Les femmes victimes, responsables ?

Jacqueline Sauvage est libre. Mais l’affaire n’en finit pas d’être commentée. Et son éventuel « statut de super-victime » de créer la polémique. En effet, une partie des féministes seraient trop complaisantes avec elle, et leur féminisme serait « victimaire ». Oubliant que dans notre société, la « puissance paternelle » est ancrée dans les fondations de la famille.

xlesangdesfemmesLe « dénouement » de l’affaire Jacqueline Sauvage a eu lieu quelques jours avant la fin de 2016 avec la grâce présidentielle du reliquat de sa peine accordée par le Président de la République. Au total, cette femme a passé 4 ans en prison pour le meurtre de son mari violent avec elle et ses enfants depuis 47 ans. Je ne sais pas si elle est “sympathique”, ou pas – comme j’ai pu lire ici ou là. Je ne la connais pas, je n’ai pas assisté au procès, j’en ai entendu parler par d’autres, mais ne l’ai pas rencontrée, évidemment, je n’ai pas non plus échangé avec ses avocates. Et surtout, il ne me semble pas qu’il s’agisse là d’un propos pertinent quand il s’agit de juger un acte -ôter la vie à quelqu’un- d’une telle gravité dans notre société. De très nombreux hommes violents sont d’ailleurs considérés comme tout à fait sympathiques par une grande partie de leur entourage. 

400.000 personnes ont signé une pétition demandant la grâce de Jacqueline Sauvage, que la justice avait condamnée, à 2 reprises, à 10 ans de prison pour meurtre, lui reconnaissant des circonstances atténuantes et admettant qu’elle avait été victime de violences.  Mais elle a considéré que le fait qu’elle l’avait tué de trois balles dans le dos, avec une arme de chasse dont elle savait se servir, constituait des circonstances qui ne permettaient pas de caractériser la légitime défense, que ses avocates avaient choisi de plaider.

Aux récits publics du second procès, étalant dans le détail l’atmosphère familiale de terreur qui a régné pendant 47 ans dans cette famille, terreur instaurée par le père, s’est ajouté le soutien accordé par les filles de Jacqueline Sauvage, elles-mêmes victimes de la violence du père, de très nombreuses Françaises et Français ont estimé qu’il n’était pas juste de la maintenir en prison. A 68 ans, enfermée dans des violences depuis l’âge de 17 ans, puis en prison, il semblait qu’elle avait « assez payé », fut-ce ses propres erreurs. Sous la pression populaire et face au refus réitéré de la justice de lui accorder une libération anticipée après la première grâce (je ne me prononcerai pas sur l’action du PR ni de la justice en l’affaire ce n’est pas mon propos du jour), François Hollande a donc fini par la faire remettre en liberté juste avant la nouvelle année. Le procédé est ce qu’il est – ce n’est pas un déni de justice- c’est une des prérogatives régaliennes du Président. Depuis la révolution et jusqu’à maintenant.

Alors, pourquoi ce billet ? Parce que je pensais qu’après cette affaire, on aurait avancé sur la prise de conscience des phénomènes issus de l’héritage ou de la perpétuation du système familial fondé sur la « puissance paternelle » du code napoléonien…et du système patriarcal. En effet, l’exposition médiatique avait permis de pointer  la difficulté de traiter des violences conjugales et de leurs conséquences par une société où les institutions et la justice n’ont pas dans leur ADN la compréhension des mécanismes de cette violence. Des institutions qui reconnaissaient que les violences du mari-père étaient de notoriété publique.
Eh bien non, car suite à la décision du Président et à la libération de Jacqueline Sauvage, des voix du côté de la mouvance féministe, se sont fait entendre pour contester le « féminisme victimaire » qui aurait présidé à la lutte collective pour sa libération (voir références en bas de page).

