Sorore, poésie de ré-espoir

Nouvelle page sur A dire d’elles, que je suis très heureuse d’accueillir. Page d’un nouveau blog, blog collectif, féministe, radical, blog de poésie. :

http://sorore.wordpress.com
Parce que du dés-espoir peut naître le ré-espoir et celles qui l’alimentent le font vivre avec des mots qui traversent les univers patriarcaux, les transpercent, nous parlent directement à l’oreille, à l’âme à chacune de nos cellulles. Fait de haikus, de pastiches, d’entre-aides sorores, ce sont des trésors de sens, plus que de ré-enchantement, de ré-humanisation du monde.
Ce monde dont des siècles de femmes sans tête nous ont subtilisé la vie et le sens. Les femmes, dans la bienveillance et seulement en elles, peuvent le créer. Qu’elles soient du 19e (Melanie) ou du 20e (Alexandra K.), d’hier ou d’aujourd’hui, font couler la vie dans nos veines comme les larmes su nos joues.
De coeurs et âmes, de pastiches versions féministes de poèmes gollecks, d’images et photos, nous espérons que ce blog attirera les radicanges gardiennes de notre espoir.

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Poème de liberté en fleurs

entre fêlure et fleurs, il n'y a qu'une lettre qui varie

Aimez-vous le pouvoir ? Aimez-vous pouvoir ? Vous, femmes, élevées de siècle en siècle, en en étant privées, avez-vous le devoir de ne toujours pas le vouloir ?
Dans un débat récent, je m’étonnais qu’une sociologue semble avoir peur que les femmes aient du pouvoir, et je lui répondais que le pouvoir que nous souhaitions n’était rien d’autre que celui de pouvoir faire, certainement pas celui de dominer. Et qu’heureusement cette ambition là, nous pouvions aujourd’hui, au prix d’efforts et de résistances considérables certes, mais nous pouvions, parfois, l’avoir.

Ce que nous voulons, c’est le  pouvoir d’agir , le pouvoir de nous donner les moyens d’agir sur nous-mêmes ou sur les choses, pour approcher un tout petit peu plus près de notre utopie, choisir notre destin, et puis en changer, si on le souhaite.

Et tout d’un coup, est-ce l’effet du printemps ou des fleurs des arbres qui éclosent, est-ce le fruit de la parole qui se libère au fil d’une campagne sur twitter et des mots qui affleurent à la conscience de notre humanité, dans la confiance de notre réciproque bienveillance, il y a des jours où l’on n’a plus peur de pouvoir. Plus peur de pouvoir laisser derrière soi ce qui nous terrorise, nous violente et nous nie depuis des siècles. Pouvoir d’exister, par les mots, la création, l’action. Sans se préoccuper de toutes les forces d’inertie ou de réaction.
Et sentir en plus que cela peut, parfois, aussi, contribuer à ce que d’autres prennent le pouvoir sur elles-mêmes, et s’ouvrent un petit espace de liberté, c’est notre petite utopie qui prend forme.

Alors je dédie ces photos de liberté d’un lundi printanier à toutes celles qui n’ont pas peur de pouvoir, ou qui un jour n’auront plus peur, qui créeront leur vie, et un nouveau monde où nous aurons toutes notre place. Comme le dit une amie, plus poétèsse que moi : « pour nous, en nous, entre nous, vers d’autres, à la place de certaines qui n’ont plus de voix à force de crier et qui peuvent reprendre leur souffle désormais  … »

S.G Cliquez sur la première photo pour voir apparaître la galerie en grand