8 mars : photos de manif ensoleillée #stopaudeni

DSCF6205Une manif’ pour la journée internationale des droits des femmes sous un air printanier ça fait du bien. Alors nous n’étions pas des dizaines de milliers, mais tout de même, c’était une belle journée pour manifester, et nous étions plus nombreuses et nombreux que ceux de Belleville (« 8marspourtoutes », avec le STRASS).

Voici donc quelques photos, et deux liens qui viennent compléter mon article d’hier sur la campagne #stopaudeni de l’Association mémoire traumatique et victimologie :

-une pétition à Christiane Taubira ministre de la justice pour « FAIRE APPLIQUER LA LOI AFIN QUE LES VIOLS ET AGRESSIONS SEXUELLES SOIENT RECONNUS PAR LES TRIBUNAUX : ICI

-Un article qui met en avant le scandale du silence fait sur les violences et viols commis à l’encontre des enfants : ICI

-Des ressources pour mieux comprendre : ICI

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Paris, Notre-Dame et ses gargouilles

Je ne sais pas si c’est d’avoir écrit qu’il fallait bouger  si c’est le rayon de soleil sur Paris ou de vouloir conjurer l’avancée du temps et les légères torsions de chevilles sous la pluie, en tout cas, en ce 17 janvier, j’ai réalisé un exploit après lequel je courais depuis 4 ans à peu près…monter à nouveau en haut de Notre-Dame (j’avais dû le faire il y a  27 ans environ) pour chatouiller le menton des gargouilles et ressentir l’immensité parisienne. Auparavant, j’avais retrouvé les mouettes trouvillaises que j’avais filmé entre Noël et nouvel-an venues faire un plongeon dans les bassins des Tuileries.

Retrouver un regard presque touriste, ou disons vacancier sur Paris, c’est très agréable. Cela fait donc marcher, voir de belles choses, éviter le métro, et voilà un bon moyen de chasser toute velléité de morosité (la morosité des Français étant un chou gras dont se repaissent les médias)

Copalmes américains sous un rayon de soleil

Avant la pluie, le beau temps du matin. Impressions de novembre. (photos © Sandrine Goldschmidt)

Ballade au pays des fleurs d’or

Je m’écarte un peu à nouveau de mes sujets habituels pour une petite pause photographique…

Vous avez peut-être, comme moi, lu le Da Vinci Code. C’est lui qui m’a fait découvrir le nombre d’or, cette transcription mathématique humaine de l’harmonie et la perfection. Ce qui fascine avec ce nombre, plus que sa mathématique, c’est sa récurrence…dans la nature. Depuis que mon nouveau smartphone est particulièrement adapté aux photos de près, je me suis ainsi mise à photographier les fleurs. Et j’ai été sidérée par l’omniprésence d’une géométrie parfaite, qui se dessine dans toutes les fleurs à 5 pétales. Ainsi, on y retrouve les branches de l’étoile du Pentagone de toutes les façons : parfois dans les pétales, mais aussi dans les dessins à l’intérieur des pétales, dans les coeurs des fleurs, leur pistil, et jusqu’aux trous entre les pétales ou… à leur ombre. Or le nombre d’or se retrouve dans la géométrie du Pentagone. Et ces fleurs sont d’une beauté assez exceptionnelle.
Voici une galerie des « fleurs penta ». Demain, ou ces prochains jours, je poursuivrai avec la spirale, autre expression connue du nombre d’or, et qu’on retrouve magnifiquement dans les roses.

Photos ©SandrineGOLDSCHMIDT

La magie bleue du sud

Uzès
Uzès

Je n’ai jamais couru, l’hiver, à la recherche du soleil lointain. Mais voilà deux ans que j’ai la chance d’aller quelques jours, avant de recommencer l’année et ses combats, personnels et politiques (les deux étant souvent liés ;), au bleu du ciel du sud français, un bleu de cinéma, qu’on croirait presqu’irréel.

C’est miraculeux, parce que là où l’on ne peut normalement approcher (Eze), Aigue-Mortes, Pont du Gard, Uzès, Grau-du-roi est alors sous un ciel d’une pureté inouïe et on est quasi seul-e-s. Une occasion rêvée de visiter certains des plus beaux lieux de l’histoire de France, de la romanité ou autre. Et lorsqu’on contemple l’Histoire telle qu’elle nous est racontée, on s’amuse aussi, d’en découvrir la partialité. D’un coup, les femmes ont disparu. On ne les voit plus nulle part. Arènes de Nïmes, bâtisseurs de tours et de remparts, rois qui s’en vont défendre non pas des êtres humains mais des lieux-saints, on dirait que de 2.000 ans d’histoire les femmes furent absentes.

constanceAbsentes ? Presque, il y a cette tour « de Constance », bâtie du temps de Saint-Louis à Aigues-mortes, et où l’on enferma les femmes protestantes pendant les guerres de religion. Je ne jurerais pas qu’on ne le disait pas sur place (j’ai une grande paresse à lire les panneaux explicatifs plutot qu’à faire le tour des remparts au soleil), mais cela n’était guère affiché.