Un sentiment permanent de danger de mort imminente 


Ainsi, les féministes auraient pris fait et cause pour la victime sans tenir compte de sa responsabilité dans les violences qu’elle – et ses enfants- avaient subi. Et la légitime défense invoquée ne serait « en aucun cas constituée » puisqu’elle n’aurait pas été en danger de mort imminente au moment où elle a tiré 3 balles dans le dos. Sur ce dernier sujet, je laisse la parole à Catherine Le Magueresse, juriste et ancienne présidente de l’Avft, qui elle, a assisté au procès et réfléchit à ces questions depuis plusieurs dizaines d’années. Elle explique en quoi selon elle il y avait danger de mort imminente.
https://blogs.mediapart.fr/catherine-le-magueresse/blog/271215/de-la-legitime-defense-des-femmes-victimes-de-violences-conjugales

Je dirais juste que ce sont ces mécanismes qui font que dans plusieurs Etats des Etats-Unis, des groupes se battent depuis des décennies pour faire appliquer cette forme de légitime défense obtenue dans la loi, en créant des commissions qui permettent aux accusées du meurtre de leur mari de prouver le climat de terreur permanent qui faisait qu’elles finissent par considérer à chaque instant leur mort imminente.


Mais je voudrais surtout revenir sur les reproches fait à un « soutien aveugle » aux victimes sans tenir compte de leur responsabilité, parce que Jacqueline Sauvage aurait une responsabilité dans les violences subies. Quels arguments sont employés ? 

-Elle n’est pas partie et n’a pas essayé de partir (a priori, c’est faux)
-Elle n’a pas dénoncé les violences envers ses enfants auprès des institutions publiques supposées capables de  la protéger (c’est vrai et faux) et elle en est complice.
-Elle n’a pas couru dans une des dizaines de refuges pour femmes battues qui existent en France (c’est vrai et faux)
-Elle n’aurait pas du avoir plusieurs enfants avec cet homme violent (sur ce point je ne m’étendrai pas au-delà du rappel des dates de naissance des enfants et de remise ne contexte…)

1-Elle n’est pas partie et n’a pas essayé de partir : c’est faux. Une fois ses filles adultes, elle est à plusieurs reprises allée chez celles-ci, où le mari violent est venu la chercher en la menaçant ou en menaçant –arme à la main – de tirer sur sa fille. (climat de terreur permanent). Depuis des années, nous essayons de sensibiliser l’opinion à la question de l’emprise, qui empêche de partir. Mais il n’y a pas que l’emprise qui empêche de partir : il y a la peur des représailles, le fait de ne pas savoir où aller, le fait -ici- d’avoir une entreprise familiale qui fait qu’on ne se « sépare » pas comme cela de tout contact avec l’homme violent. Or, on sait que la seule façon d’échapper à l’emprise est de pouvoir couper tout contact. Gérer un divorce familial et professionnel ne facilite pas la chose.

La puissance paternelle, une réalité persistante dans les faits
2-Elle n’a pas dénoncé les violences qu’elle a subi et celles subies par ses enfants. Pour bien comprendre ce qui se passe ici, il faut évoquer la question de la puissance paternelle et l’histoire des droits des femmes. Car parfois, il semble que l’enthousiasme lié à l’émergence du mouvement féministe laisse penser qu’il suffit d’un coup de baguette magique – ou de quelques années de lutte dans les années 1970, pour que tout change, même les mentalités, même l’ordre social qui perdure depuis des siècles !

Ainsi, la puissance paternelle est cette autorité du père que prévoit le code civil dit Code Napoléon. Elle fait de la femme une mineure, sous l’autorité de son mari, et qui n’a pas l’autorité sur ses enfants. Ce n’est plus le cas aujourd’hui où l’autorité parentale est conjointe.  Mais depuis quand ? Depuis 1970 seulement ! Cela veut dire que de nombreuses femmes, dont ma mère pour son premier enfant, dont Jacqueline Sauvage, au moment où elles se sont mariées, au moment où elles ont eu leurs enfants, n’avaient pas l’autorité parentale ! Elles n’avaient pas le droit de prendre seules les décisions les concernant et concernant leurs enfants. Elles n’avaient donc guère de droits -et pas non plus les devoirs afférents- à l’égard des personnes que non seulement elles avaient portées en elles et mises au monde (ce qui, même avec les progrès médicaux, reste loin d’être anodin), mais qu’ensuite c’est elles qui quasi exclusivement les soignaient et aidaient dans leur parcours vers l’autonomie !

