Paris contre Trump en vidéo

Voici comme promis un petit montage de quelques moments dynamiques de la marche d’hier, en particulier de quelques jeunes états-uniennes !

Here are as announced a little edit of dynamic images of Pariswomensmarch, especially a groupe of young US of A women

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Women against Trump

Wonderful weather and light in Paris for a great demonstration. To support the hundreds thousands of women who marched in The US of A.

Très beau temps et lumière à Paris ce samedi pour une belle manif’ de soutien aux dizaines, centaines de milliers de femmes ayant défilé contre le nouveau Président Donald Trump.

Galerie de photos  : vous pouvez cliquer sur chaque photo pour les voir en grand.

Sur le pont des arts, l’amour cadenassé

Petit article court sur un phénomène qui me fascine…en traversant les ponts…et pas qu’à Paris.IMG_3769

« Si par hasard, su’ l’pont des arts, tu crois le vent… »

IMG_3778L’amour n’a pas de frontières. Mais beaucoup de barrières. Ou plutôt, des cadenas. Faut-il que l’amour, pris dans le carcan néo-libéral et hétérosocial soit devenu à ce point dénué de sens qu’une des activités préférées des couples du monde entier en visite à Paris soit d’aller défigurer le Pont des arts d’un cadenas censé être la marque de leur « amour éternel » ? Voici qu’est cadenassée leur relation, des années même après être terminée ? A l’heure où l’amour dure…ce qu’il doit durer, où nos vies étant plus longues, il est plus fréquent que les couples se séparent, faut-il donc laisser une « trace » symbolisant un amour enchaîné ? Certes, « de tout temps », les amoureux ont gravé leur nom sur des arbres en les entourant d’un cœur. Ou sur les murs des monuments. Enfin, de tout temps, je ne sais pas. Déjà c’était donner l’impression qu’il fallait imprimer -graver dans le marbre- une relation pour qu’elle existe. Et puis, un « cadenas », franchement…
IMG_3758Plus facile peut être que d’essayer de la faire exister au quotidien, et de trouver des formes plus élaborées pour s’exprimer de l’amour ? qui s’écrit encore des lettres d’amour ? Aujourd’hui on préfère les SMS…et les cadenas.

Après tant d’années de libération sexuelle affichée, ne reste-t-il plus d’idéal de l’amour que le mariage, la pornographie et des objets qui nous enchaînent ? Ainsi, on cadenasse cette chose sur la grille d’un pont autrefois magnifique, et maintenant recouvert de pans de bois graffitiés pour empêcher que les grilles ne s’effondrent… Et en plus on abime Paris dont les clichés hollywoodiens ont fait la ville de l’amour.

Constat amer encore : au lieu de mettre en valeur un amour qui s’autorise à se terminer, lorsqu’il n’est plus vrai, parce qu’il respecte la liberté de chacunE des personnes qui le partagent, au lieu de mettre en avant que le plus important c’est de conserver dans la relation son intégrité et sa liberté, pour qu’elle soit vraiment désirante et réciproque, on s’attache les unEs aux autres aujourd’hui avec des objets qui nous contraignent. S’attacher, se contraindre, s’emprisonner dans des objets, cela fait penser à l’autre « must » de l’amour tel que d’autres images nous le montrent (cf 50 machins…).  Quel rapport avec la « libération sexuelle » pour laquelle certainEs se sont mobiliséEs ?

IMG_3771Au-delà de la volonté de s’affranchir de « l’ordre moral », et de la nécessité de libérer la sexualité des liens que l’hétérosexualité « obligatoire » entretient avec la reproduction, a-t-on jamais réfléchi à cette liberté sexuelle comme l’envie de créer des relations sexuelles épanouissantes et libératrices pour chacunE… à les libérer de la violence et de la contrainte (dans le mariage, la dépendance entre époux, la domination du désir de l’un sur la personne de l’autre). On aurait oublié de créer, d’imaginer, d’inventer comment l’amour, affranchi de la religion et de la grossesse, pouvait aussi revêtir quantité d’autres formes ? On aurait oublié que la libération pouvait permettre enfin à deux êtres de se rencontrer,  d’inventer ensemble plutôt que de se matérialiser dans des objets qui à nouveau les enchaînent dans une symbolique de contrainte,  comme les menottes ou des cadenas pour avoir l’illusion du plaisir ?

Heureusement, qu’il y a aussi -même si c’est plus rare, celles et ceux qui nous apprennent que le plaisir, c’est autre chose que ces images.

S.G

IVG : images de manif’

IMG_6478Jusqu’à 40.000 personnes ont défilé dans toute la France en soutien aux Espagnoles, entre 15 et 30.000 à Paris, c’est rare de voir autant de monde (et autant de monde qu’on ne connaît pas) dans une manif féministe à Paris, et il paraît qu’à Madrid et dans toute l’Espagne la mobilisation a été à la hauteur.