Absentes ? Pas tout à fait encore, puisque ce sont elles qu’on retrouve, partout, derrière les comptoirs, guichetières ou hôtesses d’accueil…pas dans l’Histoire, mais dans le service…

Absentes ? Alors oui, complètement, de l’histoire des braves nîmois, (sauf bien sûr pour nous distribuer billets et lunettes 3D), petit film de 22′ en 3D donc, qui retrace l’histoire des « héros » nîmois dans la maison carrée, magnifique édifice romain, qui sert de décor aux interrogations aux Dieux (des hommes) d’un prêtre (un homme) : qui fut le plus brave des Nîmois (des hommes) dans l’histoire ? Et là, on voit un aigle qui parcourt la nature, et on voit quelques combats, menés par des gladiateurs, soldats du roi, militants pour la liberté religieuse, toréadors…pas une femme dans tout cette horizon…

Maison carrée Nîmes
Maison carrée Nîmes

Mais surtout, « magie » de la 3D, on se paie une franche « rigolade » de n’apprendre de l’histoire de la ville que ces grands héros, quand tous (sauf le toreador), sont équipés d’une très grande arme, épée, lance, fleuret, qui nous arrive droit dedans…

Dès lors qu’en plus de ses lunettes 3D, on a chaussé ses lunettes féministes depuis pas mal de temps, on voit aors dans ce petit film de propagande locale, un joli concentré de tout ce qui fait une histoire purement masculiniste, dans une ville qui s’enorgueillit  toujours de ses corridas (mais où le Conseil municipal, semble quasi-paritaire…).

Bon, mais au fil de ces jours magiques du sud, au détour d’une boutique, j’ai aussi eu la chance de recevoir un petit livre, qui raconte l’histoire d’Hildegarde de Bingen, cette petite abbesse devenue grande écrivaine et compositrice, remarquée par le Pape, dont je vous reparlerai…en attendant, quelques photos de la magie bleue du sud…

S.G

rétro (6) 2012 : nos luttes en photos, et nous ne nous arrêterons pas là !

Une idée m’est passée par la tête, parcourir ma galerie photos de 2012. Et en faire « une année en images ». Au passage, je vous donne deux chiffres, livrés par wordpress : 264 articles cette année, pour 200.000 pages vues (126.000 en 2011).

Avant de vous proposer la galerie photos, quelques liens qui manquent dans les rétro 1, 2, 3, 4, 5, quelques sujets que je n’ai pas classés  mais qui ont marqué l’année, qui ont rapport au féminisme radical, à la pornification des femmes et au backlash : le débarquement des Femen en France, dont il a été question ici et ici. Ce texte sur 1Q84, qui s’en rapproche, ou encore nos pauvres hommes chosifiés. Ah oui, et aussi, on a  eu un ministère du droit des femmes et la parité au gouvernement.

Avant de vous laisser avec deux photos, les liens vers deux articles qui parlent de femmes qui ont fait l’histoire, et qui restent trop mal connues. L’une, parce que c’est « loin », l’Amérique du sud, et qu’elle est une femme, Juana Azurduy, l’autre qui vient de mourir cette année, Vitke Kempner, une héroïne.

Voici une galerie photos donc, en remontant le fil du temps, en commençant par le rassemblement d’hier pour toutes les femmes (et les enfants) encore victimes de violeurs et meurtriers qui agissent dans l’impunité à travers le monde.

Avec un message pour 2013, nous ne nous arrêterons pas là !

Rétro 2012 (1) : chansons et moments d’apaisement

Je sacrifie à la rétrospective de l’année. Parce que j’ai écrit « trop » d’articles, et pas pris le temps de les mettre dans le sommaire, alors je mettrai à la place les rétros dans le sommaire. Petits chiffres pour celles et ceux que cela intéresse : depuis fin 2009, j’ai écrit 630 billets, pour 384.000 pages vues…sûrement 200 cette année…

Il y aura donc plusieurs chapitres : Abolition 2012, Pas dejustice, pas de paix et impunité des violeurs, Femmes sans têtes, 10 ans de femmes en résistance avec des figures de femmes en résistance mal connues, Sexisme ordinaire, care et précarité économique des femmes, Manifestsations événements féministes, Cinéma et propagande de la haine envers les femmes, Féminisme radical, etc…