Et donc, Jacqueline Sauvage, mariée à 17 ans, ayant déjà eu l’exemple de la violence conjugale chez ses parents, a 4 enfants mais n’a pas l’autorité parentale avant  la troisième, en 1970. Mais aujourd’hui on voudrait faire fi des effets de cette puissance paternelle comme si elle n’avait jamais existé, comme si elle n’avait pas été élevée là-dedans, comme si du fait que la loi avait changé, du jour au lendemain, elle avait la solution miracle ?

L’auteure d’un des articles, Anne Zelensky, insiste sur le fait que « maintenant, il existe des dizaines de refuges pour femmes battues », maintenant, c’est-à-dire depuis qu’elle a créé le premier, en 1978 dit-elle. Bon, d’accord, il en existe quelques uns, mais existaient-ils pendant les 30 premières années du calvaire conjugal de Jacqueline Sauvage ? Et quand bien même il y en aurait eu 10, par quel moyen en aurait-elle eu connaissance ? Si elle était allée porter plainte au commissariat du coin ? Là où, d’ailleurs, sa fille, d’une autre génération donc, est allée, espérant être entendue et protégée, mais où on n’a pas trouvé de meilleure idée que de faire venir le père pour lui demander : c’est vrai monsieur, que vous violez votre fille ? Le maire, premier magistrat de la commune a reconnu à l’audience que “tout le monde savait”, y compris dans les institutions.

Jacqueline Sauvage n’a pas cru sa fille à ce moment là, lorsqu’elle a raconté ce qu’elle vivait. Néanmoins, elle aurait parlé avec elle au retour de la gendarmerie, lui demandant ce qui s’était passé. Celle-ci s’est rétractée pour protéger sa mère et parce qu’elle avait eu la preuve que dénoncer la mettait en danger. Savait-elle avant, du fait qu’elle vivait sous le même toit ? Elle a dit qu’elle ne pouvait croire qu’il serait violent “comme ça”. Du déni, il y en a sûrement, mais complicité ?

Une des filles témoigne que toutes les filles de la famille étaient victimes de viol sans savoir que les autres l’étaient. C’est en effet le parcours classique des femmes victimes de violence et de viol au sein du foyer. Une stratégie de l’agresseur qui est très bien décrite par les associations qui luttent depuis 40 ans : isoler la victime, l’empêcher de trouver de la solidarité, lui dire que c’est de sa faute et qu’elle ne doit surtout pas en parler… 

Protéger ses enfants

3-Mais pourquoi n’est-elle pas partie, au risque de sa vie, ne serait-ce que pour ses enfants ? Oui, certaines femmes le font, parfois, et de plus en plus, parce qu’elles pensent qu’elles veulent protéger leurs enfants, parce qu’elles pensent aussi qu’elles vont être aidées, parce qu’aujourd’hui, la parole sur le sujet est un peu plus libre.
Malheureusement, souvent, cela se termine mal pour elles : 120 à 140 femmes assassinées par an, des batailles pour l’autorité parentale et la justice qui souvent n’hésite pas à laisser la garde des enfants -même partielle, à des pères violents. Alors oui, aussi, tous les humains ne sont pas égaux devant les actes de survie. Tous les humains ne savent pas réagir « au mieux » face aux violences subies par leurs enfants et par eux-mêmes. Certains sont plus influencés par la puissance paternelle que d’autres. Certaines ont plus la capacité que d’autres de s’en sortir, peut-être.

Ce n’est pas une raison pour dire que celles qui ne le font pas sont responsables ou complices des violences. Pour ma part, je n’absous pas par principe (ni ne juge par principe) les mères qui « auraient su » pour le viol de leurs enfants par le père ou le beau-père. Mais le déni et l’emprise sont des mécanismes puissants qui font que je n’affirmerais pas non plus « par principe » qu’elles sont complices.