Partout donc, les femmes sont prêtes à retourner dans la rue s’il le faut pour défendre ce droit acquis mais qui -comme tout droit des femmes- disait Beauvoir, risque d’être remis en cause. Voici quelques photos de la manifestation, il faisait beau, c’était beau, Paris, alors j’en ai fait pas mal

 

Violette and co : 10 ans, ça se fête !

vandcoLa librairie Violette and Co a 10 ans ! Un vrai événement pour cette librairie féministe unique en son genre, qui dispose en plus d’ouvrages qu’on ne trouve souvent pas ailleurs, d’un espace d’exposition et de rencontres dont je vous ai souvent parlé ici, qui organise des ateliers d’écriture et se déplace sur les festivals.

C’est là que je les ai rencontrées, sur un festival, Femmes en résistance, la première année que j’y ai participé. C’était en 2005, donc il y a presque 10 ans !

J’étais moi même une débutante en militantisme féministe -même si la fibre était ancrée en moi depuis longtemps- et la table de livres à Femmes en résistance, c’était un peu la caverne d’Ali Baba…

Depuis, j’ai assisté à de multiples rencontres passionnantes, depuis la présentation des Textes premiers pour les 40 ans du mouvement en passant par Tristane Banon ou la présentation par Christine Delphy des Femmes de droite d’Andrea Dworkin, sans oublier la rencontre organisée par les amiEs du festival avec Muriel Salmona pour le « Livre noir des violences sexuelles ».

Les libraires fêtent donc leurs 10 ans avec un agenda de rencontres, et dès le 8 février un vernissage d’une expo « récapitulative » « 10 ans, 40 artistes », le 28 mars une rencontre « lire Violette Leduc aujourd’hui » et bien d’autres que vous retrouverez sur le nouveau blog.
A lire également, une interview des deux libraires ici.

On souhaite donc un excellent anniversaire et longue vie à la libraire !

S.G

Paris, Notre-Dame et ses gargouilles

Je ne sais pas si c’est d’avoir écrit qu’il fallait bouger  si c’est le rayon de soleil sur Paris ou de vouloir conjurer l’avancée du temps et les légères torsions de chevilles sous la pluie, en tout cas, en ce 17 janvier, j’ai réalisé un exploit après lequel je courais depuis 4 ans à peu près…monter à nouveau en haut de Notre-Dame (j’avais dû le faire il y a  27 ans environ) pour chatouiller le menton des gargouilles et ressentir l’immensité parisienne. Auparavant, j’avais retrouvé les mouettes trouvillaises que j’avais filmé entre Noël et nouvel-an venues faire un plongeon dans les bassins des Tuileries.

Retrouver un regard presque touriste, ou disons vacancier sur Paris, c’est très agréable. Cela fait donc marcher, voir de belles choses, éviter le métro, et voilà un bon moyen de chasser toute velléité de morosité (la morosité des Français étant un chou gras dont se repaissent les médias)

Revue du vendredi : images de V-day, et autres infos

Je vais faire texte court aujourd’hui, pour laisser place à une petite galerie de photos de la place Nikki de Saint-Phalle hier soir ou un millier de femmes ont dansé hier soir dans le cadre de One Billion Rising (voir billet précédent). Dans sous la lune et à la tombée du jour, ça donne une jolie ambiance photographique. Des danses de ce style ont eu lieu dans une cinquantaine de villes de France et dans 200 pays dans le monde entier. Pour voir tous les rassemblements, probablement le site d’OBR les reprendra.

Sinon, autre info, que je voulais traiter, cette affiche inouïe pour le handball féminin qu’on a vu circuler la semaine dernière : mais le blog d’une chienne de garde l’a fait et je vous recommande donc d’aller y voir : http://humourdedogue.blogspot.fr/2013/02/cest-une-affiche-pour-quoi-au-fait.html

Enfin, on aurait retrouvé la tête de « l’origine du monde ». C’est en effet la thèse de Paris-Match, par ailleurs très contestée. Courbet, en dessinant ce tableau, qui montre un sexe de femme, sur son corps mutilé par le cadre du tableau (jambes coupées et buste et tête absentes), aurait eu une tête au départ ! Ce serait extraordinaire ! La nécessité de couper la tête à une femme pour en faire une image, y aurait son origine ! Et ce dessin paru dans la presse dit finalement très bien les choses. Un homme, passant devant le tableau, avec une légende qui dit au dessus : « on a retrouvé la tête de l’origine du monde ». Et qui dit : « En même temps on s’en fout, de sa tête ». C’est exactement ça…