disait vouloir « nous donner un cap » en octobre se satisfait de nous dire, à travers les marionnettes, pas grand chose toutes les semaines, sinon qu’on nous contrôle…
Et comme on sait compter, et que 1,5 M de premières doses par mois, à moins d’une formidable accélération, ça ne fait pas 46 millions de Français·es vacciné·es à septembre mais dans deux ans, on a de quoi flipper…

Le couvre-feu permanent, c’était au temps du moyen-âge… avant la révolution ?


Sur ce, je vous laisse avec le merle moqueur…

2 réflexions sur “Couvre-feu et merle moqueur

  1. Tout à fait d’accord Sandrine. L’air de rien, la privation de nos libertés les plus essentielles contre un « assentiment » qui nous est extorqué. En retour, on attendra longtemps les résultats de la « stratégie vaccinale ».

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