Lorsque tout sera mis en place dans la société (au-delà d’affiches souvent culpabilisantes :« osez parler ») ! pour que les femmes et les enfants qui souhaitent dénoncer les violences soient entendus, lorsque les témoignages arriveront par dizaines qu’elles ont été entendues par la police et par leur entourage, accueillies avec compréhension par le médecin, aidées dans leurs démarches auprès des services publics, dans leurs recherches de logements, qu’on aura suffisamment fait planer la menace de rétorsion judiciaire à l’homme violent pour que celui-ci n’ait pas un sentiment d’impunité ou de bon droit, lorsque la violence envers les femmes ne sera pas étalée partout dans les images de la culture pornographique qui nous envahissent, alors oui peut être, il sera temps de se poser cette question.

Pour l’instant, il faut encore travailler à changer le contexte social qui rend possible la perpétuation de l’emprise et réfléchir à la question de créer des circonstances atténuantes constitutives de légitime défense lorsqu’il y a emprise reconnue sur une victime de violences à répétition ; on peut faire confiance à la justice : si ces circonstances existaient, on serait à mon avis loin d’un « permis de tuer ».

Ce qui ne veut pas non plus dire encourager les femmes à se servir de leur reconnaissance en tant que victime pour « fuir leurs responsabilités », contrairement à ce qui est reproché, mais les aider à retrouver des ressources pour échapper à la violence et la dénoncer. L’accompagnement féministe des femmes victimes a au contraire pour but ce qu’on appelle « l’empouvoirement », c’est-à-dire faire que les femmes se sentent en capacité de reprendre une vie normale, où elles puissent être maîtresses de leur destin. Il est possible qu’il y ait parfois – à la marge- une tendance à l’héroïsation des victimes, jusqu’à leur interdire d’avoir du pouvoir sur elle même. Etre capable de se sentir responsable de ses actes, c’est un des sentiments les plus épanouissants qui soient. Mais pour pouvoir arriver à cela, il y a encore une fois quelques conditions indispensables : pouvoir avoir le sentiment que les violences subies ne sons ni normales ni justes, que la société reconnaisse, soigne et aide les victimes, que les agresseurs ne restent pas impunis, et encourage les hommes à ne pas tolérer les violences de leurs pairs.

Enfin, je voudrais ajouter ceci : même si certaines peuvent s’en sortir malgré la société telle qu’elle est, le fait que d’autres n’en aient pas à leur tour la capacité ne signifie pas pour autant qu’elles soient « un peu responsables ».  Les femmes qui s’en sont sorties peuvent constituer un exemple bénéfique pour les autres, à condition que cet exemple soit une aide bienveillante plutôt qu’une injonction culpabilisante.

Sandrine Goldschmidt

Merci à Catherine Le Magueresse pour les précisions qu’elle m’a permis d’apporter. 

Voici le lien vers un autre article qu’elle a écrit et est paru dans Libération : http://www.liberation.fr/debats/2016/02/09/catherine-le-magueresse-la-loi-a-ete-concue-pour-un-hypothetique-homme-raisonnable_1432176

Et un article paru hier en vue d’une proposition de loi sur le sujet : 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/11/creons-un-etat-de-legitime-defense-differee_4845003_3232.html

Et les articles qui ont provoqué ma réaction par ce billet :

https://christineld75.wordpress.com/2017/01/01/affaire-j-sauvage-du-grain-a-moudre/

http://www.causeur.fr/sauvage-hollande-feminisme-grace-victime-41959.html

 

 

Pour Jacqueline, victime de l’in-justice

xlesangdesfemmes.jpgJacqueline Sauvage a été condamnée en appel à 10 ans de prison pour avoir tué son mari, après 47 ans de coups, viols et viols par inceste sur ses enfants, qui ont d’ailleurs poussé son fils au suicide. Ses filles, ont remercié leur mère d’avoir -enfin- pu mettre hors d’état de nuire leur bourreau. Les jurés des assises eux, ont pour la seconde fois conclu qu’il n’y avait pas légitime défense (défense qui doit être « proportionnée »). Vraiment, il n’y avait pas légitime défense (cf tweet de C. de Haas) « c’est quoi une réponse proportionnée à 47 ans de violences » sur elle, ses enfants, et j’ajouterai 47 ans de mise en danger permanente de leur vie ? C’est donc qu’il y a un problème avec la loi, non ?