Pour commencer, je choisis la douceur et les respirations, dans la résistance toujours, avec musique, photos, poèmes…et la sororité

https://sandrine70.wordpress.com/2012/06/27/sororite-et-luttes-collectives/

D’abord les chanteuses qui nous bercent et nous donnent la force de leur douceur

Ici, un tour du monde de voix qui nous font vibrer de douceur et d’émotion :

https://sandrine70.wordpress.com/2012/07/11/combattantes-resistantes-chantantes-le-cri-des-opprimees/

Avec l’une d’elle, Violeta Parra, et son « merci à la vie » :

https://sandrine70.wordpress.com/2012/05/17/gracias-a-la-vida-y-a-violeta/

Une autre, disparue cette année, je l’avais découverte quelques semaines plus tôt, immense chanteuse, ouvertement lesbienne, Chavela Vargas,

avec la Llorona. On y entend aussi la version d’une autre chanteuse trop tôt disparue, Lhasa de Sella :

https://sandrine70.wordpress.com/2012/05/29/la-llorona/

Et puis, Alela Diane, découverte pendant une nuit de travail à la télé, et qui a accompagné tout mon second semestre de douceur :

avec d’abord cette chanson, https://sandrine70.wordpress.com/2012/05/21/oh-my-mamma-sing-sing-sing/, et puis d’autres. Aujourd’hui, j’ai envie de vous faire partager celle-ci, « Pirate’s Gospel »

Et puis, je remonte un peu le temps, pour ne pas oublier Cesaria, partie en décembre 2011 :

https://sandrine70.wordpress.com/2011/12/17/cesaria-evora-une-voix-de-lame-nest-plus/

Et puisque cette rétrospective dépasse les bornes du calendrier, je remets deux articles avec des indispensables :

https://sandrine70.wordpress.com/2011/12/04/papirosn-ou-le-tango-yiddish/

et : https://sandrine70.wordpress.com/2011/10/08/donna-donna-donne/

epilobesMusique des mots

Voila pour la musique. Autre musique, celle des mots, voici quelques articles que m’ont inspiré des moments plus intimes, des dates du calendrier ou des balades près de la nature :

Un poisson d’avril sans bicyclette :https://sandrine70.wordpress.com/2012/04/01/poisson-davril-sans-bicyclette/

Quelques escapades près de la nature :

https://sandrine70.wordpress.com/2012/04/02/poeme-de-liberte-en-fleurs/

https://sandrine70.wordpress.com/2012/04/22/aux-arbres-citoyennes/

Et quelques balades en photos :

En été, les cieux qui accueillent les nuages :

https://sandrine70.wordpress.com/2012/10/02/un-ete-dans-les-cieux/

Et nous emmènent au pays des sorcières  : https://sandrine70.wordpress.com/2012/07/21/coup-de-ballet-des-sorcieres/

Aussi dans les cîmes : https://sandrine70.wordpress.com/2012/08/04/chardons-et-epilobes-au-pays-des-sorcieres/

En automne, le marronier des feuilles qui tombent

https://sandrine70.wordpress.com/2012/10/22/arborautomne/

Et pour finir, la magie des étoiles :

https://sandrine70.wordpress.com/2012/12/20/fantasia-pour-elle/

Epilogue épilobe

Et pour finir, une autre chanson, d’une de mes chanteuses préférées, Mariee Sioux, je n’ai pas fait d’article sur elle, mais sa chanson « wild eyes » est sublime de douceur, tout comme celle ci, qui nous fait partir vers un nuage de Patagonie :

En voici les paroles (je ne les traduis pas, car c’est de la poésie, et ne voudrait pas la massacrer, pardon aux non-anglicistes)  :
So, so, so, so sweetly
You said out loud
We’re gonna break, we’re gonna break
With the break o’ day

And so sweetly
You stared down at me
Til I had to break, til I had to break
Those eyes away

So they would not pull at me
As I tried to make, as I tried to make
An early escape

And now the mouths of the mountains
Open with mine
I try to eat the sky
Of Patagonia

And here the hearts, they could break through stones
But here the cold, it cuts to bones
And here the hearts, they could break through stones
But here the cold, oh it cuts to bones
It can cut to bones

So, so, so, so neatly
You had told me
We’ll meet again, we’ll meet again
When the limbs are bare
And so neatly I held on tightly
A flashing feathered fingers through my hair
And now the secret’s back, only built like boulders
And they roll down the hills
Of Patagonia

And here the hearts, they could break through stones
But here the cold, it cuts to bones
And here the hearts, they could break through stones
But here the cold, oh it cuts to bones
It can cut to bones

And your, your, your hammers to my heart were pounding
Gonna have to take those hands
Away from your ears
Wild breaths were blown
With bolts of lightning
Oh let it strike to melt
Away this year

And so sweetly we’ll take off galloping
And then rise to the sky of Patagonia
And then rise to the sky of Patagonia
And then rise to the sky
Of Patagonia