Un jugement pareil me laisse penser que c’est parce qu’elle est une héroïne qui a mis fin à la violence masculine que Jacqueline Sauvage a été condamnée. En effet, après le précédent Alexandra Lange, la justice patriarcale doit avoir la trouille : et si les femmes, quand elles se rebellent contre la violence qu’elles subissent, étaient ainsi acquittées, alors l’impunité pourrait disparaître ? Je n’encourage pas les femmes à tuer « à tours de bras » en disant cela, j’encourage la société à penser que ces femmes qui, au bout du bout,  tuent un bourreau qui détruit des vies, alors elles protègent leurs enfants, elles-mêmes et la société, qui n’est pas capable de les protéger, ont droit à de l’indulgence de la justice.

En ce sens, elles sont des héroïnes, comme les suffragistes (le terme suffragettes étant ironique, je ne l’emploie pas), comme le montre très bien le film qui vient de sortir sur le sujet et qui raconte enfin l’histoire de ces femmes qui se sont battues pour nous toutes, pour le droit de vote. Un droit de vote, le film le montre bien, qui n’est pas seulement « d’égalité », mais bien de justice : la « minorité » citoyenne des femmes, qui n’ont ni droit de vote ni autorité parentale sur leurs enfants, renforce la possibilité que toutes les violences s’exercent contre elles, en toute impunité. Et quand l’héroïne écrase le fer à repasser sur la main de son patron, qui l’a violée pendant des années, alors oui, on ne le plaint pas… On ne se réjouit pas de la souffrance de l’homme, on se réjouit du fait que ce qui fait « tenir » le patriarcat, l’idée que les femmes n’ont pas le droit de se défendre, ne tient plus. Non, on ne se laissera plus faire. Même si les réponses de la justice sont, elles, disproportionnées, comme le montre en permanence le film : emprisonnement pour avoir assisté à un rassemblement (…), gavage lorsqu’elles font une grève de la faim, etc.

Disproportionnées, c’est ce que sont aujourd’hui encore les réponses de la justice aux crimes commis par les hommes et les femmes; Disproportionnés pour les femmes comme Jacqueline Sauvage qui mettent fin à l’intolérable, qui reconnaissent leur responsabilité, disproportionnés pour les hommes qui ne reconnaissent pas la leur et sont condamnés à beaucoup moins. Cantat, alors qu’il n’avait aucune des raisons de Jacqueline Sauvage. Pistorius (bon, on espère que l’appel change la donne) en première instance, dans un verdict hallucinant. Les pères violeurs, qui souvent, alors que les faits sont reconnus, écopent de peines ridicules. Les viols qui sont correctionnalisés et font donc que les peines sont minimes…

Aux Etats-Unis, grâce au combat des femmes emprisonnées parfois à vie et de comités de soutien, la loi a fini par changer. Une femme qui était en prison depuis plus de 20 ans a fini par être libérée, grâce au soutien d’autres femmes, le combat que montrait le film « Sin by Silence » que nous avions diffusé au festival Femmes en résistance le montre bien. Il va nous falloir beaucoup de persévérance en France, et peut être un comité de soutien actif à Jacqueline Sauvage (s’il n’existe pas ?), pour faire changer la loi, et faire que des femmes qui se défendent après 47 ans de violence et plusieurs vies mises en danger ne se retrouvent pas à la merci de l’in-justice patriarcale

Pas de justice, pas de paix !

S.G